Liban: L'armée israélienne revendique des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah

Liban: L'armée israélienne  revendique des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah
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Publié le Jeudi 27 août 2020

Liban: L'armée israélienne revendique des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah

  • L'armée israélienne a revendiqué mercredi des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah en « réponse » à des tirs de la milice chiite vers ses soldats
  • L'Etat hébreu considère avec « une extrême gravité » les tirs à la frontière libanaise vers des soldats israéliens, a jouté M. Netanyahu qui a promis une réponse « énergique » à toute nouvelle attaque

MANARA : Escalade à venir? Ou incident sans lendemain? L'armée israélienne a revendiqué mercredi des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah en "réponse" à des tirs de la milice chiite vers ses soldats, à l'avant-veille du renouvellement prévu du mandat de la mission de l'ONU qui surveille la frontière libano-israélienne.

"Il y a eu des tirs depuis le Liban vers des soldats israéliens (...) Les soldats ont répliqué à l'aide de fusées éclairantes et de tirs. Puis, au cours de la nuit, des hélicoptères de combat et des avions ont frappé des postes du Hezbollah", a indiqué l'armée israélienne qui n'a pas fait état de victimes dans ses rangs.

"Je conseille au Hezbollah de ne pas tester la force d'Israël. Le Hezbollah met une fois de plus le Liban en danger à cause de son agression", a réagi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en vacances à Safed, ville située à une quarantaine de km de la frontière.

L'Etat hébreu considère avec "une extrême gravité" les tirs à la frontière libanaise vers des soldats israéliens, a jouté M. Netanyahu qui a promis une réponse "énergique" à toute nouvelle attaque.

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Une vue de la frontière avec le Liban, côté israélien. (Photo AFP).

Plus tôt dans la nuit, l'armée israélienne avait annoncé un "incident sécuritaire" près du kibboutz de Manara, le long de la "Ligne bleue", frontière séparant ces deux pays théoriquement en guerre.

Des sources israéliennes avaient fait état à l'AFP de tirs depuis le Liban vers Israël. Et l'agence de presse nationale libanaise avait, de son côté, mentionné des lancers de "fusées éclairantes" depuis Israël vers le Liban ainsi que des tirs israéliens "à l'arme automatique".

Des fusées éclairantes sont tombées près de maisons du village libanais de Houla, mais certaines n'ont pas explosé, selon un vidéaste de l'AFP sur place. 

Hussein Hijazi, un habitant de ce village, était chez lui avec sa famille quand une fusée éclairante est tombée près de sa maison. 

"Il y avait des bombardements sur tout le village, et l'une des bombes est tombée près de notre maison mais n'a pas explosé", a-t-il dit. Dans le village voisin de Mays al Jabal, un vidéaste de l'AFP a vu mercredi les débris des fusées dans les champs.

"Les Israéliens ont bombardé les abords du village de 23h30 à environ 01H30 du matin. Pendant plus de deux heures, ils bombardaient sans raison", a dit un villageois ne voulant pas être identifié. 

Mercredi, la situation était calme dans ce kibboutz où l'armée avait demandé la veille à la population de se préparer à se réfugier dans un lieu sûr en cas d'escalade, selon un journaliste de l'AFP sur place. 

 L'Iran montré du doigt

Ce nouvel incident à la frontière après que le Hezbollah a annoncé ce weekend avoir abattu un drone israélien qui avait franchi la frontière avec le Liban, mais à l'avant-veille du renouvellement prévu de la mission de l'ONU au Liban critiquée récemment par Israël.

Quelque 10.500 Casques bleus de la force intérimaire de l'ONU (Finul) surveillent la frontière libano-israélienne et veillent à l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité adoptée après la guerre de 2006 ayant opposé Israël au Hezbollah pour prévenir un nouveau conflit.

Or Israël a appelé la semaine dernière à une réforme de cette mission de l'ONU qu'elle a accusée de "partialité" et "d'inefficacité" car n'ayant, selon l'Etat hébreu, pas accès à toutes les zones du sud du Liban, notamment à des secteurs qui seraient contrôlés par le Hezbollah.

Israël accuse plus précisément l'Iran et son allié le Hezbollah de chercher à transformer au Liban des roquettes en missiles de précision pouvant déjouer le bouclier antimissile israélien Iron Dome et ainsi causer des dommages importants aux positions stratégiques israéliennes.

L'Etat hébreu accuse aussi le Hezbollah de creuser des tunnels sous la frontière pour par exemple passer en Israël, y mener des opérations furtives et retraverser par la suite au Liban.

Fin juillet, Israël avait dit avoir repoussé une tentative d'infiltration de combattants du Hezbollah sur le sol israélien. Mais la milice chiite libanaise avait nié toute implication dans l'incident.


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.