Neuf ans de prison pour un Iranien qui a décapité sa fille adolescente

 Femmes masquées à Téhéran (Atta Kenare/AFP)
Femmes masquées à Téhéran (Atta Kenare/AFP)
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Publié le Vendredi 28 août 2020

Neuf ans de prison pour un Iranien qui a décapité sa fille adolescente

  • Neuf ans de prison pour un Iranien qui a décapité sa fille adolescente
  • Le meurtre de Romina Achrafi, infanticide et féminicide aux relents de "crime d'honneur", a provoqué un tollé en Iran, mais le code pénal iranien ne prévoit pas la peine de mort pour un père ayant commis un infanticide

Téhéran : Un Iranien a été condamné à neuf ans de prison pour avoir décapité sa fille de 14 ans dans son sommeil, a indiqué vendredi à une agence de presse iranienne la mère de l'adolescente, qui réclame l'exécution de son mari.

Le meurtre en mai de Romina Achrafi, infanticide et féminicide aux relents de "crime d'honneur", a provoqué un tollé en Iran. Des médias ont dénoncé une "violence institutionnelle" dans une République islamique "patriarcale".

Selon les informations de médias locaux, Romina Achrafi a été tuée dans son sommeil le 21 mai par son père qui l'a décapitée après qu'elle a regagné le logement familial à Talesh, dans la province de Guilan (nord).

"Même si les autorités judiciaires ont souligné le « traitement spécial » accordé à cette affaire, le jugement du tribunal nous a terrifiés ma famille et moi", a affirmé Rana Dachti, la mère de l'adolescente, à l'agence de presse Ilna.

"Je veux que mon mari ne revienne plus jamais dans notre village", a-t-elle ajouté, en demandant à ce que le jugement soit revu et son époux exécuté.

Après 15 ans de vie commune avec ce dernier, Mme Dachti dit aujourd'hui craindre que son unique fils soit en danger.

Selon Ilna, le code pénal iranien ne prévoit pas la peine de mort pour un père ayant commis un infanticide, mais seulement des peines d'emprisonnement et des amendes.

Amoureuse d'un homme âgé d'une quinzaine d'années de plus qu'elle ayant essuyé un refus paternel à sa demande de mariage, l'adolescente serait partie avant d'être retrouvée à la suite d'une plainte de son père.

Cet homme, Bahman Kharavi, a été condamné à deux ans de prison, selon Mme Dachti, qui n'a pas fourni de précisions sur ce jugement.

Toujours selon des médias, la jeune fille avait déclaré au juge, après son interpellation, qu'elle ne voulait pas rentrer chez elle, disant craindre pour sa vie.

En Iran, la loi fixe l'âge minimum pour le mariage à 13 ans pour les femmes.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.