La Turquie a donné son accord à l'entrée dans l'Otan de ces deux pays nordiques au terme de plus de trois heures de discussions mardi à Madrid, en marge du sommet de l'Alliance atlantique.
Les deux pays candidats se sont engagés à «la pleine coopération avec la Turquie dans la lutte» contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste
«Nous avons toujours dit la même chose: dans une alliance, il faut se parler, et il faut se parler franchement quand on a des divergences»
Paris est «attentif» aux «questions de sécurité» soulevées par Ankara, mais «également aux questions de respect des principes qui fondent l'Alliance atlantique, le respect des principes et des droits fondamentaux»
«Lorsque différents pays sont impliqués dans le processus, aucun ne peut promettre au nom des autres si et quand un accord sera trouvé», a averti Jens Stoltenberg
La Première ministre suédoise Magdalena Andersson est reçue au siège de l'Alliance à Bruxelles où une réunion à haut niveau a été organisée avec des représentants de la Turquie, de la Suède et de la Finlande
Aucun ministre ou représentant éminent de la gauche radicale, membre de la coalition gouvernementale, n'a pris part à la marche, préférant faire profil bas à deux jours du sommet
Parmi les slogans scandés par les manifestants est souvent revenu «Non à la guerre, non à l'Otan !», tandis que plusieurs hélicoptères survolaient le cortège sur l'une des principales avenues de la capitale
Malgré des pourparlers lundi dernier à Bruxelles entre la Turquie, la Suède et la Finlande, un déblocage rapide des candidatures des deux pays à l'Otan s'annonce compliqué
Ankara accuse les deux pays nordiques d'abriter des militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme «terroriste» par la Turquie et ses alliés occidentaux
«La Suède doit prendre des mesures concernant des sujets aussi importants que la lutte contre le terrorisme», selon Erdogan
La Suède et la Finlande ont demandé à adhérer à l'Otan, dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine, mais elles se sont heurtées au blocage de la Turquie
Biden doit d'abord participer à un sommet du G7 dans le sud de l'Allemagne, puis la semaine prochaine à un sommet de l'Otan à Madrid
Ce déplacement intervient à «un moment charnière pour la solidarité transatlantique», avait estimé jeudi John Kirby, qui coordonne la communication de la Maison Blanche sur les questions stratégiques
L’alliance pourrait fonctionner à condition d’avoir un énoncé de mission clair, a estimé le roi sur la chaîne CNBC
Elle pourrait contribuer à relever les défis découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de l’activité déstabilisatrice de l’Iran dans la région