Benzema: «Je sens l'atmosphère autour de moi, c'est parfait»

L'attaquant français Karim Benzema lors du match de football amical entre la France et le Pays de Galles au stade Allianz Riviera de Nice, dans le sud de la France, le 2 juin 2021 dans le cadre de la préparation de l'équipe pour l'Euro de football 2020-2021. FRANCK FIFE / AFP
L'attaquant français Karim Benzema lors du match de football amical entre la France et le Pays de Galles au stade Allianz Riviera de Nice, dans le sud de la France, le 2 juin 2021 dans le cadre de la préparation de l'équipe pour l'Euro de football 2020-2021. FRANCK FIFE / AFP
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Publié le Lundi 07 juin 2021

Benzema: «Je sens l'atmosphère autour de moi, c'est parfait»

  • Il y a eu beaucoup d'émotions, que ce soit la Marseillaise, mettre le maillot de l'équipe de France à nouveau, être sur le terrain avec les copains et prendre du plaisir
  • Pour moi, le plus important, c'est d'être bon sur le terrain, tranquille, dans la bonne humeur, toujours

CLAIREFONTAINE-EN-YVELINES, FRANCE: Ravi d'une adaptation "faite super vite" et d'une relation "facile" avec Kylian Mbappé, le Ballon d'Or présent "dans un coin de la tête", Karim Benzema sent une "atmosphère" positive autour de lui depuis son retour en équipe de France, dit-il vendredi dans un entretien à l'AFP.

Retrouver les vestiaires et le maillot des Bleus mercredi contre le pays de Galles, c'était comment?

Beaucoup d'émotion, de la joie de revenir en équipe de France et de jouer au foot. Les émotions montent crescendo. Je suis content d'arriver sur le terrain, de bien me sentir et de jouer au ballon. Il y a eu beaucoup d'émotions, que ce soit la Marseillaise, mettre le maillot de l'équipe de France à nouveau, être sur le terrain avec les copains et prendre du plaisir.

On vous a vu multiplier les clins d'oeil et les sourires avec vos partenaires. Vous étiez un peu en stage d'intégration ou de réintégration ?

Non, pas d'intégration. C'est sûr que ça fait un moment qu'on n'a pas joué ensemble, enfin que je n'ai pas joué avec ce groupe-là. Mais je connaissais pas mal de joueurs, pratiquement tout le staff. Cela s'est fait super vite et là je me sens super bien (sourires).

Parmi les visages connus, il y a celui d'Antoine Griezmann. La crainte de se marcher sur les pieds avec lui sur le terrain était réelle ?

Je pense qu'à ce niveau-là, tu ne peux pas te marcher sur les pieds, ce n'est pas possible. Il joue au Barça, je joue au Real, on a assez de technique et de vision pour ne pas se marcher dessus. Bien sûr, on aime bien avoir le ballon dans les pieds, mais on peut aller dans la profondeur aussi, on peut bouger. Le plus important, c'est de ne pas être les deux au même endroit. Mais se marcher dessus, non.

C'est ça, le "beau football" dont vous avez parlé ?

Oui, mettre beaucoup de mouvement, bouger, jouer en une touche ou deux, être décisif, être présent dans la surface pour marquer des buts, avoir des occasions, aider l'équipe à défendre, faire tout !

Le penalty qu'il vous laisse tirer, c'était un cadeau empoisonné ?

Non, tout le monde loupe des penalties. Trouve-moi un joueur qui ne va pas en louper un ! C'est rien, c'est un match amical, je vais les travailler de plus en plus. Ce n'est pas un souci. Ce qui peut en être un, c'est de ne pas avoir d'occasions et de tirer zéro fois au but. Créer des occasions, être dans le tempo, ça c'est ce qu'il faut.

Avez-vous trouvé vos repères dès le début

Je me suis bien senti. De toute façon sur un terrain de foot, on n'a pas trop le temps de penser aux repères. Il faut jouer, dans le bon tempo. Le gardien était sur tous mes tirs, mais au final on a gagné 3-0.

Que retenez-vous de la découverte de Kylian Mbappé ?

C'est un très bon joueur. Pour son jeune âge, il sait tout faire. Ce sont les joueurs que j'aime, qui savent jouer en une touche, prendre la profondeur. Agile, rapide, efficace. On n'a pas beaucoup joué ensemble mais aux entraînements on se cherche, c'est facile. Il sait jouer au foot et c'est très important de l'avoir.

Après deux saisons au plus haut niveau, l'idée du Ballon d'Or vous trotte-t-elle dans la tête ?

Toujours. C'est toujours dans ma tête. Après, comment le gagner ? C'est ça qu'il faut se mettre comme question dans la tête. Cela passe par des grandes compétitions, par des gros matches. L'avoir dans un coin de sa tête c'est bien, cela permet de se motiver encore plus sur un terrain.

On vous sent plus apaisé, plus tranquille, plus blagueur. Pourquoi ?

Déjà, je n'ai pas le même âge tout simplement. Je suis père de famille. C'est différent. Pour moi, le plus important, c'est d'être bon sur le terrain, tranquille, dans la bonne humeur, toujours.

Q: Avez-vous été surpris par l'adhésion populaire suscitée par votre retour ?

Bien sûr que cela s'est très bien passé. J'ai eu de très bons retours, et je sens l'atmosphère, ce qui se passe autour de moi, c'est parfait. Cela me permet d'être très concentré sur ce que je dois faire sur le terrain, parce que c'est le plus important.


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.