Neuf accusés aux assises pour la séquestration d'une famille juive en Seine-Saint-Denis

La cour tentera d'éclaircir le mode d'organisation, le degré d'implication et les motivations des cinq membres, et de répondre à la question: cette famille a-t-elle été ciblée en raison de sa religion ? (Photo, AFP)
La cour tentera d'éclaircir le mode d'organisation, le degré d'implication et les motivations des cinq membres, et de répondre à la question: cette famille a-t-elle été ciblée en raison de sa religion ? (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Neuf accusés aux assises pour la séquestration d'une famille juive en Seine-Saint-Denis

  • « Je ne m'en suis pas remise », a confié avant l'audience Mireille Pinto, 78 ans et visiblement émue
  • Le 8 septembre 2017 en fin de matinée, Mme Pinto avait appelé la police en état de choc, expliquant que son mari, personnalité influente de la communauté juive, son fils et elle-même venaient d'être séquestrés par trois hommes

BOBIGNY, France :Le procès de neuf personnes accusées d'avoir agressé et séquestré un couple et leurs fils de confession juive à leur domicile de Livry-Gargan en 2017 s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis.

« Je ne m'en suis pas remise », a confié avant l'audience Mireille Pinto, 78 ans et visiblement émue. Le procès, qui doit durer jusqu'au 2 juillet à Bobigny, fait remonter à la surface de douloureux souvenirs chez cette septuagénaire et son mari de 88 ans, présent à l'audience malgré une santé fragile, ainsi que leur fils David, 51 ans.

Le 8 septembre 2017 en fin de matinée, Mme Pinto avait appelé la police en état de choc, expliquant que son mari, personnalité influente de la communauté juive, son fils et elle-même venaient d'être séquestrés par trois hommes dans leur pavillon cossu de Livry-Gargan, en banlieue parisienne.

Après avoir ligoté et frappé Roger Pinto, alors entrepreneur retraité et président d'une association caritative, et son fils, les trois agresseurs aux visages dissimulés par des foulards les avaient menacés avec un couteau et un tournevis avant de vandaliser la maison pendant deux heures. Avec une obsession : « trouver l'argent ».

Ils ne trouveront que 500 euros en espèces mais repartiront avec des bijoux de valeur et des cartes bancaires.

Le cerveau présumé de l'agression, Antony Y., 54 ans, 28 condamnations à son actif essentiellement pour vols, est jugé notamment pour séquestration en bande organisée sous la menace d'armes, avec la circonstance aggravante de l'antisémitisme.

Agés de 24 à 26 ans, trois hommes assis à ses côtés dans le box, ainsi qu'une femme de 23 ans qui comparaît libre sous contrôle judiciaire, doivent répondre des mêmes faits.

La cour tentera d'éclaircir le mode d'organisation, le degré d'implication et les motivations des cinq membres, et de répondre à la question: cette famille a-t-elle été ciblée en raison de sa religion ? Elle se penchera aussi sur le rôle joué par une seconde équipe après l'agression, composée de quatre autres accusés soupçonnés du recel des biens dérobés. 

Au cours de l'enquête, seul un des agresseurs présumés a reconnu, en partie, les faits, tout en affirmant qu'il ignorait la confession des victimes. Selon la famille, un des agresseurs avait lancé: « vous les juifs, vous avez de l'argent, nous nous n'avons rien. Vous les juifs, vous êtes les gâtés de la Terre, et nous nous sommes les laissés-pour-compte ».

Trois associations antiracistes - le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, la Ligue internationale contre le racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples - se sont portées parties civiles.

 


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.