Les dirigeants du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti qui dirigeait les institutions régionales après avoir détenu les leviers de pouvoir durant près de 30 ans à Addis Abeba, sont en fuite depuis la prise annoncée de Mekele
Les dirigeants du TPLF en fuite sont injoignables depuis presque deux semaines
Le Tigré, une région pauvre du nord de l'Ethiopie comptant 6 millions d'habitants, faisait déjà face à d'importants problèmes de sécurité alimentaire avant le début du conflit
Lundi, les Nations unies se sont plaintes de n'avoir toujours pas accès au Tigré, et de ne pouvoir ainsi évaluer l'ampleur de la crise humanitaire.
Les Etats-Unis avaient pris cette mesure après avoir accusé le président islamiste soudanais de l'époque Omar el-Béchir d'entretenir des relations avec des «organisations terroristes»
Le retrait de la liste noire était tant attendue par Khartoum et devrait offrir une bouffée d'oxygène à l'économie de ce pays en plein marasme
n convoi d'aide internationale est arrivé samedi dans la capitale de la région éthiopienne du Tigré, Mekele, pour la première fois depuis le lancement d'une opération de l'armée fédérale il y a plus d'un mois
"C'est la première fois depuis que les affrontements ont éclaté dans le Tigré il y a plus d'un mois qu'une aide internationale parvient à Mekele", a relevé le CICR
Ils pensaient avoir trouvé la paix au Tigré après avoir fui l’Erythrée pour échapper à la conscription obligatoire et au régime autoritaire d'Asmara mais la guerre en Ethiopie les a rattrapés.
Ennemis d'hier, Addis Abeba et Asmara ont signé la paix en 2018, lorsque Abiy Ahmed a écarté du pouvoir le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), honni aussi par le président érythréen, Issaias Afeworki.
Il n'a pas été possible «d'appliquer immédiatement» le premier accord conclu il y a une semaine. «Nous avons maintenant un deuxième accord pour des missions d'évaluation conjointes liées aux besoins humanitaires entre l'ONU et l'Ethiopie»
Ce deuxième accord permettra «de s'assurer qu'il y a un total accès à l'ensemble du territoire et une pleine capacité à débuter des opérations humanitaires basées sur des besoins réels et sans aucune discrimination possible», a ajouté Antonio Guterres
Ces divergences sont telles que le Conseil, sous présidence de l'Afrique du Sud en décembre, n'a pu se mettre d'accord sur une date de réunion ce mois-ci pour décider de la suite à donner à la mission Minuad, qui compte encore près de 8.000 militaires
Les départements des Opérations de paix et Logistique de l'ONU considèrent qu'il faut six mois pour procéder à une fin de mission. Si le processus est compressé, il s'agira d'un «travail titanesque» dans une région sans accès à la mer
La FFC – une large coalition politique de coalitions civiles et rebelles de groupes soudanais – a rejeté les pouvoirs conférés au Conseil des partenaires de la période de transition (CTP)
La coalition a déclaré que les pouvoirs conférés au nouveau conseil n’étaient pas conformes au document constitutionnel de transition amendé