A l'appel de plusieurs syndicats et partis politiques, quelque 12 000 manifestants se sont rassemblés à Athènes et 5 000 sont descendus dans les rues de Thessalonique, la deuxième ville du pays, selon le décompte de la police
Dans la capitale, les manifestants ont occupé la place Syntagma, à proximité du Parlement, avec des banderoles où était écrit «Nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas»
Sous le feu des critiques depuis la collision entre deux trains, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a demandé au parquet de la plus haute juridiction grecque de lancer des investigations sur ces défaillances «systémiques»
Pour la sixième journée consécutive, une grève a paralysé lundi le trafic ferroviaire interurbain et quelque 12 000 personnes sont descendues dans la rue de la capitale dimanche pour crier leur «rage immense»
L'homme de 59 ans, dont l'identité, Vassilis Samaras, a été révélée par le ministère des Transports, a reconnu sa responsabilité dans la collision frontale entre deux trains qui a fait 57 morts
Quelque 12 000 personnes criaient leur colère sur la place Syntagma, la grande esplanade devant le Parlement de la capitale grecque, brandissant des pancartes et des banderoles : «A bas les gouvernements assassins!»
La justice grecque a décidé de reporter à dimanche l'audition de cet homme de 59 ans, mis en cause pour avoir commis une erreur fatale qui a conduit à l'accident mardi soir, a annoncé son avocat Stefanos Pantzartsidis
Le gouvernement a décidé de charger un comité d'experts d'enquêter sur les causes de l'accident
«Au nom du peuple américain, Jill (Biden, la First Lady, NDLR) et moi-même envoyons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes», a écrit Joe Biden
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s'est pour sa part entretenu au téléphone avec son homologue grec Nikolaos Dendias, auquel il a assuré que «les Etats-Unis étaient aux côtés du peuple grec en cette période difficile»
Les trains ont en effet circulé plusieurs kilomètres sur la même voie reliant Athènes à Thessalonique (nord), les deux plus grandes villes grecques, avant de se heurter de plein fouet mardi soir, causant la mort d'au moins 57 personnes, selon la police
Quant au chef de gare, âgé de 59 ans, poursuivi pour «homicides par négligence» et pour avoir provoqué des «blessures corporelles», il risque la prison à vie si sa culpabilité est établie
« Tout montre que le drame est dû, malheureusement, principalement à une tragique erreur humaine», a dit le chef du gouvernement, qui s'est rendu sur les lieux et a décrété un deuil national de trois jours
Le chef de la gare de Larissa, la ville la plus proche de l'accident en Grèce centrale, a été arrêté dans la journée, selon une source judiciaire