Au pouvoir depuis plus d'un demi-siècle en Syrie, le régime du parti Baas, qui s'est achevé dimanche avec la chute de Damas aux mains des rebelles, a été pour beaucoup de Syriens le symbole de la répression.
Fondé le 17 avril 1947 par deux nationalistes syriens formés à Paris, Michel Aflaq, chrétien orthodoxe, et Salah Bitar, musulman sunnite, le parti Baas prônait l'unité des pays arabes.
À Damas, des tirs de joie ont retenti et des invocations religieuses ont été lancées dans les haut-parleurs des mosquées.
Quelques dizaines de personnes ont rallié la place des Omeyyades, dans le centre de Damas, pour célébrer la chute du clan Assad au pouvoir depuis plus d'un demi-siècle, dans un pays morcelé par une guerre civile meurtrière depuis 2011.
Le Premier ministre syrien, Mohamed al-Jalali, a déclaré qu'il était prêt à coopérer avec tout nouveau « leadership » choisi par le peuple, ajoutant qu'il se trouverait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement.
De son côté, le commandant de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui dirige l'offensive des rebelles ayant pénétré dans la capitale syrienne, a appelé ses combattants à ne pas s'approcher des institutions publiques de Damas.
Le président syrien Bachar al-Assad, qui, selon une ONG, aurait pris la fuite dimanche, a dirigé la Syrie d'une main de fer pendant près de vingt-cinq ans.
Il a réprimé dans le sang une rébellion qui s'est muée en guerre civile, l'une des plus brutales du XXI^e siècle.
Samedi, une réunion consacrée à la Syrie s'est tenue au Qatar en présence des ministres des Affaires étrangères de l'Iran, de la Russie et de la Turquie, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne Irna.
Ces trois pays sont partenaires depuis 2017 du processus d'Astana, initié pour mettre fin aux hostilités en Syrie, théâtre d'une guerre civile depuis 2011, sans pour autant se retrouver du même côté du champ de bataille.
Les rebelles menés par des islamistes radicaux en Syrie ont dit samedi vouloir "rassurer" les communautés religieuses et les minorités dans les régions qu'ils ont conquises à la faveur d'une offensive fulgurante
Plus que jamais affaibli, le président syrien Bachar al-Assad que les insurgés disent vouloir renverser, n'a pas fait d'apparition en public depuis sa rencontre dimanche dernier à Damas avec le ministre iranien des Affaires étrangères
Les rebelles menés par des islamistes radicaux encerclent quasi-totalement mercredi la grande ville de Hama, dans le centre de la Syrie, après une offensive fulgurante depuis le nord
En l'espace d'une semaine, et à la surprise générale, les rebelles se sont emparés d'une grande partie d'Alep, deuxième ville du pays
Mme Bensedrine est poursuivie dans sept affaires pour notamment "corruption financière" et "falsification" présumée du rapport final de l'IVD publié en 2020
Depuis septembre, les avocats ont déposé des demandes pour sa libération mais "jusqu'à ce jour nous n'avons reçu aucune réponse", a dit Me Ayadi