Black Lives Matter soutient les Palestiniens sur Twitter

Les Palestiniens agitent le drapeau national et scandent des slogans lors d'une manifestation contre l'occupation israélienne des territoires palestiniens et les frappes aériennes de la bande de Gaza, dans la ville occupée de Naplouse en Cisjordanie, le 19 mai 2021 (Photo, AFP)
Les Palestiniens agitent le drapeau national et scandent des slogans lors d'une manifestation contre l'occupation israélienne des territoires palestiniens et les frappes aériennes de la bande de Gaza, dans la ville occupée de Naplouse en Cisjordanie, le 19 mai 2021 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 20 mai 2021

Black Lives Matter soutient les Palestiniens sur Twitter

  • BLM a souligné que les Noirs et les Palestiniens mènent le même combat pour être libres et rendre justice à leurs causes
  • «Un mouvement de colonialisme de colons dirigé par des ashkénazes européens a envahi cette partie du monde et déplacé des populations autochtones»

ATLANTA: L'organisation Black Lives Matter (BLM) aux États-Unis a déclaré qu’elle soutient les Palestiniens dans leur conflit en cours avec Israël.

L’armée israélienne cible Gaza avec des frappes aériennes depuis deux dernières semaines, tandis que les militants du Hamas au pouvoir dans l’enclave palestinienne ripostent avec des attaques transfrontalières à la roquette.

L’organisation BLM a affiché sur Twitter mardi son soutien au peuple palestinien, et a affirmé être déterminée à plaider pour la «libération palestinienne». Le compte Twitter de BLM compte plus d'un million d'abonnés.

«Black Lives Matter est solidaire des Palestiniens. Nous sommes un mouvement déterminé à mettre fin au colonialisme sous toutes ses formes et nous continuerons de plaider pour la libération du peuple palestinien», a tweeté BLM.

Le tweet de BLM a beaucoup de poids au sein du système politique américain ainsi que d'autres cercles progressistes. L’organisation est reconnue pour son rôle dans la mobilisation de millions d'Afro-Américains et leurs partisans aux États-Unis pour lutter contre la brutalité policière et les violations de leurs droits civils.

Les autorités médicales palestiniennes rapportent que 223 personnes ont été tuées et plus de 1 600 blessées depuis le 10 mai, date du début des combats. Les routes, les bâtiments et d’autres infrastructures de Gaza ont été détruits, et la situation humanitaire déjà désastreuse s'est alourdie dans la bande côtière appauvrie.

Israël fait état de 12 morts, dont deux enfants, à la suite d'attaques à la roquette du Hamas.

Bruce Wilson, un leader du mouvement BLM en Caroline du Sud, a déclaré à Arab News que son organisation soutiendra toujours le peuple palestinien dans sa lutte pour la liberté et pour la résistance à l'occupation israélienne de sa terre.

Wilson, qui dirige la branche de Greenville, en Caroline du Sud, du BLM, a établi des similitudes entre la lutte des Afro-Américains aux États-Unis et celle des Palestiniens dans les territoires occupés.

«Quand je vois un homme noir tué par la police aux États Unis et un Palestinien tué par des bombes israéliennes, je dois avoir de l'empathie», a-t-il affirmé. «Je me battrais pour un enfant palestinien tout aussi fort que je me battrais pour un homme noir en Amérique».

Wilson a souligné que les Noirs et les Palestiniens mènent le même combat pour être libres et rendre justice à leurs causes. Lui et d'autres membres du BLM de Greenville ont participé avec des membres locaux de la communauté palestinienne et arabo-américaine à une manifestation contre le conflit israélo-palestinien.

Salim Muwakkil, est un résident de Chicago qui a participé au mouvement américain des droits civiques des années 1960 et 1970. Il a révélé à Arab News que même s'il existe des différences dans les nuances historiques et les spécificités des circonstances entre les Noirs aux États-Unis et les Palestiniens en Palestine et dans d'autres terres contestées, elles sont finalement très similaires.

«Un mouvement de colonialisme de colons dirigé par des ashkénazes européens a envahi cette partie du monde et déplacé des populations autochtones», explique Muwakkil, rédacteur en chef du magazine In These Times (En ces temps) et animateur d'une émission de radio.

«Ceci est très similaire au modèle du colonialisme Anglo-colonisateur qui a installé le soi-disant nouveau monde en amenant des Africains réduits en esclavage pour les réduire en un rang inférieur».

