Le boeuf argentin, socle de culture aujourd'hui pomme de discorde

L'Argentine, reconnue mondialement comme pays producteur d'une excellente viande, est le quatrième exportateur mondial de ce produit de base, qui à l'instar du maïs ou du soja, a vu ses prix grimper sur les marchés internationaux. (Photo, AFP)
L'Argentine, reconnue mondialement comme pays producteur d'une excellente viande, est le quatrième exportateur mondial de ce produit de base, qui à l'instar du maïs ou du soja, a vu ses prix grimper sur les marchés internationaux. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 22 mai 2021

Le boeuf argentin, socle de culture aujourd'hui pomme de discorde

  • «Personne ne veut arrêter les asado. Cela fait partie de notre culture de manger de la viande, c'est pourquoi il y a tant de tension quand elle est très chère»
  • Le gouvernement cherche une formule pour faire baisser le prix sur les étals, alors que la pauvreté frappe 47% de la population.

BUENOS AIRES: L'odeur du feu de bois et de la viande grillée emplit chaque restaurant, jardin et terrasse en Argentine où le traditionnel "asado", lien culturel et identitaire, est aujourd'hui devenu source de polémique.

"En plus d'être un aliment, la viande est un élément de la culture argentine. C'est l'asado du dimanche, c'est se rassembler, c'est l'excuse pour se retrouver en famille le week-end", explique Emmanuel Lapetina, le président de l'usine de conditionnement de viande La Peña.

Mais ce moment de convivialité est menacé par un conflit sur les prix entre le gouvernement du président de centre-gauche Alberto Fernandez, qui a suspendu lundi les exportations de viande bovine pendant 30 jours, et les producteurs de bétail qui ont répliqué en suspendant jeudi les ventes de bovins pour neuf jours.

"Personne ne veut arrêter les asado. Cela fait partie de notre culture de manger de la viande, c'est pourquoi il y a tant de tension quand elle est très chère", explique M. Lapetina.

L'Argentine, reconnue mondialement comme pays producteur d'une excellente viande, est le quatrième exportateur mondial de ce produit de base, qui à l'instar du maïs ou du soja, a vu ses prix grimper sur les marchés internationaux.

Mais si le pays bénéficie de recettes en devises (3,368 milliards de dollars en 2020), le coût sur le marché intérieur a augmenté de 65% dans un contexte d'inflation accélérée.

Le gouvernement cherche une formule pour faire baisser le prix sur les étals, alors que la pauvreté frappe 47% de la population.

Mais les producteurs sont méfiants et rappellent qu'en 2006, lorsque Néstor Kirchner était au pouvoir et qu'Alberto Fernandez était son chef de cabinet, une restriction des exportations de viande initialement prévue pour six mois, a fini par durer dix ans.

Au cours de cette période, 12,5 millions de têtes de bétail et 19 000 emplois ont été perdus et n'ont pas encore été récupérés, selon la Chambre d'industrie et de commerce de la viande et des produits carnés.

«Meilleure génétique» 

Gustavo Caballero a 34 ans, dont sept comme agent d'accueil au restaurant Don Julio de Buenos Aires, reconnu en 2020 comme le meilleur d'Amérique latine selon le classement 50 Best Restaurants. Avant la pandémie, il s'y servait en moyenne 500 couverts par jour.

"Ce que j'aime, c'est voir un client repartir heureux", dit-il alors que les tables de la terrasse commencent à se remplir, le seul espace autorisé par les restrictions sanitaires avant le confinement de neuf jours édicté à partir de vendredi pour freiner la reprise galopante de l'épidémie.

Don Julio soigne les moindres détails pour garantir l'excellence de ses viandes. Un contremaître se rend très tôt au marché aux bestiaux où sont réservées les meilleurs bêtes.

Sa renommée est telle que la chancelière allemande Angela Merkel a, dit-on, insisté en 2018 pour y déguster une côte de boeuf lors du G20.

