AlUla pourrait devenir un aspect important de la vie locale et une source de fierté pour les Saoudiens, selon les experts

Les intervenants ont discuté des moyens de faire en sorte que le musée vivant favorise les changements souhaités par le Royaume (Capture d’écran).
Les intervenants ont discuté des moyens de faire en sorte que le musée vivant favorise les changements souhaités par le Royaume (Capture d’écran).
Short Url
Publié le Mardi 15 juin 2021

AlUla pourrait devenir un aspect important de la vie locale et une source de fierté pour les Saoudiens, selon les experts

  • AlUla s’inscrit dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume qui vise à diversifier l’économie du pays, à développer le tourisme et à renforcer son envergure internationale
  • Nous devons parler d’AlUla, nous devons la replacer sur la carte de l’histoire du monde», a affirmé le directeur scientifique de l’Agence française pour le développement d’Alula

LONDRES: AlUla, en Arabie saoudite, pourrait jouer un rôle crucial dans la vie locale et régionale. Elle pourrait devenir un lieu dont tous les Saoudiens peuvent être fiers, selon un groupe d’experts qui s’est penché sur la manière dont cette ancienne vallée peut favoriser le changement dans le pays.

«Pour moi, Alula a la possibilité de devenir l’un des aspects les plus importants de la vie locale et régionale, et un lieu dont tous les Saoudiens peuvent être fiers», a déclaré la présidente émérite de la Fondation Guggenheim, Jennifer Stockman, lors de la table ronde intitulée : «À la croisée des chemins: le musée vivant comme baromètre du changement social.»

«Le changement se produira de manière spectaculaire, lorsque le monde réalisera qu’il s’agit d’une toute nouvelle découverte et remplira cette tâche vierge sur la carte. Un intérêt pour le tourisme suivra nécessairement», a estimé Stockman.

AlUla s’inscrit dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à diversifier l’économie du pays, à développer le tourisme, et à renforcer son envergure internationale. Cette ville, située dans la région saoudienne de Médine, abrite deux-cents mille ans d’histoire humaine encore largement inexplorée, et joue un rôle central dans sa stratégie touristique.

Les intervenants ont discuté des moyens de faire en sorte que le musée vivant favorise les changements souhaités par le Royaume.

Le directeur de la galerie des Offices à Florence, Eike Schmidt, a convenu que c’était une occasion pour découvrir l’ancienne ville et ses merveilles, que beaucoup de personnes ne connaissaient pas encore.

«Si nous regardons AlUla, je pense qu’il existe une énorme opportunité ici, parce qu’elle constitue encore, pour beaucoup de gens, un point relativement vierge sur la carte qui doit être rempli», a souligné Schmidt.

Le directeur a salué les efforts du Royaume pour faire du site culturel un centre d’érudition, et placer les habitants d’AlUla au cœur de la ville.

«Je suis déjà au courant de ce merveilleux projet visant à en faire un centre d’érudition et de communication des arts, et pas seulement de l’époque, mais bien au-delà. Je pense donc que je ne peux que féliciter le royaume saoudien pour avoir entrepris ce merveilleux projet, et l’avoir mené à bien», a affirmé Schmidt.

Le directeur scientifique de l’Agence française pour le développement d’Alula, Jean François Charnier, a également souhaité que le monde apprenne à connaître ce «pôle d’influence régional et international», afin de le replacer sur la carte du monde.

«Cette petite ville d’AlUla était une porte, un carrefour de la civilisation culturelle du monde entier. Nous devons en parler, nous devons replacer AlUla sur la carte de l’histoire du monde», a insisté Charnier.

«Le musée vivant est un merveilleux rassemblement de richesses exceptionnelles. AlUla est déjà un musée vivant, un musée vivant à ciel ouvert», selon le directeur scientifique. «Actuellement, plus de 100 archéologues travaillent sur le site, qui constitue désormais le plus grand pôle archéologique du Moyen-Orient.»

Charnier a détaillé l’expertise qui était nécessaire pour faire revivre l’histoire de cette ville culturelle. «Il n’y a pas que des archéologues, il y a des anthropologues, des biologistes, des archéozoologues, des archéobotanistes. Nous sommes ici en train d’écrire les récits, d’écrire l’histoire du lieu, et ce récit sera aussi celui des racines et de la richesse du musée.»

La directrice d’EPFL Pavilions, le professeur Sarah Kenderdine, a souligné l’importance des programmes archéologiques d’AlUla et de l’Institut des Royaumes.

L’Institut des Royaumes est consacré à l’étude de l’histoire et de la préhistoire de la péninsule Arabique, et s’engage à devenir un centre scientifique de classe mondiale pour la recherche archéologique et la conservation.

«Les programmes archéologiques d’AlUla et de l’Institut des Royaumes sont extrêmement importants. En effet, les fouilles archéologiques sont vastes et complexes, et elles couvrent 22 000 km2 de matériaux archéologiques, dont le plus vieux chien du monde. Les chercheurs ont trouvé les ossements de ce chien dans le cimetière, et c’est l’une des plus anciennes tombes monumentales identifiées en Arabie», a expliqué Mme Kenderdine.

«AlUla joue donc un rôle central dans le développement de l’humanité au Moyen-Orient, et une équipe mondiale travaille avec l’Institut des Royaumes pour nous fournir le pont qui nous permet de remonter dans le temps. L’essence de la conscience historique consiste non seulement à se souvenir de ce que nous voyons du passé, mais aussi de ce que nous voyons dans le présent. Ce lien avec le présent est vital à AlUla, et il est incarné dans cette riche vision du musée vivant», a-t-elle conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Short Url
  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.