Les talibans appellent «toutes» les troupes étrangères à quitter l'Afghanistan avec les Américains

Cette mise en garde intervient après que la Turquie a proposé cette semaine, selon les médias turcs, de maintenir des forces militaires sur le sol afghan pour garantir la sécurité de l'aéroport de Kaboul. (Photo, AFP)
Cette mise en garde intervient après que la Turquie a proposé cette semaine, selon les médias turcs, de maintenir des forces militaires sur le sol afghan pour garantir la sécurité de l'aéroport de Kaboul. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

Les talibans appellent «toutes» les troupes étrangères à quitter l'Afghanistan avec les Américains

  • «Personne ne doit espérer garder une présence militaire ou sécuritaire dans notre pays»
  • Le ministre turc de la Défense a indiqué que son pays souhaitait garder une présence militaire en Afghanistan, principalement à l'aéroport de Kaboul

KABOUL: Les talibans ont réitéré samedi leur appel au départ de «toutes les troupes étrangères» d'Afghanistan après la date-butoir pour le retrait des forces américaines fixée au 11 septembre.

«Chaque pouce du sol afghan, la sécurité des aéroports, des représentations diplomatiques et des ambassades étrangères doivent être placées sous la responsabilité des Afghans», insiste l'Emirat islamique (talibans) dans un communiqué.

Cette mise en garde intervient après que la Turquie a proposé cette semaine, selon les médias turcs, de maintenir des forces militaires sur le sol afghan pour garantir la sécurité de l'aéroport de Kaboul.

«La présence de toutes forces étrangères, quel que soit leur nom, dans notre patrie, est inacceptable pour le peuple afghan et l'Emirat islamique», préviennent-ils se référant à «certaines informations de presse».

«En conséquence, personne ne doit espérer garder une présence militaire ou sécuritaire dans notre pays». 

«Si certains font une telle erreur, le peuple afghan et l'Emirat islamique les considèreront comme des occupants et réagiront comme ils l'ont fait par le passé avec les envahisseurs. Il en ira de leur responsabilité», selon les termes du communiqué.

Dans une déclaration cette semaine, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, commentant des informations de presse, a indiqué que son pays souhaitait garder une présence militaire en Afghanistan, principalement à l'aéroport de Kaboul - principale porte d'entrée et de sortie de ce pays enclavé au coeur de l'Asie centrale - si l'Otan s'engage à apporter un soutien financier et logistique.

«Dans ce cas, nous pourrons rester à l'aéroport international Hamid Karzai. Nous attendons une réponse concernant nos conditions», a déclaré le ministre à la presse, reconnaissant que cette éventualité a déjà été discutée avec les Américains.

Une telle décision pourrait être évoquée lors du sommet de l'Alliance atlantique lundi à Bruxelles.

A ce stade, seule l'ambassade australienne a fermé ses portes le mois dernier et évacué son personnel. Les autres représentations occidentales n'ayant rien annoncé sur ce plan.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.