L'Azerbaijan remet à l'Arménie 15 soldats faits prisonniers

Le dernier conflit, qui a éclaté en septembre, a fait 6 000 morts en six semaines. (Photo, AFP)
Le dernier conflit, qui a éclaté en septembre, a fait 6 000 morts en six semaines. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

L'Azerbaijan remet à l'Arménie 15 soldats faits prisonniers

  • Le président du Conseil européen salue un «premier pas vers un renouvellement de la confiance, un effort que l'UE est prête à soutenir pleinement»
  • L'Arménie a pour sa part remis à l'Azerbaïdjan une carte des champs de mines dans l'un des territoires qu'elle contrôlait avant le conflit

BAKOU : L'Azerbaïdjan a remis samedi à l'Arménie quinze prisonniers de guerre arméniens capturés au cours de la guerre qui a opposé à l'automne 2020 les deux pays pour le contrôle de la région du Nagorno-Karabakh, a annoncé le ministère azerbaïdjanais ses Affaires étrangères.

Dans le cadre d'un accord conclu sous la médiation du Premier ministre géorgien Irakli Garibachvili, l'Arménie a pour sa part remis à l'Azerbaïdjan une carte des champs de mines dans l'un des territoires qu'elle contrôlait avant le conflit et passés sous le contrôle de Bakou après sa défaite.

"L'Azerbaïdjan a remis à l'Arménie 15 Arméniens détenus en échange de la carte des 97 000 mines anti-chars et antipersonnel dans le district d'Agdam", l'un des territoires cédés par l'Arménie à Bakou, a précisé le ministère.

Le ministère a également remercié le secrétaire d'État américain Antony Blinken, le secrétaire d'État américain adjoint chargé des affaires européennes Philip Reeker, le président du Conseil européen Charles Michel, et le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour leur rôle dans les négociations.

Selon les services de M. Garibachvili, "les soldats arméniens faits prisonniers ont été transportés d'Azerbaïdjan vers la Géorgie et envoyés ensuite en Arménie".

"Un pas important a été fait vers une amélioration du climat de sécurité dans la région du Caucase du Sud", a indiqué le communiqué.

Selon un diplomate de l'UE, Charles Michel "a été en contact étroit avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan en abordant des questions humanitaires pressantes, à savoir des gestes humanitaires parallèles" avant l'accord annoncé samedi.

Le président du Conseil européen salue un "premier pas vers un renouvellement de la confiance, un effort que l'UE est prête à soutenir pleinement".

La Russie, qui a déployé des forces de maintien de la paix dans la région, a également salué cet échange.

"Merveilleuses nouvelles, longtemps attendues. Nous saluons de telles initiatives", a déclaré sur Telegram la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

La région montagneuse du Nagorno-Karabakh est l'une des plus infestées par les mines de l'ex-Union soviétique.

Sept soldats azerbaïdjanais et 18 civils ont été tués et 110 personnes blessées dans des explosions de mines sur le territoire du Nagorno-Karabakh et dans les secteurs situés à proximité depuis le cessez-le-feu, selon le gouvernement azerbaïdjanais.

Les  forces arméniennes et azerbaïdjanaises ont utilisé des mines depuis le conflit meurtrier qui les a opposés au début des années 1990.

Le dernier conflit, qui a éclaté en septembre, a fait 6 000 morts en six semaines. Il s'est achevé en novembre par un cessez-le-feu conclu sous l'égide de la Russie et entérinant la défaite de l'Arménie, contrainte de céder à l'Azerbaïdjan des territoires qu'elle contrôlait depuis trois décennies.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.