L'émissaire US condamne les attaques «brutales» des Houthis contre les civils

Mercredi, des enfants de Marib participent à un rassemblement contre les Houthis qui prennent les enfants pour cibles. (Photo, AN)
Mercredi, des enfants de Marib participent à un rassemblement contre les Houthis qui prennent les enfants pour cibles. (Photo, AN)
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Publié le Jeudi 10 juin 2021

L'émissaire US condamne les attaques «brutales» des Houthis contre les civils

  • L'attaque des Houthis, la plus meurtrière à Marib depuis plus d'un an, a suscité l'indignation à l'intérieur et à l'extérieur du Yémen
  • Mercredi, des dizaines d'enfants ont organisé une veillée silencieuse à Marib à la mémoire de la petite fille décédée, Lianne, de son père et des autres personnes tuées dans l'attaque

ALEXANDRIE : Tim Lenderking, envoyé spécial américain au Yémen, a condamné mercredi les attaques «brutales» des Houthi contre des cibles civiles dans la province centrale de Marib, et particulièrement la frappe de missiles de samedi qui a touché une station-service.

Lors d'une réunion avec Philippe Etienne, ambassadeur de France aux États-Unis, Lenderking a appelé à un cessez-le-feu national immédiat et à l'arrêt des attaques meurtrières des Houthis contre des civils, surtout à Marib. 

«#L’envoyé US au Yémen Lenderking a rencontré l'ambassadeur de France aux États-Unis @Ph_Etienne afin de discuter de la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat à l'échelle nationale, et de nos préoccupations concernant les attaques brutales des Houthis contre des civils, notamment à Marib le week-end dernier», a tweeté le compte officiel de Lenderking.

Samedi, 21 personnes, dont une fillette de cinq ans, ont été tuées lorsqu'un missile balistique et un drone équipé d'explosifs ont ravagé une station-service dans un quartier densément peuplé de la ville de Marib.

L'attaque des Houthis, la plus meurtrière à Marib depuis plus d'un an, et des images choquantes des cadavres de la fillette et de son père ont suscité l'indignation à l'intérieur comme à l'extérieur du Yémen. Le gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada, a de son côté, appelé à une enquête internationale sur cette attaque.

Des représentants du gouvernement yéménite, et des militants des droits de l’homme ainsi que des journalistes ont exigé une pression mondiale sur les Houthis pour qu'ils cessent leur offensive dans la province et leur bombardement de zones résidentielles dans la ville qui abrite plus de 2 millions de personnes qui ont fui les combats ou la répression des Houthis dans leurs provinces d’origine.

Mercredi, des dizaines d'enfants ont organisé une veillée silencieuse à Marib à la mémoire de la petite fille décédée, Lianne, de son père et des autres personnes tuées dans l'attaque. Les enfants portaient des poupées, des images des restes carbonisés de l'enfant et des affiches condamnant les Houthis pour avoir pris pour cible les enfants.

«Lianne est une victime du crime Houthi», lit-on sur une affiche portée par un enfant en pleurs.

«Le missile Houthi a emporté l'âme et le sourire de Lianne, et a transformé son corps en un cadavre carbonisé», lit-on sur une autre affiche.

Pendant ce temps-là, des responsables et des militants yéménites ont accusé les groupes locaux et internationaux de défense des droits de l’homme, qui ont fait campagne pour faire radier les Houthis de la liste américaine des organisations terroristes, de ne prêter aucune attention aux attaques des milices contre les civils.

«Plus de cent organisations de défense des droits de l’homme ont tout fait pour renverser la désignation terroriste des Houthis. La plupart de ces organisations ont fermé les yeux sur une fillette qui a été tuée avec son père par un missile Houthi à Marib. Nous sommes sa voix, nous ferons passer le mot partout», a promis Mohammed Joumeh, délégué permanent du Yémen auprès de l'UNESCO.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.