A San Antonio de Areco, dans la province de Buenos Aires, Martin Vivanco élève des taureaux destinés à la reproduction, suivant une tradition familiale.

"Je fournis des animaux reproducteurs de la race Aberdeen Angus", dit-il. "J'essaie que mes clients incorporent la meilleure génétique possible pour que la viande continue à avoir les qualités pour lesquelles elle est appréciée dans le monde entier: la texture de sa chair" persillée du gras qui donne toute sa saveur.

Dans l'immense pampa argentine, "les vaches sont toujours à l'extérieur, sous la pluie, sous le soleil. Cela leur confère ces caractéristiques importantes pour la race: la rusticité, cette capacité à s'adapter au climat", explique-t-il.

Dans le conflit actuel entre producteurs et gouvernement, Martin Vivanco estime que "le problème n'est pas de savoir si la viande est bon marché ou chère. Le problème est que la consommation des Argentins a chuté en raison de la misère des salaires et de l'inflation".

L'Argentine compte quelque 54 millions de têtes de bétail. En mars, selon les dernières statistiques disponibles du ministère de l'Agriculture, 1,1 million de têtes ont été abattues, pour une production de près de 261.000 tonnes, dont 73.400 tonnes ont été exportées, principalement vers la Chine.

Les Argentins sont les plus gros mangeurs de boeuf au monde avec 49,2 kilos en moyenne par an.


L’Arabie saoudite renforce sa présence dans les discussions mondiales sur la mode à Milan

Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
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  • La Commission saoudienne de la mode a participé comme partenaire principal du RLC Fashion Summit 2026 à Milan, soulignant le rôle croissant du Royaume dans l’industrie mondiale de la mode
  • Les discussions ont porté sur les principaux enjeux du secteur : intelligence artificielle, évolution des consommateurs, investissements, commerce multimarque et émergence de nouveaux marchés

DHAHRAN : Des dirigeants mondiaux de la mode et du luxe se sont réunis à Milan début juin à l’occasion du Retail Leaders Circle (RLC) Fashion Summit 2026, dans le cadre du rayonnement international croissant du RLC Global Forum, dont le rendez-vous phare annuel se tient en Arabie saoudite.

Organisé au Four Seasons Hotel Milano, le RLC Fashion Summit a abordé les défis actuels auxquels font face les secteurs de la mode et du luxe : fragmentation géopolitique, évolution des attentes des consommateurs, discipline en matière d’investissement, intelligence artificielle, avenir du commerce multimarque et influence croissante des nouveaux marchés.

L’initiative Fashion Futures de la Commission saoudienne de la mode a participé au sommet en tant que partenaire principal, illustrant le rôle grandissant du Royaume dans les discussions internationales portant sur la mode, le commerce de détail, l’investissement et le développement des secteurs innovants.

« Notre priorité est de mettre en place les conditions d’une croissance durable pour l’ensemble du secteur de la mode en Arabie saoudite », a déclaré Burak Cakmak, directeur général de la Commission saoudienne de la mode, dans un communiqué. « Alors que l’industrie poursuit sa transformation, nous travaillons à multiplier les opportunités pour les marques internationales, les fabricants, les investisseurs et les partenaires du secteur afin qu’ils puissent s’engager sur le marché saoudien et contribuer à son développement. »

La participation de la commission reflète également la dynamique plus large du secteur de la mode saoudien, alors que le Royaume poursuit ses investissements dans les secteurs innovants, le développement des talents, les infrastructures commerciales et les partenariats internationaux.

« Il est rare de voir un tel niveau de leadership réuni au même endroit pour une journée entière d’échanges authentiques et ouverts », a déclaré Panos Linardos, président du RLC Global Forum.

Outre son forum annuel dédié au commerce de détail à Riyad, le RLC Global Forum organise un calendrier d’événements de premier plan à travers le monde, notamment le CEO Summit à New York et le RLC Fashion Summit à Milan.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.