Tunisie: le parti Qalb Tounès réclame la libération de son chef Nabil Karoui

M. Karoui, 57 ans, qui était arrivé finaliste à la présidentielle de 2019 face à Kais Saied, est le fondateur de la principale chaîne privée tunisienne Nessma TV, qui appartient en partie à Silvio Berlusconi. (Photo, AFP)
M. Karoui, 57 ans, qui était arrivé finaliste à la présidentielle de 2019 face à Kais Saied, est le fondateur de la principale chaîne privée tunisienne Nessma TV, qui appartient en partie à Silvio Berlusconi. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 28 mai 2021

Tunisie: le parti Qalb Tounès réclame la libération de son chef Nabil Karoui

  • Qalb Tounès a déploré une « machination politique », soulignant que la détention provisoire de Nabil Karoui avait dépassé les délais légaux
  • Il avait passé plus d'un mois en prison en pleine campagne électorale, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent et fraude fiscale ouverte depuis 2017

TUNIS : Le parti libéral Qalb Tounès, membre de la coalition gouvernementale en Tunisie, a réclamé jeudi la libération de son dirigeant Nabil Karoui, en détention préventive depuis plusieurs mois dans le cadre d'une enquête pour blanchiment.

Qalb Tounès a déploré une « machination politique », soulignant que sa détention provisoire avait dépassé les délais légaux.

M. Karoui, 57 ans, qui était arrivé finaliste à la présidentielle de 2019 face à Kais Saied, est le fondateur de la principale chaîne privée tunisienne Nessma TV, qui appartient en partie à Silvio Berlusconi.

Il avait passé plus d'un mois en prison en pleine campagne électorale, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent et fraude fiscale ouverte depuis 2017, ce qui avait laissé craindre une instrumentalisation de la justice.

Libéré, il a été de nouveau été arrêté en décembre dernier, et se trouve depuis en détention préventive pour la même affaire.

« Nous appelons à la libération immédiate de Nabil Karoui, et à la cessation du harcèlement politique et de la détention forcée », a déclaré jeudi un député du parti, Oussama Khlifi, lors d'une conférence de presse au Parlement.

Le parti a fait valoir que sa détention provisoire avait dépassé de 23 jours la durée maximum légale.

En vertu de la loi tunisienne, la durée maximale de détention provisoire est de six mois, qui ne peut être prolongée que par la décision d'un juge, motivée et susceptible d'appel, a confirmé le parquet, qui n'a pas souhaité commenter ce cas.

« Nous sommes dans une bataille politique, dont la victime est Nabil Karoui, qui est (...) pris en otage », a ajouté M. Khlifi.

Qalb Tounès forme une coalition contre nature avec le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, au sein d'un Parlement fragmenté.

Cette coalition est en conflit avec le président Kais Saied, un indépendant qui accuse les partis d'être corrompus.

M. Karoui, dont le programme pour la présidentielle était axé sur l'anti-islamisme et la lutte contre la pauvreté, avait été largement battu par M. Saied, sur fond de rejet des élites au pouvoir depuis la révolution de 2011.

Qalb Tounès détient actuellement 28 sièges et Ennahdha 54 sur 217 au Parlement.

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.