Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit pour discuter de l’impasse du pétrolier yéménite

Un gros plan du pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020, au large du port de Ras Isa. (Photo/AFP)
Un gros plan du pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020, au large du port de Ras Isa. (Photo/AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit pour discuter de l’impasse du pétrolier yéménite

  • Le FSO Safer est chargé de 1,1 million de barils de pétrole brut et est abandonné près du port yéménite de Hodeïda depuis 2015
  • Dujarric: les commentaires de la milice semblent confirmer que les Houthis ne sont pas prêts à fournir les garanties dont nous avons besoin

NATIONS UNIES : Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunira cette semaine pour discuter d’un pétrolier abandonné depuis longtemps au large du Yémen, en raison des craintes croissantes qu’une marée noire catastrophique ne se produise, ont déclaré des diplomates mercredi.

La réunion de jeudi, demandée par la Grande-Bretagne, intervient après que la milice houthie a annoncé qu’un accord permettant à une mission de l’ONU d’inspecter le pétrolier était « dans l’impasse ».

Le FSO Safer, navire pétrolier de 45 ans, est chargé de 1,1 million de barils de pétrole brut et est abandonné près du port yéménite de Hodeïda depuis 2015.

Les inspecteurs de l’ONU étaient censés évaluer le pétrolier l’année dernière, mais la mission a été retardée à plusieurs reprises à la suite de désaccords avec la milice.

Un porte-parole pour la Grande-Bretagne a affirmé à l’ONU qu’il existait un « risque grave » de marée noire, « catastrophique pour le Yémen et pour la région ».

« La responsabilité du pétrolier incombe aux Houthis et ils doivent coopérer avec l’ONU. Nous soumettons cette question au Conseil de sécurité des Nations unies demain pour discuter des prochaines étapes », a-t-il ajouté.

Les Houthis ont déclaré mardi que les négociations avec l’ONU étaient dans l’impasse après plusieurs jours de discussions, selon leur chaîne Al-Masira.

Ils ont déclaré qu’ils « regrettent profondément que les Nations unies aient renoncé à effectuer des travaux de maintenance dans le cadre d’un accord signé en novembre ».

Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé que les travaux de maintenance ne peuvent être entrepris sans une évaluation impartiale préalable.

Les commentaires de la milice semblent confirmer que les Houthis ne sont pas prêts à fournir les garanties dont nous avons besoin pour déployer la mission de l’ONU dans le Safer ».

« Le Safer est un site dangereux et nous devons comprendre exactement ce à quoi nous avons affaire avant d’entreprendre des travaux importants », a souligné M. Dujarric.

L’ONU a expliqué qu’une marée noire détruirait les écosystèmes de la mer Rouge, mettrait un terme au secteur de la pêche et fermerait le port d’Hodeïda, essentiel pour le Yémen, pendant six mois.

Outre la corrosion du navire vieillissant, les travaux essentiels pour contenir les gaz explosifs dans ses réservoirs de stockage ont été négligés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.