La crainte d'une escalade militaire en Ukraine est à son paroxysme depuis que Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance des entités sécessionnistes
Le président russe est «en train d'élaborer des justifications pour aller beaucoup plus loin, il est encore temps d'éviter le pire», a déclaré Joe Biden
DiCarlo a appelé à l'arrêt immédiat des hostilités, à la protection des civils et des infrastructures civiles, et à la fin de la rhétorique incendiaire
Le représentant russe rejette les «revendications émotionnelles» et affirme que le rôle des troupes est de maintenir la paix dans les régions de Donetsk et Louhansk
M. Biden a annoncé une «première tranche» de sanctions qui doivent couper la Russie des financements occidentaux et visent les «élites russes» ainsi que des institutions financières
«J'ai autorisé le redéploiement de forces américaines déjà positionnées en Europe pour renforcer nos alliés baltes, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie», a poursuivi le chef de l'exécutif
Ces sanctions, qui doivent encore être formellement adoptées pour entrer en vigueur, «feront très mal à la Russie», a ajouté le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell
«Nous sommes tombés d'accord sur un premier paquet de sanctions à l'unanimité», a annoncé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian
Après de premières sanctions prudentes, visant spécifiquement les territoires séparatistes prorusses en Ukraine, la Maison Blanche a promis de muscler sa riposte mardi contre Moscou
La proximité de Donald Trump avec Vladimir Poutine avait fait l'objet de vives critiques de la part de l'opposition durant son mandat
«La Russie avait promis de retirer ses troupes et au lieu de cela, elle concentre plus de forces, en formation de combat, prêtes à frapper» a affirmé Jens Stoltenberg
«L'Otan est prête à défendre les alliés. La Force de réaction rapide est en phase d'alerte, mais elle n'a pas été déployée», a-t-il annoncé
A Moscou, le président Vladimir Poutine s'est défendu de vouloir « reconstituer un empire » et le Kremlin a assuré qu'il restait « ouvert » à la diplomatie
Des Etats-Unis à l'Union européenne en passant par l'Otan, la décision russe a été largement condamnée par le camp occidental
«Pour l'instant, on ne s'apprête à déployer personne nulle part», a dit le vice-ministre russe des Affaires étrangères au sujet des territoires en Ukraine dont la Russie a reconnu l'indépendance
La Russie a déployé depuis des semaines quelque 150.000 hommes aux frontières ukrainiennes, laissant craindre une invasion d'ampleur de son voisin pro-occidental