Au Liban, les Syriens qui votent pour leur présidentielle attaqués par des bandes organisées

Des incidents ont émaillé la matinée, notamment dans la plaine de la Bekaa (est), où des Libanais ont caillassé des bus transportant des Syriens. (AFP).
Des incidents ont émaillé la matinée, notamment dans la plaine de la Bekaa (est), où des Libanais ont caillassé des bus transportant des Syriens. (AFP).
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Publié le Jeudi 20 mai 2021

Au Liban, les Syriens qui votent pour leur présidentielle attaqués par des bandes organisées

  • Des milliers de Syriens se sont pressés jeudi devant leur ambassade au Liban pour élire leur président
  • Les ressortissants vivant à l'étranger sont appelés aux urnes avant leurs compatriotes au pays pour un scrutin qui devrait offrir un quatrième mandat à Bachar al-Assad

BAABDA, LIBAN: Des milliers de Syriens se sont pressés jeudi devant leur ambassade au Liban pour élire leur président, les ressortissants vivant à l'étranger étant appelés aux urnes avant leurs compatriotes au pays pour un scrutin qui devrait offrir un quatrième mandat à Bachar al-Assad.

L'élection se tiendra le 26 mai en Syrie dans les zones contrôlées par le régime mais a lieu jeudi dans plusieurs ambassades à travers le monde, notamment au Koweït, à Moscou et à Amman.

liban
Un électeur syrien résidant au Liban dépose son bulletin de vote à l'ambassade syrienne pour les prochaines élections présidentielles syriennes dans la capitale Beyrouth le 20 mai 2021. (ANWAR AMRO / AFP).

Dès cinq heures du matin, des Syriens venus de tout le Liban se sont retrouvés devant leur ambassade à Baabda, au sud de Beyrouth, encadrés par un dispositif de sécurité renforcé, a constaté un photographe de l'AFP.

Des incidents ont émaillé la matinée, notamment dans la plaine de la Bekaa (est), où des Libanais ont caillassé des bus transportant des Syriens. L'agence nationale d'information ANI a rapporté la mort d'une personne, victime d'une "crise cardiaque" à bord d'un des véhicules, sans que les circonstances du décès ne soient élucidées.

Au nord de Beyrouth, des jeunes, certains armés de bâtons, ont attaqué une voiture arborant des portraits du président Assad, brisant les vitres et frappant les passagers, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.

Autrefois sous tutelle syrienne, le Liban dit accueillir 1,5 millions de Syriens, dont près d'un million ont le statut de réfugiés auprès de l'ONU, vivant dans des conditions précaires et victimes de discriminations.

Près de l'ambassade, des électeurs brandissaient le drapeau officiel syrien, des portraits de Bachar al-Assad ou de son père Hafez, qui a dirigé la Syrie trois décennies durant avant lui.

"J'ai voté pour Bachar al-Assad, j'ai foi en son projet", a déclaré à l'AFP Mohamed al-Doumani, réfugié syrien originaire des environs de Damas. "J'ai totalement confiance en sa capacité à sortir la Syrie de la crise", a-t-il ajouté.

Deux concurrents considérés comme des faire-valoir font face à M. Assad, 55 ans. Au pouvoir depuis deux décennies, le chef de l'Etat avait remporté la présidentielle de 2014 avec plus de 88% des voix face à deux inconnus.

Les électeurs à l'étranger doivent avoir un passeport valide, frappé d'un tampon de sortie officiel du territoire syrien. De quoi exclure les millions de réfugiés ayant fui leur pays dans des conditions chaotiques.

La Turquie et l'Allemagne, qui accueillent une importante communauté de réfugiés mais restent hostiles à Damas, ont interdit l'organisation du scrutin sur leur territoire.

La présidentielle est la deuxième depuis le début en 2011 du conflit qui a fait plus de 388.000 morts.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.