Sahara occidental: le chef du Polisario hors «de danger»

Le chef des indépendantistes du Front Polisario, Brahim Ghali, le 27 février 2021. (Photo, AFP)
Le chef des indépendantistes du Front Polisario, Brahim Ghali, le 27 février 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 mai 2021

Sahara occidental: le chef du Polisario hors «de danger»

  • Le Maroc a demandé une enquête « transparente » sur l'entrée «frauduleuse» du chef des indépendantistes du Front Polisario, Brahim Ghali en Espagne
  • Brahim Ghali, hospitalisé en Espagne après avoir contracté le coronavirus, est «en convalescence» et «loin de tout danger»

ALGER: Le chef des indépendantistes du Front Polisario, Brahim Ghali, hospitalisé en Espagne après avoir contracté le coronavirus, est « en convalescence » et « loin de tout danger », a indiqué dimanche un haut responsable sahraoui. 

« Les médecins confirment qu'il a dépassé l'état critique et qu'il est loin de tout danger », a déclaré ce haut responsable ayant requis l'anonymat, ajoutant qu'il « récupérait bien et que son état évoluait positivement ». 

L'hospitalisation en avril dans un établissement de Logroño (nord de l'Espagne) du président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée) a provoqué une crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne, suivie cette semaine par une crise migratoire avec un afflux inédit de milliers de migrants marocains dans l'enclave espagnole de Ceuta. 

Le Maroc, en conflit avec le Front Polisario dans l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental depuis des décennies, a demandé une enquête « transparente » sur l'entrée « frauduleuse » de M. Ghali en Espagne. 

Vendredi, des sources du ministère espagnol des Affaires étrangères ont indiqué à l'agence Europa Press que M. Ghali n'était pas arrivé en Espagne avec un faux passeport et affirmé qu'il s'était déplacé avec son passeport qui remplit « les exigences ordinaires ». 

Âgé de 75 ans, Brahim Ghali a été élu le 9 juillet 2016 à la tête de la RASD et du Polisario, qui lutte pour l'indépendance de ce vaste territoire désertique. 

Les indépendantistes sahraouis ont repris les armes en novembre dernier en riposte à une opération militaire marocaine dans une zone-tampon de l'extrême-sud du territoire. 

Le Sahara occidental est considéré comme un « territoire non autonome » par l'ONU en l'absence de règlement définitif de la question de son statut. 

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.