Ceuta: le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita fustige Madrid

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita assiste à une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol à Rabat le 24 janvier 2020. (AFP)
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita assiste à une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol à Rabat le 24 janvier 2020. (AFP)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

Ceuta: le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita fustige Madrid

  • Le Maroc ne décolère pas suite à l’accueil par Madrid de Brahim Ghali, le chef du Polisario
  • Le ministre des Affaires étrangères marocain s’est exprimé sur la lutte contre la migration clandestine soulignant que ce qui s’est passé à Ceuta vient rappeler d’abord le coût que le royaume assume pour préserver le bon voisinage

CASABLANCA: Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita a indiqué jeudi à la Maghreb Agence Press (MAP), que l’Espagne tentait d’utiliser ce qui s’est passé à Ceuta ces derniers jours comme « le salut pour sortir du débat réel » sur la crise maroco-espagnole.

«Le Maroc continuera à demander des clarifications et continuera à considérer que c’est le fond de la crise», a-t-il insisté, notant que «la logique de l’humanitaire ne trompe plus personne».

En effet, le Maroc ne décolère pas suite à l’accueil par Madrid de Brahim Ghali, le chef du Polisario, qui est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viol et violations des droits de l’homme comme le rappelle M.Bourita dans sa déclaration.

En matière de lutte contre la migration illégale, "le Maroc n’a pas besoin d’être noté par l’Espagne et ses médias", a-t-il indiqué, rappelant, dans ce cadre, que "le Maroc a avorté 13 000 tentatives d’immigration irrégulière depuis 2017, démantelé 4 163 réseaux de trafics et enregistré 48 tentatives d’assaut sur Sebta".

"Il y a une réalité, il y a des chiffres qui méritent reconnaissance", a soutenu M. Bourita, soulignant que "ce qui s’est passé rappelle aussi "le coût financier que le Maroc assume pour ce bon voisinage, que certains ont malmené ces derniers jours".

"L’Europe ne nous donne même pas 20% du coût que le Maroc assume dans la lutte contre la migration clandestine", a-t-il dit, précisant que les événements de ces derniers jours ont montré que 99% de l’effort de lutte est fait par le Maroc contre "rien de l’autre côté", a affirmé M. Bourita, qui a rejeté les accusations de chantage de l’Espagne contre le Maroc "qui mobilise ses forces de sécurité et qui paie de son budget pour préserver son voisinage".

"Le Maroc n’est pas le gendarme, mais il est toujours un acteur responsable" en matière de lutte contre la migration clandestine, a-t-il enfin martelé, soulignant que le Maroc est également en droit d’exiger la même responsabilité, le même engagement et la même confiance de ses partenaires.

(Avec MAP)


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.