Tunisie: Audrey Azoulay, directrice de l'Unesco, appelle à protéger Carthage

La Directrice générale de l'UNESCO Audrey Azoulay (C) visite le site archéologique de Carthage dans la capitale Tunis le 8 juin 2021. (AFP)
La Directrice générale de l'UNESCO Audrey Azoulay (C) visite le site archéologique de Carthage dans la capitale Tunis le 8 juin 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Tunisie: Audrey Azoulay, directrice de l'Unesco, appelle à protéger Carthage

  • Les principaux sites archéologiques de Carthage, situés dans la périphérie aisée de la capitale Tunis, sont régulièrement grignotés par des bâtiments résidentiels ou des constructions rudimentaires
  • Lundi, au premier jour de sa visite en Tunisie qui dure jusqu'à mercredi, Mme Azoulay a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour explorer et protéger le patrimoine subaquatique

TUNIS: La directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, en visite officielle en Tunisie, a appelé mardi à protéger le "trésor" que constituent les vestiges de Carthage, cité qui a régné sur un empire méditerranéen jusqu'au Ier siècle avant l'ère chrétienne.

"C'est un trésor", "un livre qu'on n'a pas fini de lire, il y a de la recherche encore à mener", a-t-elle déclaré dans un entretien à France 24.

Les principaux sites archéologiques de Carthage, situés dans la périphérie aisée de la capitale Tunis, sont régulièrement grignotés par des bâtiments résidentiels ou des constructions rudimentaires.

"On est très proches d'une grande métropole, il y a la question des constructions parfois illégales", a-t-elle souligné, indiquant que l'Unesco alerte régulièrement le gouvernement tunisien concernant le site punique, qui fut l'un des premiers classés au patrimoine mondial, dès 1979. 

Lundi, au premier jour de sa visite en Tunisie qui dure jusqu'à mercredi, Mme Azoulay a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour explorer et protéger le patrimoine subaquatique.

"Les eaux constituent le +plus grand musée du monde+", avec leurs trois millions d'épaves à explorer, a-t-elle déclaré à l'occasion des 20 ans du vote d'une convention encadrant l'archéologie sous-marine.

Elle a annoncé des explorations prochaines au large de la Tunisie et de la Sicile, sur les bancs de Skerki où cinq épaves romaines datant d'une période comprise entre le Ier siècle avant J.-C. et le IVe siècle après J.-C ont été découvertes par l'Italie en 2018. 

Huit pays participeront à cette première mission d'exploration, a-t-elle souligné.

Mme Azoulay doit par ailleurs se rendre mercredi à Zarzis (sud), près de la frontière libyenne, pour visiter notamment un cimetière arboré créé récemment par un artiste algérien pour donner aux migrants morts en mer un lieu digne de sépulture.

Au 7 juin, au moins 784 personnes avaient péri en tentant de rejoindre l'Europe par la Méditerranée centrale depuis le début de l'année, selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés, contre 1.400 pour toute l'année 2020.


Pékin peut aider à mettre un terme à la guerre au Yémen, selon un responsable

Les Houthis ont refusé de prolonger le cessez-le-feu qui s'est terminé en octobre (Photo, AFP).
Les Houthis ont refusé de prolonger le cessez-le-feu qui s'est terminé en octobre (Photo, AFP).
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  • Pékin peut persuader Téhéran de cesser de soutenir les Houthis, déclare un analyste gouvernemental à Arab News
  • Les Houthis ont affirmé qu'ils ne prolongeraient pas le cessez-le-feu tant que le gouvernement ne paiera pas les fonctionnaires dans les régions contrôlées par le groupe

RIYAD: Des experts et des responsables yéménites ont demandé à la Chine de faire davantage pour aider à mettre fin à la guerre civile dans le pays en soutenant les pourparlers de paix et en augmentant l'aide économique et humanitaire.

«Le Yémen a besoin de l'aide de la Chine», a déclaré à Arab News Najeeb Ghallab, sous-secrétaire au ministère yéménite de l'Information et analyste politique.

