Le plus ancien prisonnier jordanien incarcéré en Israël rentre chez lui, selon des responsables

Le palestino-jordanien Abdallah Abu Jaber, emprisonné en Israël après avoir posé une bombe dans un bus, est accueilli par sa famille lors de sa libération, au point de passage de Cheikh Hussein Crossing, entre la Jordanie et Israël (Photo, AFP).
Le palestino-jordanien Abdallah Abu Jaber, emprisonné en Israël après avoir posé une bombe dans un bus, est accueilli par sa famille lors de sa libération, au point de passage de Cheikh Hussein Crossing, entre la Jordanie et Israël (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 08 juin 2021

Le plus ancien prisonnier jordanien incarcéré en Israël rentre chez lui, selon des responsables

  • Abdallah Abu Jaber a été arrêté après l'explosion d’une bombe dans un bus de Tel Aviv, en décembre 2000, qui avait blessé plus d’une dizaine de personnes
  • Il faisait partie des 22 prisonniers politiques détenus dans les prisons israéliennes, et a été relâché après avoir purgé une peine de vingt ans de prison

AMMAN: Le prisonnier jordanien ayant purgé la plus longue peine dans une prison israélienne est rentré chez lui mardi, ont déclaré des responsables jordaniens.

Il a purgé une peine de vingt ans pour avoir posé une bombe, qui a blessé plus d'une dizaine de personnes, dans un bus israélien.

Abdallah Abu Jaber, 44 ans, a été arrêté après l'explosion d’une bombe dans un bus de Tel Aviv en décembre 2000. Il faisait partie des milliers de Jordaniens ayant trouvé un travail occasionnel en Israël, après que les deux pays ont normalisé leurs relations avec un traité de paix en 1994.

Abu Jaber, qui faisait partie des 22 prisonniers politiques détenus dans les prisons israéliennes, s'est rendu au domicile de ses parents dans le camp de réfugiés palestiniens de Baqaa, près d’Amman, la capitale jordanienne, ont affirmé des témoins.

Par ailleurs, des responsables du ministère des Affaires étrangères ont déclaré qu'Israël avait abandonné les charges contre deux Jordaniens, arrêtés le mois dernier pour avoir prétendument traversé la frontière munis de couteaux. Les autorités les avaient traduits en justice peu après leur mise en détention.

La Jordanie, qui possède la plus longue frontière avec Israël, est un proche allié de l’Occident. Le mois dernier, elle a connu d’importantes manifestations contre la campagne militaire d'Israël à Gaza et sa répression contre les fidèles et les manifestants palestiniens dans la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

Les relations politiques entre les deux pays ont été tendues en raison du traitement réservé par Israël aux Palestiniens, alors que le gouvernement jordanien faisait face à une pression publique croissante pour annuler le traité de paix impopulaire qui prévaut entre les deux pays.

La plupart des 10 millions de citoyens jordaniens sont d'origine palestinienne. Eux-mêmes ou leurs parents ont été expulsés, et ont fui vers la Jordanie lors des combats qui ont accompagné la création d'Israël en 1948.

Ils ont des liens familiaux étroits avec leurs parents de l'autre côté du Jourdain, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, toutes deux conquises par Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1967.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Riyad condamne l'attentat suicide contre un centre d’enseignement afghan

Une vue du centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, vendredi 30 septembre 2022 (Photo, AP).
Une vue du centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, vendredi 30 septembre 2022 (Photo, AP).
Short Url
  • Les Émirats arabes unis, la Jordanie et le Pakistan ont émis des déclarations similaires condamnant l'attaque meurtrière
  • Le kamikaze a frappé alors que des centaines d'étudiants à l'intérieur passaient des examens d'entrée à l'université

RIYAD: L'Arabie saoudite a fermement condamné et dénoncé vendredi l’«attaque terroriste» contre un centre éducatif dans la capitale afghane, Kaboul, qui a tué et blessé plusieurs personnes.

«Le ministère des Affaires étrangères a exprimé le rejet total du Royaume de toutes les formes de violence, de terrorisme et d'extrémisme», a-t-il déclaré dans un communiqué, affirmant que l'Arabie saoudite est solidaire du peuple afghan.

Le ministère a également présenté ses condoléances et sa sympathie aux familles des personnes décédées et a souhaité un rétablissement rapide aux blessés.

Au moins 19 personnes, pour la plupart des jeunes femmes, ont été tuées et des dizaines d'autres blessées après qu'un kamikaze a attaqué le centre d'enseignement supérieur de Kaaj, dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de Kaboul, plus tôt dans la journée de vendredi, où des centaines d'étudiants se préparaient aux examens universitaires.

Les Émirats arabes unis ont aussi fermement condamné l'attentat et ont exprimé leur rejet total de toute forme de violence et de terrorisme visant à déstabiliser la sécurité et la stabilité, qui est incompatible avec les valeurs et les principes humanitaires.

La Jordanie et le Pakistan ont également publié des déclarations similaires dénonçant l'attaque et refusant toute forme de violence et de terrorisme.

(Avec l'AFP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran annonce l'arrestation de plusieurs étrangers liés aux manifestations

La mort en détention de Mahsa Amini a déclenché une vague de colère contre les religieux au pouvoir en Iran dans le monde entier (Photo, AFP).
La mort en détention de Mahsa Amini a déclenché une vague de colère contre les religieux au pouvoir en Iran dans le monde entier (Photo, AFP).
Short Url
  • Le ministère iranien des Renseignements a annoncé l'arrestation de neuf ressortissants
  • Au moins 29 journalistes auraient été interpellés dans le cadre de la répression

PARIS: Les autorités iraniennes ont annoncé vendredi l'arrestation de plusieurs étrangers en lien selon elles avec le mouvement de contestation déclenché par la mort d'une jeune femme arrêtée par la police des moeurs, qui entre dans sa troisième semaine.

