Le propriétaire de l'immeuble abritant les locaux de médias à Gaza saisit la CPI

La fumée monte après qu'une frappe aérienne israélienne a largué une bombe à Gaza sur la tour Jala qui abritait des médias internationaux. Le propriétaire du bâtiment a porté plainte auprès de la Cour pénale internationale (Photo, AFP)
La fumée monte après qu'une frappe aérienne israélienne a largué une bombe à Gaza sur la tour Jala qui abritait des médias internationaux. Le propriétaire du bâtiment a porté plainte auprès de la Cour pénale internationale (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

Le propriétaire de l'immeuble abritant les locaux de médias à Gaza saisit la CPI

  • «Cet immeuble a été détruit sans aucun motif. C'est donc un crime de guerre», a déclaré Maître Gilles Devers
  • Jawad Mehdi, propriétaire de la tour Jala, a indiqué le 15 mai qu'un officier israélien du renseignement l'avait prévenu avant la frappe qu'il disposait d'une heure pour faire évacuer le bâtiment

LA HAYE: Les avocats mandatés par le propriétaire gazaoui de la tour abritant les locaux de médias détruite par l'armée israélienne, ont confirmé qu'ils déposeraient vendredi une plainte à la Cour Pénale Internationale (CPI).  

La plainte, dont une copie a été remise à l'AFP, déclare que la destruction le 15 mai du bâtiment où se trouvaient l'agence de presse Associated Press et la chaine télévisée Al Jazeera est un "crime de guerre".  

"Cet immeuble a été détruit sans aucun motif. C'est donc un crime de guerre", a déclaré Maître Gilles Devers, un des avocats du plaignant, depuis le siège de la CPI à la Haye, où se trouvaient une dizaine d'activistes défendant la cause palestinienne.  

L'armée israélienne avait affirmé que des équipements militaires du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave, se trouvaient dans la tour frappée par ses avions de combat. 

Mais l'avocat français a contredit ces affirmations. "Cette prétendue présence de la résistance armée ne repose sur rien. Nous dénions toute crédibilité à la parole des généraux et des responsables politiciens israéliens", a-t-il martelé. 

Toujours selon Me Devers, les attaques contre les médias sont devenues systématiques dans la bande de Gaza. La plainte rapporte la destruction d'une vingtaine de locaux de médias.   

Jawad Mehdi, propriétaire de la tour Jala, a indiqué le 15 mai qu'un officier israélien du renseignement l'avait prévenu avant la frappe qu'il disposait d'une heure pour faire évacuer le bâtiment. Il a demandé dix minutes supplémentaires pour que les journalistes puissent emporter leur équipement, mais a essuyé un refus. 

Pour Me Devers, le symbole de cette première plainte déposée à la CPI est fort, et montre aux Palestiniens que les crimes "commis à Gaza seront tous jugés à la Haye". 

La CPI n'a aucune obligation de donner suite aux plaintes déposées auprès de sa procureure, qui peut décider de façon indépendante quelle plainte elle veut faire suivre aux juges de la Cour.  

La procureure générale de la CPI Fatou Bensouda a ouvert début mars une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens, une initiative rejetée par Israël mais saluée par les Palestiniens. 

Contrairement à la Palestine, Etat non internationalement reconnu, Israël n'est pas membre de la CPI, et s'est opposé avec véhémence à toute enquête. 

Fatou Bensouda s'est le 12 mai dite inquiète de l'escalade des violences entre Israéliens et Palestiniens, notant la commission de possibles crimes de guerre. 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.