Le PAM renforce son aide au Liban alors que le pays s’enfonce dans la crise

Le PAM a déclaré qu’il triplait son aide au Liban, offrant une aide financière en cash pour environ 300 000 personnes. (Archive / AFP)
Le PAM a déclaré qu’il triplait son aide au Liban, offrant une aide financière en cash pour environ 300 000 personnes. (Archive / AFP)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

Le PAM renforce son aide au Liban alors que le pays s’enfonce dans la crise

  • La monnaie nationale libanaise a perdu près de 85% de sa valeur en dollars depuis la fin de 2019
  • «Il devient chaque jour plus difficile aux Libanais de se procurer ce dont ils ont besoin, cette aide arrive juste à temps», a déclaré le directeur de pays et représentant du PAM au Liban

BEYROUTH: Le Programme alimentaire mondial a annoncé mercredi qu’il triplait son aide au Liban, offrant une aide financière en cash pour environ 300 000 personnes dans un contexte de crise financière et économique hors du commun.

La monnaie nationale libanaise a perdu près de 85% de sa valeur en dollars depuis fin 2019, entraînant une incomparable inflation des produits de base dans un pays dépendant des importations. Les banques, craignant une ruée, ont limité l’accès des déposants à leurs comptes et interdit les transferts à l’étranger ce qui aggrave le sentiment de faillite dans ce petit pays de 6 millions d’habitants.

Avec un État au bord de la banqueroute, l’aide étrangère demeure une nécessité vitale face à l’ampleur de cette crise. Le Programme alimentaire mondial a déclaré qu’il soutenait 195 000 personnes supplémentaires, contre un peu plus de 100 000 au départ, sous forme d’aide financière afin de faire face à l’augmentation des prix des denrées alimentaires. L’agence des Nations unies accorde environ 200 000 livres libanaises l’équivalent de 15 dollars au marché noir par famille et par mois.

«Il devient chaque jour plus difficile aux Libanais de se procurer ce dont ils ont besoin, cette aide arrive juste à temps», a déclaré le directeur de pays et représentant du PAM au Liban, Abdallah Alwardat.

Ces derniers mois, nombre d’entreprises, en faillite, ont mis la clé sous la porte. Les pharmacies ont du mal à se procurer les médicaments importés, les stations-service ont connu des pénuries de carburant, et des bagarres ont également éclaté dans des supermarchés, alors que les acheteurs se démènent pour se procurer du lait en poudre, du riz et de l’huile subventionnés.

Le gouvernement œuvre quant à lui pour élaborer un programme de levée des subventions, les réserves de change étant faibles à la Banque centrale. L’impasse politique entre les partis rivaux a empêché la formation d’un gouvernement pour faire face à la crise.

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission du dernier en date, quelques jours après la gigantesque explosion au port de Beyrouth le 4 août dernier, qui a fait 211 morts, plus de 6 000 blessés et endommagé des quartiers entiers.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com