Les manifestations, dont la répression a fait au moins 83 morts, ont débuté après le décès le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l'Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l'ordre dans la mort de cette femme de 22 ans, fustigent les manifestants qualifiés d'"émeutiers", faisant état de centaines d'arrestations.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Renseignements a annoncé l'arrestation de "neuf ressortissants d'Allemagne, de Pologne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc". Selon lui, ils ont été interpellés "sur les lieux d'émeutes ou y ont été mêlés".

Depuis le début des manifestations, les autorités iraniennes accusent des forces à l'étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d'être derrière les rassemblements ou de les attiser.

Dans le même temps, Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres, a diffusé vendredi plusieurs vidéos, que l'AFP ne pouvait pas dans l'immédiat authentifier, montrant la répression de rassemblements.

À Ahvaz (sud-ouest), les forces de sécurité ont tiré du gaz lacrymogène pour disperser de nombreuses personnes sorties dans les rues pour scander des slogans contre le gouvernement, selon une vidéo.

Des violences ont aussi éclaté dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan et théâtre fréquent d'attentats ou d'accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés, mais l'origine des heurts de vendredi n'était pas claire dans l'immédiat.

Le gouverneur régional, Hossein Khiabani, a indiqué à la télévision d'Etat que 19 personnes avaient été tuées dans des échanges de tirs, dont un colonel des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne.

Le chef de la police du Sistan-Baloutchistan a indiqué à la TV officielle que trois commissariats de la province avaient été attaqués, sans donner de bilan.

D'après des images diffusées par Iran International, des hommes ont essuyé des tirs alors qu'ils jetaient des pierres sur un commissariat à Zahedan, capitale provinciale.

Arrestations

Selon l'agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, tandis que l'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, a fait état d'au moins 83 morts.

Amnesty International a dénoncé un recours par les forces de l'ordre à une violence "impitoyable", citant l'utilisation de balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l'encontre des femmes.

Les autorités ont fait état de l'arrestation de plus de 1 200 manifestants depuis le 16 septembre. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, d'après des ONG.

Une femme qui déjeunait sans foulard dans un restaurant de Téhéran, dont la photo est devenue virale sur les réseaux sociaux, a été arrêtée, a déclaré sa soeur vendredi.

Les forces de sécurité ont également arrêté le chanteur Shervin Hajipour, dont la chanson "Baraye" ("Pour"), composée de tweets sur les manifestations, est devenue virale sur Instagram, selon le groupe de défense des droits Article 19 et des médias persans basés hors d'Iran.

«Crimes contre l'humanité»

Selon le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York, au moins 29 journalistes ont été interpellés dans le cadre de la répression.

Celle-ci a été dénoncée par plusieurs capitales occidentales où ont eu lieu des rassemblements de solidarité avec le mouvement de contestation. De nouvelles manifestations sont prévues samedi dans 70 villes à travers le monde.

Des cinéastes, des athlètes, des musiciens et des acteurs iraniens ont exprimé leur solidarité avec les protestataires, y compris l'équipe nationale de football.

Dans une interview au magazine américain Time, une avocate réputée, Nasrin Sotoudeh, a dit s'attendre à une poursuite du mouvement.

"Ce que veut le peuple c'est un changement de régime", a dit cette lauréate du prix Sakharov du Parlement européen. Mme Sotoudeh a été condamnée à 38 ans de prison mais se trouve actuellement chez elle à Téhéran pour des raisons médicales.

"Et ce qu'on peut voir des manifestations et des grèves qui se déroulent actuellement représente une vraie possibilité de changement de régime", a-t-elle estimé.

Ces manifestations sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

Un panel d'avocats internationaux enquêtant sur la répression des manifestations en Iran en 2019 a d'ailleurs accusé vendredi le gouvernement et les forces de sécurité de la République islamique de "crimes contre l'humanité".


Un haut commandant du CGRI abattu lors d'affrontements avec des hommes armés anti-régime

Des membres du Corps des Gardiens de la révolution défilent lors de la parade militaire annuelle à Téhéran. (Photo, AFP)
Des membres du Corps des Gardiens de la révolution défilent lors de la parade militaire annuelle à Téhéran. (Photo, AFP)
Short Url
  • Ali Mousavi était une figure éminente du CGRI dans la province du Sistan-Baloutchistan
  • Au moins 76 personnes ont été tuées dans la violente répression de Téhéran contre les manifestants

LONDRES: Un haut commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a été abattu vendredi lors d'affrontements avec des hommes armés opposés au régime, rapportent les médias officiels.

Ali Mousavi, qui était une figure éminente du CGRI dans la province du Sistan-Baloutchistan, a été tué dans la ville de Zahedan, dans le sud-est du pays, selon l'agence de presse Tasnim.

Les médias officiels ont également signalé qu'une fusillade avait éclaté au cours de la journée dans un poste de police de la ville, au milieu des manifestations antigouvernementales qui se poursuivent depuis la mort récente de Mahsa Amini, âgée de 22 ans.

Elle est décédée en détention après avoir été arrêtée par la police iranienne des mœurs.

Au moins 76 personnes ont été tuées dans la violente répression de Téhéran contre les manifestants, au moment où des manifestations anti-régime envahissent le monde entier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com