Les Émirats arabes unis élus au Conseil de sécurité de l'ONU

Les Émirats arabes unis sont l'un des cinq pays élus vendredi par l'Assemblée générale des Nations Unies pour siéger en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité pour les deux années 2022 et 2023. Les autres pays élus sont le Brésil, l'Albanie, le Gabon et le Ghana. (Photo, AFP/Archives)
Les Émirats arabes unis sont l'un des cinq pays élus vendredi par l'Assemblée générale des Nations Unies pour siéger en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité pour les deux années 2022 et 2023. Les autres pays élus sont le Brésil, l'Albanie, le Gabon et le Ghana. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

Les Émirats arabes unis élus au Conseil de sécurité de l'ONU

  • Le président de l'Assemblée générale, Volkan Bozkir, a annoncé les résultats du vote à bulletin secret et a félicité le vainqueur
  • «Les EAU toujours prêts à assumer leur part de responsabilité face aux défis mondiaux urgents, en coopération avec la communauté internationale », affirme Abdallah ben Zayed

LONDRES : Les Émirats arabes unis sont l'un des cinq pays élus vendredi par l'Assemblée générale des Nations Unies pour siéger en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité pour les deux années 2022 et 2023. Les autres pays élus sont le Brésil, l'Albanie, le Gabon et le Ghana. Les nouveaux membres pourront potentiellement modifier l'équilibre des pouvoirs au sein de l'instance mondiale, ont prédit les diplomates.

«La campagne des Émirats arabes unis pour l'adhésion au Conseil de sécurité était fondée sur son engagement à promouvoir l'inclusion, à stimuler l'innovation, à renforcer la résilience et à garantir la paix à tous les niveaux», a rapporté la WAM, l'agence de presse d'État.

Le pays a affirmé sa ferme conviction en l'importance de jeter des ponts afin de renforcer les relations entre les membres du Conseil de sécurité et de regagner la confiance des États membres dans la capacité du Conseil à répondre efficacement aux défis à la paix et à la sécurité internationales.

«Les Émirats arabes unis ont toujours été prêts à assumer leur part de responsabilité face aux défis mondiaux urgents, en coopération avec la communauté internationale. Cela était la principale motivation de notre campagne pour rejoindre le Conseil de sécurité», a affirmé le Cheikh Abdallah ben Zayed, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats arabes unis.

«Les Émirats arabes unis se sont engagés dans une action multilatérale, dans le respect du droit international et la Charte des Nations Unies depuis leur création, et le pays continuera d'adhérer à ces principes pendant son mandat au Conseil de sécurité».

«Je suis convaincu que notre histoire et notre rôle de partenaire et de médiateur fiable nous permettront d'apporter une contribution efficace au cours des deux années que nous siégeons au Conseil de sécurité. Nous sommes conscients de la grande responsabilité associée à l'adhésion, de l'importance des défis auxquels le Conseil de sécurité est confronté.  Les Émirats arabes unis s'efforceront de maintenir la paix et la sécurité internationales avec détermination et persévérance».

Lana Zaki Nousseibeh, représentante permanente des Émirats Arabes Unis auprès de l'ONU, a souligné que le rôle de son pays au Conseil de sécurité «découle de notre conviction que nos valeurs et nos principes peuvent aider à progresser vers notre objectif commun de paix et de sécurité internationales».

Nousseibeh a également ajouté : « Au cours des deux années où nous siégerons au conseil, notre équipe ici à New York, à Abu Dhabi et à travers le monde entier travaillera de manière constructive avec nos collègues des États membres de manière à surmonter les divisions et faire des progrès concrets pour résoudre les graves défis, du renforcement de la résilience au changement climatique à la lutte contre les crises sanitaires et les épidémies mondiales, et l'exploitation du potentiel de l'innovation afin de parvenir à la paix».

Les Émirats arabes unis s'engageront à travailler au sein du Conseil de sécurité dans un esprit de coopération et de partenariat, a-t-elle assuré.

Nousseibeh a en outre félicité l'Albanie, le Brésil, le Gabon ainsi que le Ghana pour leur élection au conseil de sécurité en affirmant qu'elle «se réjouit de travailler avec les autres membres pour bâtir un avenir plus pacifique, plus sûr et plus inclusif».

Les cinq pays siégeront au conseil en janvier2022, remplaçant Saint-Vincent-et-les Grenadines, le Vietnam, l'Estonie, le Niger et la Tunisie.

Le changement va sans aucun doute changer l'équilibre des pouvoirs au sein du Conseil de sécurité, ont prédit des diplomates. S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, un diplomate a signalé : «Le Brésil et les Émirats arabes unis ont des positions fortes en matière de politique étrangère, et l'Albanie, qui siègera au conseil pour la première fois de son histoire, est aussi membre de l'Organisation pour la coopération islamique».

Sur les 193 votes disponibles, le Brésil en a reçu 181 voix, les Émirats arabes unis 179, l'Albanie 175, le Gabon 183 et le Ghana 185.

Le Conseil de sécurité compte 15 membres. Cinq sont des membres permanents avec le droit de veto (les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et la France), et 10 sont des membres élus non permanents, dont la moitié est remplacée chaque année.

Les Émirats arabes unis ont rejoint l'ONU en 1971, l'année de la fondation du pays. La seule fois où le pays a déjà siégé au Conseil de sécurité, c'était en 1986-1987.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.