L'Espagnol Pedro Sanchez en Libye pour soutenir le processus politique

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (à gauche) et son homologue libyen Abdulhamid Dbeibah échangent des documents signés lors d'une réunion dans la capitale libyenne Tripoli le 3 juin 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (à gauche) et son homologue libyen Abdulhamid Dbeibah échangent des documents signés lors d'une réunion dans la capitale libyenne Tripoli le 3 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

L'Espagnol Pedro Sanchez en Libye pour soutenir le processus politique

  • « La Libye vit un moment historique (...) et l'Espagne veut être à ses côtés », a dit M. Sanchez
  • « La communauté internationale soutient la tenue d'élections nationales et l'Espagne veut soutenir ce processus », a-t-il ajouté

TRIPOLI: Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affiché jeudi sa volonté de « soutenir le processus » politique en Libye lors d'une visite à Tripoli, dernier déplacement en date d'un responsable européen dans ce pays qui tente de s'extraire d'une décennie de chaos.

« La Libye vit un moment historique (...) et l'Espagne veut être à ses côtés », a dit M. Sanchez lors d'une conférence de presse commune avec son homologue libyen Abdelhamid Dbeibah.

« La communauté internationale soutient la tenue d'élections nationales et l'Espagne veut soutenir ce processus », a-t-il ajouté, en allusion à la présidentielle et aux législatives prévues fin décembre. 

Le chef de l'exécutif espagnol est accompagné de plusieurs hommes d'affaires qui ont rencontré jeudi les autorités libyennes pour évoquer leur « rôle dans la reconstruction et le développement » du pays, riche en pétrole.

« Nous souhaitons accompagner le processus de relance économique », a insisté M. Sanchez.

M. Dbeibah a pour sa part fait état de la « réactivation de la commission conjointe qui ne s'était plus réunie depuis 2008, pour relancer et mettre à jour les anciens accords » bilatéraux.

« Nous avons signé des protocoles d'accords dans les domaines de l'éducation, la formation professionnelle et le commerce », a-t-il souligné.

M. Dbeibah a dit « encourager les entreprises espagnoles opérant en Libye, telles que Repsol, à élargir leurs activités au-delà du secteur des hydrocarbures ».

Les deux parties ont enfin annoncé la réouverture jeudi de l'ambassade d'Espagne à Tripoli, fermée depuis 2014, emboîtant le pas à celles de la France, la Grèce ou l'Egypte, sur fond d'embellie politique ces derniers mois. 

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, un chaos marqué ces dernières années par l’existence de pouvoirs rivaux dans l'Est et l'Ouest.

Abdelhamid Dbeibah a été porté au pouvoir au terme d'un processus parrainé par l'ONU. Son exécutif doit unifier les institutions pour sortir le pays d'un conflit internationalisé et mener la transition d'ici les élections. 

L'Espagne est surtout présente en Libye via Repsol. Mardi, des responsables de ce groupe pétrolier se sont entretenus par visioconférence avec le patron de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) Mustafa Sanalla sur les moyens d' « introduire les énergies renouvelables dans le secteur pétrolier libyen ».

 


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com