Bien que née musulmane, j'ai fréquenté l'église pendant mes années passées à l'école américaine. J'ignorais parfaitement à quelles confessions appartenaient mes amis, mais je savourais la pléthore de festivals et de fêtes nationales au Liban
Le Liban est la fleur invincible qui resurgit après chaque hiver traumatisant pour nous accorder ses bénédictions – des graines dormantes attendant leur moment de renaissance, de résurrection
« Les Libanais ont compris que leur pays ne peut garder son unité, ne peut résoudre ses problèmes et ne peut prospérer que s’il s’éloigne de cette politique partisane au sein de la région »
« Les amis du Liban, qu’ils soient Arabes ou Occidentaux, nous disent que le redressement du pays, économiquement ou politiquement, passe par le non-alignement »
Derrière les fastes de la cérémonie de proclamation de l’Etat du Grand Liban 1920, ce que les chrétiens ont réellement fait, c'est de lier leur destin à un autre pays : la France
« Le mandat français a durablement ancré le confessionnalisme au Liban, poursuivant un modèle qui prévalait sous le règne des Ottomans »
C’est plutôt au chevet d’un pays à l’agonie que la France, en la personne de son président, se rend au Liban pour lequel son pays avait, il y a cent ans, nourri bien des espoirs
À charge pour les élites d'émerger vraiment afin de former le nouveau « bloc historique » qui continuera de porter, pour ce centenaire à venir, le projet d'un Liban en perpétuel devenir
La proclamation du Grand-Liban est le couronnement d’une relation qui s’est installée à la fois sur les plans religieux, culturel, économique et politique
Paris a toujours joué un rôle clé, chaque fois que Beyrouth en avait besoin.