«Parvenir à la paix au Yémen est dans l'intérêt de la Chine car cela revitalisera les ports du Yémen, ce qui aiderait l'initiative la Ceinture et la Route de la Chine et ouvrirait la nation aux entreprises chinoises.»

Ses commentaires interviennent alors que Rachad al-Alimi, le chef du Conseil présidentiel du Yémen, se rend à Riyad pour participer à un sommet arabo-chinois vendredi.

Ghallab a affirmé que la Chine pouvait faire pression sur l'Iran pour que le régime cesse de fournir et de financer ses milices mandataires dans tout le Moyen-Orient, notamment au Yémen. «La Chine peut persuader l'Iran de cesser de soutenir ses organisations, notamment les Houthis au Yémen», a-t-il indiqué.

Les efforts de l'envoyé des Nations unies au Yémen, Hans Grundberg, pour mettre fin à la guerre sont au point mort après que les Houthis ont refusé de prolonger le cessez-le-feu qui a pris fin en octobre et ont menacé de frapper les infrastructures pétrolières dans les régions sous le contrôle du gouvernement yéménite.

Les Houthis ont affirmé qu'ils ne prolongeraient pas le cessez-le-feu tant que le gouvernement ne paiera pas les fonctionnaires dans les régions contrôlées par le groupe.

Al-Alimi devrait informer le président chinois, Xi Jinping, des efforts déployés par les Houthis pour entraver la paix et demander l'aide de la Chine afin de mettre fin au conflit et aider le Yémen à se relever.

La Chine a adopté une position neutre vis-à-vis des parties belligérantes pendant près de dix ans, mais a soutenu les mesures de paix internationales visant à mettre un terme au conflit.

Pékin exprime généralement son soutien aux efforts déployés sous l'égide des Nations unies pour mettre fin à la guerre et exhorte le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale et les Houthis soutenus par l'Iran à parvenir à la paix.

En 2011, la Chine a soutenu l'initiative de paix négociée par le CCG qui a conduit à la destitution de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh après d'importantes manifestations inspirées par le printemps arabe.

Pékin a voté en faveur de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU en 2015, qui condamnait la prise de pouvoir par les Houthis et réduisait les sanctions à l'encontre des dirigeants houthis et d'Ahmed Saleh, le fils de l'ancien président.

Samuel Ramani, chercheur associé au Royal United Services Institute, a toutefois déclaré à Arab News que Pékin avait maintenu une approche pragmatique et impartiale du conflit afin de conserver des relations avec les puissances régionales, y compris l'Iran.

«La Chine veut équilibrer les relations positives avec l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Iran, et considère probablement le détachement de la guerre au Yémen comme le moyen le plus efficace de préserver de bonnes relations avec toutes les puissances régionales», a-t-il signalé.

«La Chine est très sélective dans son engagement dans la résolution des conflits au Moyen-Orient et il est peu probable qu'elle transfère son rôle un peu plus affirmé dans la promotion de la paix israélo-palestinienne sur la scène yéménite.»

Ramani a ajouté que, pour l'instant, son rôle sera limité à des domaines qui n'indiquent pas un soutien à un groupe quelconque, comme l'aide humanitaire et les investissements économiques.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Arab News annonce un projet de métavers pour 2023

«Il s'agit donc d'une salle de rédaction virtuelle d'Arab News élaborée par Arab News pour Arab News», explique le rédacteur en chef Faisal Abbas (Photo, AN).
«Il s'agit donc d'une salle de rédaction virtuelle d'Arab News élaborée par Arab News pour Arab News», explique le rédacteur en chef Faisal Abbas (Photo, AN).
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  • Cette plate-forme immersive polyvalente est une opportunité pour l'équipe ainsi que pour les lecteurs
  • Ce projet fait partie d'une initiative plus large de la société visant à étendre ses offres numériques et donner aux lecteurs de nouvelles façons d’être en contact avec le journal

LONDRES: Arab News (AN) a annoncé le lancement du premier projet de métavers de la société lors de la réunion annuelle de l'équipe à Dubaï.

