La guerre d'Israël à Gaza met les journalistes en danger

La guerre d'Israël à Gaza met les journalistes en danger
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La guerre d'Israël à Gaza met les journalistes en danger

La guerre d'Israël à Gaza met les journalistes en danger
  • Alors que la bande de Gaza subit un bombardement israélien incessant, les journalistes couvrant ces événements subissent également le poids de la guerre
  • À ce jour, le Comité pour la protection des journalistes a indiqué qu'au moins 39 journalistes et travailleurs des médias figurent parmi les 11 000 personnes tuées depuis le début de la guerre

Le journaliste de guerre de renom, Kareem Shaheen, a récemment admis sur X: «Je pensais être immunisé contre les images violentes après avoir couvert la guerre en Syrie. Apparemment, ce n'était pas le cas».

Avec plus d'un mois écoulé depuis le début de la guerre d'Israël contre Gaza, la circulation en ligne d’images et vidéos violentes, répandues et intenses dépasse ce que nous avons pu observer dans les conflits précédents, y compris en Syrie et en Ukraine.

Alors que la bande de Gaza subit un bombardement israélien incessant, les journalistes couvrant ces événements subissent également le poids de la guerre. L'assaut d'Israël sur Gaza a un lourd impact sur les journalistes. À ce jour, le Comité pour la protection des journalistes a indiqué qu'au moins 39 journalistes et travailleurs des médias figurent parmi les 11 000 personnes tuées depuis le début de la guerre le 7 octobre. Selon cette organisation, les premières semaines du conflit ont été les plus meurtrières pour les journalistes couvrant le conflit depuis 1992, date à laquelle elle a commencé à recueillir de telles données.

Pendant la guerre en Syrie, le Moyen-Orient a connu le plus grand nombre de journalistes tués, avec une moyenne d'environ 63 par an. En comparaison, la guerre en Irak enregistrait environ six décès par an et le conflit au Yémen cinq. Le nombre de journalistes tués à Gaza a déjà dépassé celui de la guerre en Ukraine-Russie, qui a débuté en février 2022.

Les journalistes qui couvrent le conflit depuis la ville de Gaza opèrent dans des conditions particulièrement périlleuses, confrontés aux frappes aériennes israéliennes, à l’invasion terrestre, et à la perspective de perdre des membres de leur famille. Le chef du bureau d'Al Jazeera à Gaza, Wael Dahdouh, illustre bien ces propos. Ce dernier diffusait en direct des images du territoire assiégé lorsqu'il a appris que sa femme, son fils, sa fille, son petit-fils et au moins huit autres proches avaient été tués lors d'une frappe aérienne israélienne. Peu de temps après, des images en direct montraient Dahdouh entrant à l'hôpital Al-Aqsa pour retrouver le corps de son fils dans la morgue de l'hôpital. Parmi les dernières victimes figuraient le journaliste palestinien Mohammed Abou Hasira, ainsi que 42 membres de sa famille, près de Gaza. Ces drames ne représentent qu'une poignée d'exemples parmi d’autres, mettant en lumière le lourd tribut que les raids israéliens sur Gaza ont fait peser sur les journalistes.