Les Houthis ont lancé 55 missiles balistiques iraniens sur Marib depuis janvier

Cette photo prise le 5 juin 2021 montre un véhicule détruit sur les lieux d'une frappe de missile houthi dans une station-service de la ville de Marib, au Yémen. (Photo, AFP)
Cette photo prise le 5 juin 2021 montre un véhicule détruit sur les lieux d'une frappe de missile houthi dans une station-service de la ville de Marib, au Yémen. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 13 juin 2021

Les Houthis ont lancé 55 missiles balistiques iraniens sur Marib depuis janvier

  • Al-Eryani affirme que les attaques des Houthis ont fait 344 victimes civiles à Marib depuis le début de l'année
  • L'ambassadeur saoudien au Yémen a déclaré que le Royaume et la coalition arabe travaillent constamment avec les deux parties du conflit dans le but d’achever la mise en œuvre de l'accord de Riyad

AMMAN : Le ministre yéménite de l'Information, Moammar Al-Eryani, a critiqué samedi les milices houthies qui ont pris pour cibles des quartiers résidentiels, des camps de déplacés et des civils à Marib avec plus de 55 missiles balistiques de fabrication iranienne depuis le début de l'année 2021.

Il a également souligné que les statistiques confirment que la milice, soutenue par l'Iran, a également lancé 12 drones, trois roquettes Katyusha, six projectiles et sept explosifs du 1er janvier au 10 juin.

Al-Eryani a en outre ajouté que les statistiques ont ainsi enregistré 344 victimes civiles au cours de la même période des attaques des Houthis contre le gouvernorat de Marib. 104 civils, trois femmes et 15 enfants ont été tués, tandis que 180 civils, 12 femmes et 30 enfants ont été blessés de gravité variable en raison des bombardements continus, a-t-il déclaré dans une série de tweets.

Les Houthis soutenus par l’Iran ont lancé une offensive majeure pour s’emparer de la province riche en pétrole et en gaz du gouvernement internationalement reconnu en février, provoquant une condamnation généralisée car la province sert de refuge à des dizaines de milliers de personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont fui les combats depuis le début du conflit.

«Le bombardement par la milice terroriste Houthi des quartiers résidentiels, des biens civils et des camps de personnes déplacées dans les zones du gouvernorat de Marib, depuis le début de l’offensif militaire massif, constitue un meurtre systématique et délibéré de civils, une violation des lois et conventions internationales, des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l'humanité», a soutenu Al-Eryani.

Al-Eryani a ajouté que la communauté internationale, l'ONU et les membres permanents du Conseil de sécurité sont tenus d'assumer leurs responsabilités juridiques et morales et de faire pression sur les milices Houthies afin qu'elles cessent de tuer quotidiennement des civils à des fins de vengeance, dont les femmes et les enfants sont les premières victimes.

Samedi dernier, un missile balistique lancé par les Houthis a tué au moins 21 personnes, dont une fillette de 5 ans, et en a blessé des dizaines d'autres dans la ville sous le contrôle du gouvernement.

Le missile a heurté une station-service dans le quartier de Rawdha, au centre de Marib, et peu de temps après, la milice soutenue par l'Iran a lancé un drone chargé d'explosifs qui a détruit deux ambulances qui s'étaient précipitées dans la région pour transférer les blessés vers les hôpitaux.

Pendant ce temps-là, Mohammed Al-Jaber, ambassadeur d'Arabie saoudite au Yémen a affirmé que le Royaume et la coalition arabe travaillent constamment avec les deux parties du conflit afin d’achever la mise en œuvre de l'accord de Riyad.

«Nous comptons sur tout le monde pour faire passer les intérêts du peuple yéménite au-dessus de tout et accélérer le retour du gouvernement yéménite à Aden de manière à lui permettre de s'acquitter de sa mission d'alléger les souffrances du peuple et d'achever la mise en place de tous les aspects de l'accord de Riyad», a déclaré Al-Jaber.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Short Url
  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Short Url
  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Short Url
  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.