Snapchat atteint les 500 millions d'utilisateurs mensuels et s'offre de nouvelles lunettes

Cette photo d'archive montre le logo Snapchat affiché sur un téléphone mobile, le 1er mars 2017 à Glendale, en Californie. (Photo, AFP)
Cette photo d'archive montre le logo Snapchat affiché sur un téléphone mobile, le 1er mars 2017 à Glendale, en Californie. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

Snapchat atteint les 500 millions d'utilisateurs mensuels et s'offre de nouvelles lunettes

  • La plateforme très populaire chez les ados et jeunes adultes a vu le nombre d'utilisateurs quotidiens en Inde bondir de 100% sur un an lors des cinq derniers trimestres
  • Le réseau social a vanté les mérites jeudi de nouveaux produits et innovations utiles pour les créateurs de contenus et pour les annonceurs

SAN FRANCISCO: Lentement mais sûrement, le réseau social Snapchat continue sa croissance: il a annoncé jeudi avoir atteint les 500 millions d'utilisateurs mensuels, notamment grâce à une adoption massive de l'application en Inde pendant la pandémie, et dévoilé de nouvelles lunettes connectées.

La plateforme très populaire chez les ados et jeunes adultes a vu le nombre d'utilisateurs quotidiens en Inde bondir de 100% sur un an lors des cinq derniers trimestres, soit depuis le début de la crise sanitaire, a précisé Evan Spiegel, le patron du groupe américain, lors de sa conférence annuelle pour présenter ses nouveautés.

Environ 40% des usagers de Snapchat se trouvent désormais en-dehors de l'Amérique du Nord et de l'Europe, mais ces régions restent cruciales pour l'application.

«Aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Australie et aux Pays-Bas, Snapchat est devenu une partie indispensable de la vie des gens. L'application a été adoptée par 90% des 13-24 ans et 75% des 13-34 ans», a détaillé Evan Spiegel.

Snapchat n'avait pas donné de chiffres mensuels jusqu'à présent. Lors de ses derniers résultats financiers en avril, elle avait fait part de 280 millions d'utilisateurs quotidiens, en hausse de 22% sur un an.

 

Réalité acidulée

L'audience de l'entreprise entrée en Bourse en 2017 reste loin de celle du géant du secteur, Facebook : quelque 3,45 milliards de personnes se servent d'au moins une de ses quatre plateformes (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp) tous les mois.

Elle s'est aussi faite rattraper, et distancer, par la fulgurante TikTok et son fil de vidéos courtes et rythmées, qui revendique pas loin de 690 millions d'utilisateurs mensuels dans le monde.

Mais le réseau social qui a inventé les «stories» éphémères, ensuite copiées par plusieurs de ses concurrents, continue de tracer sa route en se concentrant principalement sur sa marque de fabrique, la réalité augmentée.

Evan Spiegel a dévoilé jeudi de nouvelles lunettes connectées, qui doivent permettre d'utiliser certains outils de l'application et de créer des univers et animations virtuelles, en les visionnant directement sur le monde réel, sans passer par le smartphone.

Elles sont réservées aux créateurs de contenus, contrairement à la gamme de lunettes «Spectacles», commercialisées auprès du grand public ces dernières années, sans grand succès.

Ses filtres et outils de réalité augmentée continuent eux de séduire de nombreuses sociétés, car ils permettent aux consommateurs d'«essayer» des vêtements, du maquillage ou des accessoires depuis leur salon, en simulation via leur smartphone.

Pourboires

Snapchat a indiqué compter plus de 500 partenaires sur sa plateforme de «découverte», un fil où les usagers peuvent trouver des contenus d'organisations de presse, de clubs sportifs, de marques ou de jeux vidéo, par exemple.

Le dernier en date est Bumble, une application de rencontres où les aspirants amoureux partageront désormais, s'ils le désirent, des «Snap», ces photos ou vidéos avec des effets spéciaux de l'application.

Le réseau social a vanté les mérites jeudi de nouveaux produits et innovations utiles pour les créateurs de contenus et pour les annonceurs. 

Les chaînes de distribution et restaurants vont ainsi pouvoir faire de la publicité directement dans l'outil de cartographie. Et les influenceurs pourront bientôt recevoir des pourboires de leurs fans, un système de monétisation de plus en plus prisé pour rémunérer les personnes qui ont fait de la création de contenus sur les plateformes leur profession.

«L'année dernière, nous avons augmenté nos paiements à nos créateurs et partenaires de plus de 100%», a affirmé Evan Spiegel.

Mais Snapchat peine à devenir rentable malgré sa forte croissance. Au premier trimestre cette année, le groupe a enregistré une perte nette de 286 millions de dollars, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 66% en un an, à 770 millions de dollars.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.