Le métavers d’AN, qui devrait démarrer l'année prochaine, est une plate-forme immersive polyvalente qui aidera l'entreprise à relever certains des défis posés par le travail à l'échelle mondiale, tout en offrant aux clients de nouveaux canaux d’interaction avec le journal.

Le rédacteur en chef, Faisal J. Abbas, a déclaré: «Nous sommes très enthousiastes à propos de cette initiative interne pour deux raisons: premièrement, cela résoudra vraiment un problème logistique et créera pour nous une véritable salle de presse virtuelle où les membres de notre équipe pourront se connecter et échanger des idées, des commentaires et des images en temps réel et de manière entièrement interactive.

La deuxième raison pour laquelle nous sommes enthousiastes est que cela est réalisé par nos propres concepteurs et sous notre propre supervision. Il s'agit donc d'une salle de rédaction virtuelle d'Arab News élaborée par Arab News pour Arab News

Ce projet fait partie d'une initiative plus large de la société visant à étendre ses offres numériques et donner aux lecteurs de nouvelles façons d’interagir avec le journal et son contenu.

Le responsable de la transformation numérique, Eslam Refaat, a précisé: «Notre équipe d'innovation dans Arab News Labs est toujours à la recherche de nouveaux canaux et de technologies émergentes pour mieux servir nos clients.

Nous estimons que la réalité virtuelle apporte à ceux qui nous suivent une nouvelle expérience qui est à couper le souffle et immersive.

Nous pouvons les amener directement au milieu de l'événement en utilisant des images en direct à 360 degrés, ou nous pouvons les inviter à s'asseoir dans notre salon en regardant nos derniers reportages ou en rejoignant l'un de nos podcasts ou émissions.

Notre nouvelle application disposera de technologies de pointe et d'idées innovantes pour la réception d'informations et la vision de médias.

De plus, pour une salle de rédaction qui s'étend sur plusieurs bureaux à travers le monde comme la salle de rédaction d'Arab News, cette technologie offre une nouvelle opportunité de rassembler l'équipe dans une salle virtuelle pour réduire les distances et améliorer la collaboration.

Notre application VR devrait être lancée en 2023 et nous espérons en faire une référence pour le secteur des médias. Nous sommes très enthousiastes à ce sujet.»

Le projet comprend également une section avec une galerie présentant des premières pages historiques, des interviews et des vidéos exclusives de premier plan, ainsi que des jalons des quarante-sept ans d'histoire du journal.

Le projet a été dévoilé lors de la réunion annuelle de la société, qui s'est tenue à l'hôtel Sofitel de Dubaï et à laquelle ont participé des invités du Moyen-Orient, du Japon, des États-Unis et d'Europe.

Cet événement de trois jours a été l’occasion de réfléchir sur l'année écoulée de la compagnie, et a donné aux invités l'occasion d'en savoir plus sur les futures initiatives d’AN.

Il s'est conclu par un dîner de gala qui a récompensé les meilleurs journalistes et leur travail en 2022.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'ambassadeur d'Iran convoqué à Berlin après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations

Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
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  • L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire
  • Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation

BERLIN: L'ambassadeur d'Iran a été convoqué à Berlin, a indiqué jeudi une source proche du ministère allemand des Affaires étrangères, après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations qui secouent la République islamique.

Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation. Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que "le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite".

Cet homme, Mohsen Shekari, "a été jugé et exécuté dans le cadre d'un procès perfide et expéditif parce qu'il n'était pas d'accord avec le régime", s'était indignée Mme Baerbock.

"Mais la menace d'exécution n'étouffera pas la volonté de liberté des gens", avait-elle ajouté.

L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire après avoir bloqué la circulation sur une avenue de Téhéran.

La République islamique est le théâtre d'un mouvement de contestation déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs.