Métal Hurlant, magazine culte de BD, va renaître en septembre

Un homme portant un costume du protagoniste de StarWars Din Djarin pose devant une réplique géante du Razor Crest (AFP)
Un homme portant un costume du protagoniste de StarWars Din Djarin pose devant une réplique géante du Razor Crest (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 20 juin 2021

Métal Hurlant, magazine culte de BD, va renaître en septembre

  • Métal Hurlant a été créé en 1975 par les Humanoïdes associés
  • Le nouveau magazine suscite déjà l'engouement. Une campagne lancée sur la plateforme Kisskissbankbank a récolté plus de 5500 préventes en moins de 10 jours

PARIS : Métal Hurlant, magazine culte dédié à la BD de science-fiction, disparu il y a 15 ans, va renaître sous la forme d'un trimestriel proposant à tour de rôle créations inédites et rééditions.

Le premier numéro sortira en septembre, en kiosque et en librairie, avec des dizaines de contributeurs dont Enki Bilal. Sur 288 pages, il proposera 225 pages d'histoires courtes en BD et 60 pages d'articles et interviews, autour du thème du "near future", l'anticipation prochaine.

Originalité du projet: le nouveau Métal Hurlant changera de thématique à chaque numéro et alternera entre deux formules. L'une dédiée à des histoires inédites et des nouveaux talents, et l'autre en mode "vintage", qui rééditera des raretés et trésors de l'ancien magazines, a expliqué à l'AFP Vincent Bernière, journaliste, auteur et éditeur, et directeur de la rédaction du nouveau magazine.

Une manière de jouer sur deux tableaux en visant à la fois les nouveaux lecteurs et les plus vieux, attachés à l'ancien titre. Et qui s'appuie sur l'exemple du lancement ces dernières années de versions "vintage" d'autres magazines culturels comme Première Classic.

Va ainsi renaître un magazine resté mythique pour les fans de SF, qui a influencé jusqu'à Ridley Scott ("Alien") et George Lucas, le père de Star Wars, et aidé la science-fiction à sortir de l'underground pour devenir le genre majeur qu'elle est aujourd'hui, notamment au cinéma ou à la télévision.

Métal Hurlant a été créé en 1975 par les Humanoïdes associés. Cette maison d'édition est l'idée d'un incroyable trio d'auteurs et dessinateurs: Jean-Pierre Dionnet, critique de BD, musique et cinéma à l'érudition impressionnante, Philippe Druillet, dessinateur "d'une force plastique extraordinaire" aujourd'hui reconnu comme un grand maître, et Moebius, Jean Giraud de son vrai nom, "génie pur" et grand maître de la BD, résume Vincent Bernière.

«L'étendard d'un mouvement»

Ils considéraient que la SF n'avait pas la place qu'elle méritait dans les magazines de BD de l'époque, comme Pilote. Et leur magazine, réservé à ses débuts aux adultes, a aidé à en faire un genre reconnu.

"Métal Hurlant n'a jamais été un magazine grand public", souligne Vincent Bernière. Mais aux côtés d'autres publications comme avec d'autres publications comme L'Echo des savanes ou Fluide Glacial, "il a été l'étendard d'un mouvement général autour de la bande dessinée dite adulte, qui était jusque-là considérée comme puérile voire répugnante, et reléguée dans des fanzines".

Le magazine s'était arrêté en 1987 et avait été relancé une première fois en 2002, avec une formule bimestrielle qui n'a tenu que deux ans. Un ultime numéro était paru en 2006.

C'est Vincent Bernière qui a eu l'idée de relancer avec "Les Humanoïdes associés" ce titre disparu, après avoir recréé avec succès "Les Cahiers de la BD".

Dans les deux cas, le projet s'appuie sur un titre à l'identité forte. Et si la presse écrite est plongée dans un contexte difficile, les revues de BD gardent de nombreux atouts selon lui, dont le fait que les histoires qu'elles publient sont difficilement adaptables en numérique, contrairement à d'autres types de publications.

"L'écran ne permet pas de plonger dans des récits trop longs", modifie le séquençage des histoires et n'offrira jamais le même plaisir que de lire une histoire imprimée sur un papier de qualité, fait-il valoir.

Le nouveau magazine suscite déjà l'engouement. Une campagne lancée sur la plateforme Kisskissbankbank a récolté plus de 5500 préventes en moins de 10 jours.

 

 


Rihanna de retour sur scène pour la mi-temps du Super Bowl

Rihanna participe au 5e bal annuel au profit de la Fondation Clara Lionel au Cipriani Wall Street à New York (Photo, AFP).
Rihanna participe au 5e bal annuel au profit de la Fondation Clara Lionel au Cipriani Wall Street à New York (Photo, AFP).
Short Url
  • Rihanna animera en février prochain le toujours spectaculaire concert de la mi-temps du Super Bowl selon Apple Music
  • Rihanna, qui s'est aussi aventurée avec succès dans la mode, est devenue milliardaire, utilisant sa renommée pour lancer des marques de mode

WASHINGTON: La superstar Rihanna animera en février prochain le toujours spectaculaire concert de la mi-temps du Super Bowl, a annoncé dimanche Apple Music, principal sponsor de ce show aux audiences massives et à l'immense impact financier.

"IT'S ON" ("C'est parti!"), a tweeté Apple Music, ajoutant: "Rihanna sera sur scène" le 12 février 2023 à Glendale, dans l'Arizona, lors de la finale du championnat de football américain, l'événement le plus regardé à la télévision aux Etats-Unis.

Le compte partage en illustration une photo publiée sur les réseaux sociaux par la chanteuse de "Umbrella" et "Diamonds", montrant sa main ornée de tatouages et tenant un ballon de football américain.

Le cliché a été repris par la ligue de football américain NFL.

La chanteuse de la Barbade a depuis plusieurs années mis la musique de côté, au moins publiquement, pour se consacrer notamment à sa marque de cosmétiques "Fenty".

Rihanna, qui s'est aussi aventurée avec succès dans la mode, est devenue milliardaire, utilisant la renommée gagnée grâce à sa musique pour lancer des marques de lingerie, de maquillage et de mode.

Rihanna et le rappeur A$AP Rocky ont eu leur premier bébé le 13 mai à Los Angeles.

Elle entretient le mystère depuis des années sur la sortie de son prochain album. Son dernier opus date de 2016.

A la mi-temps du Super Bowl, elle succèdera à Dr. Dre, Snoop Dogg, Kendrick Lamar, Mary J. Blige et Eminem.

Ces légendes du rap avaient, lors du "halftime show" en février dernier, enchaîné les titres incontournables au cours d'un show impeccablement chorégraphié.

La dernière finale du championnat de football américain, remportée par les Rams face aux Bengals, avait attiré en moyenne quelque 112,3 millions de spectateurs (télévision et streaming), selon NBCUniversal Television and Streaming, son diffuseur.

Le concert à grand spectacle de la mi-temps est produit depuis 2019 par le groupe Roc Nation, fondé par le rappeur new-yorkais et désormais riche homme d'affaires Jay-Z.

Apple Music avait pour sa part annoncé en septembre qu'il devenait le principal sponsor du concert, évinçant Pepsi -- et déboursant pour cela 50 millions de dollars selon la presse.

En 2021, c'est l'artiste canadien The Weeknd qui avait animé le spectacle de la mi-temps, après Jennifer Lopez et Shakira en 2020.

Les plus grandes stars sont montées sur scène lors du Super Bowl, comme Michael Jackson, U2 ou Madonna. L'événement a aussi eu son scandale quand, en 2004, un sein dénudé de Janet Jackson était apparu à l'écran après un geste trop vigoureux de son partenaire sur scène Justin Timberlake.


«Don't Worry Darling» domine le box office nord-américain sans se faire de bile

 Olivia Wilde à la première de «Don't Worry Darling» au AMC Lincoln Square Theatre (Photo, AFP).
Olivia Wilde à la première de «Don't Worry Darling» au AMC Lincoln Square Theatre (Photo, AFP).
Short Url
  • Thriller dystopique d'Olivia Wilde dont la production a été entachée de rumeurs et la sortie pas franchement applaudie par la critique, a pris un bon départ
  • Le film a engrangé 19,2 millions de dollars, selon des chiffres provisoires du cabinet Exhibitor Relations publiés dimanche

LOS ANGELES: Il n'y avait donc pas de quoi s'inquiéter: "Don't Worry Darling", thriller dystopique d'Olivia Wilde dont la production a été entachée de rumeurs et la sortie pas franchement applaudie par la critique, a pris un bon départ dans les salles obscures nord-américaines, arrivant en première position ce week-end.

Le film a engrangé 19,2 millions de dollars, selon des chiffres provisoires du cabinet Exhibitor Relations publiés dimanche.

Avant même sa sortie, il avait fait beaucoup jaser, suscitant moult spéculations sur des tensions, rivalités et incidents entre les principaux protagonistes. Le film n'a par ailleurs pas vraiment séduit les critiques, affichant un score de seulement 38% sur le site "Rotten Tomatoes", qui compile les avis de journalistes spécialisés.

Dans "Don't Worry Darling", sorte de "Truman Show" angoissant dans l'Amérique des années 50, Florence Pugh ("Black widow") incarne Alice, une jeune femme bien sous tous rapports vivant à Victory, une petite ville modèle construite en plein désert par un mystérieux homme d'affaires, joué par Chris Pine.

Comme toutes ses voisines, Alice a une vie réglée comme du papier musique, et, a priori, tout pour être heureuse aux côtés de Jack (Harry Styles), son compagnon, qui part chaque matin pour un travail dont elle ignore tout.

En échange de ce bien-être matériel, Victory n'a qu'une seule règle: ses habitants ne doivent jamais sortir des limites de la ville. Un tabou qu'Alice ne va pas tarder à briser...

Sorti la semaine passée en pole position, "The Woman King", épopée historique de guerrières d'un royaume ouest-africain, glisse ce week-end à la deuxième place, avec 11,1 millions.

Dans ce film, qui dépeint la vie réelle des combattantes du royaume du Dahomey au XIXème siècle -- situé dans l'actuel Bénin --, l'actrice oscarisée Viola Davis incarne Nanisca, une guerrière chevronnée qui forme la prochaine génération de recrues chargées de lutter contre un royaume rival africain plus important et des marchands d'esclaves européens.

Le long métrage installé sur la troisième marche du podium n'est autre qu'"Avatar", re-diffusé en prévision de la sortie de sa suite "Avatar 2: la voie de l'eau", en décembre.

Le film de James Cameron, qui avait fait un tabac en 2009, a réussi à engranger quelque 10 millions, surtout dans des salles Imax.

"Barbarian", un film d'horreur de 20th Century avec Georgina Campbell et Bill Skarsgard, arrive à la quatrième place, avec 4,8 millions.

En cinquième position arrive l'étrange et sanglant "Pearl", de Ti West, avec 1,9 million. Il y est question de séjour à la ferme, d'ambitions cinématographiques, de haches, de fourches et d'alligators...

Voici le reste du top 10:

6 - "Coup de théâtre" (1,9 million de dollars)

7 - "Bullet Train" (1,8 million)

8 - "Krypto et les Super-Animaux" (1,8 million)

9 - "Top Gun : Maverick" (1,6 million)

10 - "Les Minions 2: Il était une fois Gru" (1 million)


Pour sa tournée canadienne, Ibrahim Maalouf met l’accent sur la diversité ethno-culturelle

Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste. (Photo, AFP)
Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste. (Photo, AFP)
Short Url
  • Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf a fait son grand retour à Montréal vendredi lors de la tournée mondiale de son nouvel album Capacity to Love
  • Aussi spontané dans la vie que sur scène, Maalouf séduit

MONTRÉAL : Passé de lauréat des plus grands concours internationaux de trompette classique à travers le monde, à jazzman le plus populaire de la scène musicale française, le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf a fait son grand retour à Montréal vendredi lors de la tournée mondiale de son nouvel album Capacity to Love

20h00, la foule trépigne d’impatience. Une fois à l’intérieur, la salle de concert est littéralement pleine.  

Ibrahim Maalouf enchaîne les mélodies et n’hésite pas à interagir avec son public « On a tous besoin de faire un peu de cardio, étant donné que ma maman me gave de ‘Kébbé’ (un plat populaire libanais) » plaisante l’artiste devant un public enflammé.

Le trompettiste incite son audience à danser, à chanter pendant plusieurs minutes pour accompagner ses compositions. 

Avec à la fois beaucoup de calme et d’intensité, le public se plonge dans un silence parfait pour se laisser emporter dans l’univers quasi-sacré du trompettiste lorsqu’il interprète True Sorry, un grand succès extrait de son album Illusions.

Une bouffée d'énergie. Le guitariste, le trompettiste, le bassiste et le pianiste y vont chacun de leur improvisation, Maalouf quitte la scène pour les laisser profiter de ce moment de gloire.

La chanteuse Flavia Coelho s'est aussi chargée d’introduire la soirée avec sa musique caribéenne, de reggae et de hip-hop.

Aussi spontané dans la vie que sur scène, Maalouf séduit. Il met l'accent sur la diversité ethno-culturelle et notre capacité à nous aimer (Capacity to Love). Il clôture ainsi son concert avec la réinterprétation du célèbre Discours final du « Dictateur », de Charlie Chaplin.

Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste.