Facebook ne va plus bannir les théories sur un Covid fabriqué en laboratoire

Facebook explique continuer à "travailler avec les experts pour suivre l'évolution de la nature de la pandémie et nous mettons régulièrement à jour nos politiques à mesure que de nouveaux faits et tendances apparaissent".(AFP)
Facebook explique continuer à "travailler avec les experts pour suivre l'évolution de la nature de la pandémie et nous mettons régulièrement à jour nos politiques à mesure que de nouveaux faits et tendances apparaissent".(AFP)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

Facebook ne va plus bannir les théories sur un Covid fabriqué en laboratoire

  • Twitter n'a en revanche pas changé son règlement sur la désinformation autour de la Covid-19
  • Le réseau social, utilisé par quelque 3,45 milliards de personnes sur au moins une de ses quatre plateformes (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp) va à rebours de ses précédentes règles sur la désinformation au temps de la Covid-19

NEW-YORK : Facebook ne va plus interdire la publication de théories affirmant que le Covid-19 a été créé par l'homme, au moment où l'hypothèse d'un accident de laboratoire en Chine revient dans le débat américain.

"A la lumière des investigations en cours sur les origines de la Covid-19 et en consultation avec les experts de la santé, nous ne retirerons désormais plus de nos plateformes les allégations sur le fait que la Covid-19 a été créé par l'homme ou a été fabriqué", a indiqué mercredi le groupe californien sur son site internet.

Le réseau social, utilisé par quelque 3,45 milliards de personnes sur au moins une de ses quatre plateformes (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp) va à rebours de ses précédentes règles sur la désinformation au temps de la Covid-19, déjà actualisées en février dernier.

Elles prévoyaient jusqu'à présent d'interdire les théories suggérant que le virus avait une origine humaine, au même titre que les allégations sur la prétendue inefficacité des vaccins ou sur leur caractère soi-disant toxique et dangereux.

Facebook explique continuer à "travailler avec les experts pour suivre l'évolution de la nature de la pandémie et nous mettons régulièrement à jour nos politiques à mesure que de nouveaux faits et tendances apparaissent".

Twitter n'a en revanche pas changé son règlement sur la désinformation autour de la Covid-19.

"Nous continuons de prendre des mesures coercitives contre les contenus et les comptes présentant des affirmations manifestement fausses ou trompeuses sur la Covid-19 et qui peuvent conduire à un risque de préjudice", a indiqué un porte-parole de l'entreprise à l'AFP.

"Nous menons ce travail en étroite concertation avec les autorités sanitaires mondiales et continuerons de collaborer avec des experts en santé publique pour aider les gens à trouver des informations sérieuses et fiables sur la Covid-19", a-t-il ajouté.

YouTube n'avait pas réagi dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP.

Les pro-Trump exultent 

La volte-face de Facebook a suscité de nombreuses réactions de voix conservatrices et de partisans de l'ancien président américain Donald Trump, qui accusent le géant des réseaux sociaux de les avoir muselés lorsqu'ils avaient imputé une origine humaine à la Covid au début de la pandémie.

"Ouah! Mais ils ont supprimé cette histoire pendant un an en diffamant Trump et les républicains au motif d'une +théorie du complot+, en mettant sur liste noire la presse conservatrice et en nous bannissant", a notamment tweeté la blogueuse Kelly Sadler, ancienne conseillère de Donald Trump.

Facebook a développé un programme de vérification des faits par des médias tiers, auquel participe l'AFP, pour lutter contre la désinformation.  

En septembre dernier, un article du site Politifact mentionnait que les autorités sanitaires mondiales ont "dit à de multiples reprises que le coronavirus n'était pas issu d'un laboratoire". Mais Politifact a reconnu début mai que cette affirmation faisait l'objet d'un débat.

La théorie d'un accident de laboratoire à Wuhan, en Chine, est revenue sur le devant de la scène ces dernières semaines aux Etats-Unis après avoir été longtemps écartée par la plupart des experts.

Et les appels en faveur d'enquêtes plus approfondies se multiplient au sein de la communauté scientifique. 

Le président américain Joe Biden a appelé mercredi ses services de renseignement à "redoubler d'efforts" pour expliquer l'origine de la Covid-19 et exigé un rapport d'ici 90 jours.

Le locataire de la Maison Blanche a rappelé que les travaux du renseignement américain, qui se concentrent sur deux hypothèses, origine animale ou fuite d'un laboratoire, n'ont pas permis à ce jour d'aboutir à "une conclusion définitive".

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en début d'année, une étude conjointe d'experts de l'OMS et chinois avait de son côté jugé en mars "extrêmement improbable" un accident de laboratoire.

Les Etats-Unis et 13 pays alliés avaient par la suite exprimé leurs "préoccupations" dans une déclaration commune au sujet du rapport, réclamant à la Chine de donner "pleinement accès" à ses données.

Les premiers cas de Covid-19 ont été identifiés fin 2019 à Wuhan, avant que le virus ne se répande dans le monde entier et n'emporte, à ce jour, près de 3,5 millions de personnes.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.