Rassemblement de soutien à la «révolution pacifique algérienne» devant le Parlement européen

Cette photo montre l'intérieur de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg, le 7 février 2019. (Photo / AFP)
Cette photo montre l'intérieur de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg, le 7 février 2019. (Photo / AFP)
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Publié le Lundi 24 mai 2021

Rassemblement de soutien à la «révolution pacifique algérienne» devant le Parlement européen

  • «Nous venons dire aux pays européens "arrêtez de légitimer ce régime qui ne respecte pas les droits de l'Homme, et aidez nous à construire une véritable démocratie"»
  • Dans la foule, outre une nuée de drapeaux algériens, des pancartes réclamaient «La souveraineté au peuple», «La liberté pour l'Algérie» et affichaient un large «NON à l'armée»

STRASBOURG : Plusieurs centaines de membres de la diaspora algérienne en Europe se sont rassemblées dimanche à Strasbourg à proximité des institutions européennes pour exprimer leur soutien au mouvement antirégime Hirak et dénoncer la duplicité des États européens «complices de la junte militaire».

Venus de Paris, Bordeaux ou Marseille, mais aussi de Belgique, d'Allemagne ou d'Italie, entre 500 (selon la police) et 1 000 manifestants (selon les organisateurs) se sont réunis devant les bâtiments de la Cour européenne des droits de l'Homme, avant de rejoindre les abords du Parlement européen.

Dans la foule, outre une nuée de drapeaux algériens, des pancartes réclamaient «La souveraineté au peuple», «La liberté pour l'Algérie» et affichaient un large «NON à l'armée». «Laissez-nous reconstruire l'Algérie», pouvait-on lire sur une banderole.

«Il y a une escalade de la répression en Algérie contre les manifestants pacifiques, avec des arrestations massives, de la torture, des viols. C'est une catastrophe, le peuple est assiégé et nous sommes ici pour le dénoncer», a déclaré Assia Guechoud, citoyenne franco-algérienne établie en Alsace, organisatrice du rassemblement.

«Nous venons dire aux pays européens "arrêtez de légitimer ce régime qui ne respecte pas les droits de l'Homme, et aidez nous à construire une véritable démocratie"», a-t-elle ajouté. «Quoi qu'il arrive, notre révolution ne s'arrêtera pas : cela fait deux ans et demi (que le mouvement du Hirak a commencé, ndlr), et nous continuerons».

«Il faut que les généraux au pouvoir disparaissent», a plaidé Fethi S., venu de Paris, qui refuse de donner son nom parce qu'il a «peur». «Moi j'ai 35 ans, j'ai vécu 20 ans en Algérie, j'ai perdu mon père au cours de la décennie noire (1992-2002, ndlr) je n'ai pas connu la liberté là-bas». 

«Le régime a anéanti tout espoir pour les jeunes en Algérie», a estimé Abder Y., infirmier de 62 ans installé en France. 

«Nos jeunes sont en train de quitter l'Algérie pour venir ici ou en Espagne, et ils meurent en mer. On ne veut pas de nouveaux "boat-people". Ils faut que les Européens, à minima, arrêtent de soutenir et d'armer ce régime, pour que nous puissions établir une véritable démocratie, et retourner en Algérie», a-t-il poursuivi.

Né en février 2019 du rejet massif d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné en avril de la même année, le Hirak réclame un changement radical du «système» politique en place depuis l'indépendance (1962).


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.