Muwakkil souligne que les Afro-Américains ont lié la lutte palestinienne à la leur depuis les premiers jours du mouvement de libération des Noirs, propulsé par le Parti des Panthères Noires et Malcolm X.

Muwakkil a aussi indiqué qu'il y avait une reconnaissance et un soutien très forts à la lutte du peuple palestinien parmi la communauté afro-américaine, même à l'époque.

«Les leaders de la lutte du peuple noir en Amérique étaient très sensibles et soutenaient la lutte du peuple palestinien», a-t-il ajouté. «Je ne suis donc pas surpris et je comprends pourquoi le mouvement BLM s'identifie aujourd'hui à la lutte des Palestiniens».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: l'armée israélienne dit avoir éliminé le général commandant la milice Bassidj

Short Url
  • "Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone
  • "Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution

JERUSALEM: L'armée israélienne a déclaré mardi matin avoir éliminé dans une frappe à Téhéran le général Gholamréza Soleimani, commandant du Bassidj, milice de volontaires islamistes chargés notamment du maintien de l'ordre en Iran.

Les médias israéliens affirment également qu'Ali Larijani, l'un des plus hauts dirigeants iraniens, a été la cible d'une tentative d'élimination dans une autre frappe au cours de la nuit.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone.

"Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, avait été tué dans "une frappe ciblée à Téhéran".

Selon Kan, la radio TV publique israélienne, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale, "a été la cible d'une tentative d'élimination". "Les résultats de la frappe sont encore en cours d'examen", a annoncé pour sa part la chaîne N12.

"Nous ciblons des éléments des Gardiens de la Révolution et de l'appareil répressif du régime", a déclaré l'armée, citant dans un communiqué son chef d'état-major.

"Des résultats préventifs significatifs ont été enregistrés cette nuit, susceptibles d'influencer l'issue des opérations et les objectifs de l'armée israélienne", a indiqué le lieutenant-général Eyal Zamir.

Depuis l'élimination du guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, au premier jour des frappes israélo-américaines en Iran le 28 février, M. Larijani est l'un des principaux visages du pouvoir iranien.

Avec les Gardiens de la Révolution, le Bassidj est depuis plusieurs jours la cible des frappes aériennes d'Israël. Cette milice recrute essentiellement dans la jeunesse, et agit comme une organisation idéologique insérée dans toutes les institutions et strates de la société.

Elle "fait partie de l'appareil armé du régime terroriste iranien" et a "mené les principales opérations de répression, recourant à une violence extrême, à des arrestations massives et à l'usage de la force contre des manifestants civils", a commenté l'armée israélienne.

"L'élimination de Soleimani s'ajoute à celle de dizaines de hauts commandants des forces armées du régime iranien qui ont été éliminés au cours de l'opération, et constitue un nouveau coup dur porté aux structures de commandement et de contrôle du régime en matière de sécurité", affirme l'armée.


Trump loin de susciter «l'enthousiasme» avec sa demande d'aide sur le détroit d'Ormuz

Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires. (AFP)
Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires. (AFP)
Short Url
  • "Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain
  • Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté

WASHINGTON: Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires.

"Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain, qui veut rétablir la circulation dans cette artère vitale pour le commerce de pétrole, désertée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté.

"Le degré d'enthousiasme est important pour moi", a-t-il dit.

"Nous n'avons besoin de personne", a assuré Donald Trump, avant d'ajouter, à propos des pays de l'Otan en particulier: "Ils devraient bondir pour nous aider, parce que nous les aidons depuis des années."

Il a même jugé que la plus grande rivale des Etats-Unis, la Chine, "devrait (le) remercier" d'avoir engagé ce conflit.

"Incroyable"

Mais personne ou presque ne "bondit", à l'exception de certains mystérieux pays dont Donald Trump assure qu'ils vont soutenir les Etats-Unis, mais en se refusant à les nommer.

Interrogé lundi sur un appel passé avec le président français Emmanuel Macron, le républicain a déclaré: "Sur une échelle de zéro à dix, je dirais qu'il mérite un huit". Avant d'ajouter: "Pas parfait, mais c'est la France."

Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont écarté lundi toute mission de l'Otan pour rétablir la circulation maritime. le Japon et l'Australie, alliés historiques des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans le détroit.

"C'est vraiment une demande incroyable", commente pour l'AFP Philip Gordon, ancien conseiller pour la sécurité nationale de la vice-présidente démocrate Kamala Harris, désormais expert pour la Brookings Institution.

