Liban: Macron redit à Joseph Aoun que la priorité est de former un gouvernement réformateur

Le président français Emmanuel Macron à Beyrouth, le 1er septembre 2020 (AFP)
Le président français Emmanuel Macron à Beyrouth, le 1er septembre 2020 (AFP)
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Publié le Mercredi 26 mai 2021

Liban: Macron redit à Joseph Aoun que la priorité est de former un gouvernement réformateur

  • Le président français a mis une forte pression en ce sens depuis cet été sur les dirigeants libanais, jusqu'ici en vain
  • «J'ai honte» pour les dirigeants libanais, avait alors déclaré le président français, en fustigeant la «trahison» de la classe politique libanaise

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a reçu mercredi le commandant en chef de l'armée libanaise Joseph Aoun, auquel il a répété que "la formation d’un gouvernement capable de mettre en oeuvre les réformes nécessaires au Liban reste la condition à la mobilisation d’une aide internationale à plus long-terme".

Le chef de l'Etat a reçu le général Aoun à l'occasion de sa visite en France, à l’invitation de son homologue français, le général François Lecointre. Il lui a aussi "confirmé la poursuite de l’appui de la France aux forces armées libanaises, véritable pilier de la stabilité du pays", a indiqué l'Elysée.

Le président français a mis une forte pression en ce sens depuis cet été sur les dirigeants libanais, jusqu'ici en vain.

En visite au Liban juste après l'explosion qui a détruit le port de Beyrouth, Emmanuel Macron avait réclamé aux dirigeants libanais la formation d'un gouvernement réformateur dans les 15 jours. Le 1er septembre, de retour dans la capitale libanaise, il avait annoncé avoir obtenu l'engagement des dirigeants à mettre en place ce gouvernement et ainsi débloquer l'aide internationale.

Mais fin septembre, le Premier ministre Moustapha Adib avait jeté l'éponge, sur fond d'insistance de deux partis chiites, Hezbollah et Amal, à obtenir le portefeuille des Finances.

"J'ai honte" pour les dirigeants libanais, avait alors déclaré le président français, en fustigeant la "trahison" de la classe politique libanaise. 

En janvier Saad Hariri, déjà trois fois Premier ministre, a échoué à se mettre d'accord avec Michel Aoun sur la formation d'un nouveau gouvernement.

Pour faire pression, une centaine de personnalités libanaises ont demandé en avril à Emmanuel Macron le gel des actifs douteux de leurs responsables politiques. 

Et fin avril, Paris a décidé de sanctionner les responsables impliqués dans la crise politique, en annonçant des restrictions d'accès au territoire français à des personnalités libanaises jugées responsables du blocage.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.