Il juge que Donald Trump récolte en quelque sorte ce qu'il a semé, à force d'imposer des droits de douane, de critiquer l'Otan, de convoiter le Groenland ou de minimiser voire franchement nier les pertes subies par les alliés des Etats-Unis en Afghanistan par exemple.

"Imaginez que vous êtes un dirigeant européen qui doit justifier de risquer des vies humaines non seulement pour cette opération, mais pour un président qui n'a eu de cesse de vous insulter et de vous rabaisser depuis quinze mois. Cela va trop loin", juge-t-il.

"Les Etats-Unis lancent une guerre sans consulter leurs alliés et espèrent maintenant qu'ils viennent réparer les dégâts, cela ne va pas être bien reçu", abonde Erwan Lagadec, professeur à la George Washington University.

Au-delà de la dimension politique, il souligne que la demande d'aide de l'hôte de la Maison Blanche se heurte aussi à des limites pratiques.

Manque de capacités 

L'Otan "n'a pas tant de capacités navales que cela", explique ce spécialiste en relations internationales, pour qui la situation n'est pas "sans ironie", car les capacités en question "étaient jusqu'ici destinées à être déployées dans une volonté d'apaisement face à Trump au Groenland".

L'ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis Gérard Araud, commentateur prolifique des affaires internationales sur X, a réagi vivement aux demandes de la Maison Blanche.

"A ce niveau, le mot +culot+ est bien trop faible... Impudence, toupet, effronterie, outrecuidance. Ou alors les "Tontons flingueurs": les c... osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...", a-t-il écrit en référence à la célébrissime réplique inventée par Michel Audiard pour le film de Georges Lautner.

Certains pays alliés des Etats-Unis "pourraient changer de ton ou proposer quelque chose de mineur, par exemple plus de soutien logistique", mais sans modifier fondamentalement leur position, prévoit pour l'AFP Liana Fix, chercheuse au Council on Foreign Relations.

Donald Trump a fait lourdement pression sur les pays de l'Otan pour qu'ils augmentent leurs dépenses militaires.

Mais "de nombreux équipements militaires et missiles que (les Européens) avaient commandés auprès des Etats-Unis pour leur propre défense et celle de l'Ukraine sont maintenant utilisés en Iran", explique-t-elle.

La réserve européenne face aux demandes du président américain concernant le détroit d'Ormuz "n'est pas un retour de bâton" pour les attaques passées, elle repose "sur des contraintes et arbitrages très concrets", souligne-t-elle.

 

 


Washington offre une récompense de 10 millions de dollars pour des informations sur les dirigeants iraniens

Le programme « Rewards for Justice » du département d’État américain offre 10 millions de dollars pour toute information concernant des dirigeants iraniens clés. (Rewards for Justice)
Le programme « Rewards for Justice » du département d’État américain offre 10 millions de dollars pour toute information concernant des dirigeants iraniens clés. (Rewards for Justice)
Short Url
  • Les États-Unis offrent une récompense de 10 millions de dollars pour toute information sur plusieurs dirigeants iraniens, dont Mojtaba Khamenei et Ali Larijani
  • Washington affirme que ces responsables dirigent des éléments du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, accusé de planifier et de mener des actes terroristes à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé vendredi offrir une récompense de 10 millions de dollars en vue d'informations sur le sort des dirigeants iraniens, y compris le nouveau guide suprême, mais visant en particulier les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

L'appel vise aussi bien Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, que le chef de la sécurité Ali Larijani, selon un avis diffusé par le département d'Etat américain.

Le ministre iranien de l'Intérieur, Eskandar Momeni, et le ministre du Renseignement et de la Sécurité, Esmaïl Khatib, figurent également parmi les dix personnes inscrites sur la liste du département d'Etat.

"Ces personnes commandent et dirigent divers éléments du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, qui planifie, organise et mène des actes terroristes à travers le monde", a déclaré le département d'Etat.

Il exhorte les informateurs éventuels à envoyer des informations via Signal notamment: "Vos informations pourraient vous permettre de bénéficier d'une réinstallation et d'une récompense".

Le dirigeant iranien Ali Khamenei, qui dirigeait l'Iran depuis 1989, a été tué dans une frappe le 28 février au début de la guerre.

Il a été remplacé par son fils Mojtaba mais les spéculations sur son état de santé perdurent, après les annonces par la télévision d'Etat et certains responsables qu'il avait été blessé dans les frappes.

Il a fait diffuser un message jeudi sans contenu vidéo ni audio.

Les Etats-Unis et Israël ont indiqué avoir tué nombre de responsables des Gardiens de la Révolution depuis le début des opérations militaires le 28 février.