Beyrouth est la troisième ville la plus chère du monde pour les expatriés

En plein effondrement économique au Liban, Beyrouth est devenue la ville la plus chère de la région pour les expatriés (Photo, AP)
En plein effondrement économique au Liban, Beyrouth est devenue la ville la plus chère de la région pour les expatriés (Photo, AP)
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Beyrouth est la troisième ville la plus chère du monde pour les expatriés

En plein effondrement économique au Liban, Beyrouth est devenue la ville la plus chère de la région pour les expatriés (Photo, AP)
  • Vivre dans la capitale libanaise comme expatrié est devenu plus coûteux que d’habiter à Tokyo, Zurich ou Shanghai
  • Riyad est devenue la ville la plus chère du Golfe, occupant la 29e place au niveau mondial. Djeddah, quant à elle, se classe 94e du classement, selon le rapport

DUBAÏ: Beyrouth est devenue la ville la plus chère pour les expatriés dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et la troisième au niveau mondial, selon la dernière enquête sur le coût de la vie réalisée par le cabinet de conseil Mercer. 

Grimpant de 42 places dans le classement mondial, Beyrouth a été au centre de l’effondrement économique et politique du Liban, aggravé par la pandémie de Covid-19, et l’explosion du port l’année dernière. 

Vivre dans la capitale libanaise en tant qu’expatrié est devenu plus coûteux que d’habiter à Tokyo, Zurich ou Shanghai. La ville d’Achgabat, au Turkménistan arrive en tête du classement, suivie de Hong Kong. 

Mercer établit sa liste annuelle en comparant le coût de plus de 200 articles dans chaque ville, notamment le logement, le transport, la nourriture, les vêtements, les articles ménagers, et les loisirs. 

Riyad est devenue la ville la plus chère du Golfe, occupant la 29e place au niveau mondial. Djeddah, quant à elle, se classe 94e, selon le rapport. 

Dubaï est passé du 23e rang l’année dernière au 42e cette année, et Abu Dhabi est 56e au classement, alors qu’il était 39e en 2020. 

D’autres villes du Golfe sont également devenues moins chères cette année, selon le rapport. Bahreïn est passé de la 52e à la 71e place, tandis que Mascate est passée de la 96e à la 108e place. Koweït City a perdu deux rangs, se classant à la 115e place, et le Qatar a perdu 21 rangs, atteignant la 130e place. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le FMI approuve une hausse des réserves de ses pays membres

«Elle aidera particulièrement nos pays membres les plus vulnérables qui s'emploient à surmonter les effets de la crise» sanitaire, a déclaré Georgieva. (Photo, AFP)
«Elle aidera particulièrement nos pays membres les plus vulnérables qui s'emploient à surmonter les effets de la crise» sanitaire, a déclaré Georgieva. (Photo, AFP)
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  • Le programme, qui avait déjà été approuvé par le conseil d'administration du FMI mi-juillet, sera mis en oeuvre le 23 août
  • Pour les pays pauvres, l'intérêt est aussi de se procurer des devises fortes sans avoir à verser des taux d'intérêt substantiels

WASHINGTON: Le conseil des gouverneurs du Fonds monétaire international a donné son feu vert lundi à l'augmentation des réserves de ses pays membres à hauteur de 650 milliards de dollars, dernière étape dans l'approbation de cette initiative devant permettre d'accroître les liquidités des pays les plus vulnérables.

"Il s'agit d'une décision historique: la plus importante allocation de DTS (droits de tirages spéciaux, NDRL) de l'histoire du FMI et une bouffée d'oxygène pour l'économie mondiale en cette période de crise sans précédent", a commenté la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, dans un communiqué.

"Cette allocation de DTS profitera à tous les pays membres, répondra au besoin mondial de réserves à long terme, stimulera la confiance et renforcera la résilience et la stabilité de l'économie mondiale", a-t-elle assuré. 

"Elle aidera particulièrement nos pays membres les plus vulnérables qui s'emploient à surmonter les effets de la crise" sanitaire, a ajouté Mme Georgieva.

Le programme, qui avait déjà été approuvé par le conseil d'administration du FMI mi-juillet, sera mis en oeuvre le 23 août. 

Les DTS nouvellement émis seront attribués aux pays membres proportionnellement à leur quote-part au FMI, a précisé l'institution.

Les pays émergents et les pays en développement doivent en recevoir environ 275 milliards de dollars. 

Mais "nous poursuivrons également des échanges actifs avec nos pays membres afin de déterminer les options viables d'un transfert volontaire des DTS des pays plus riches aux pays plus pauvres et plus vulnérables pour les aider à se remettre de la pandémie et à réaliser une croissance résiliente et pérenne", a indiqué Mme Georgieva.

Transparence 

Les pays riches pourraient par exemple transférer leurs DTS en utilisant ceux qui leur sont dévolus pour financer le Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI, ce qui accroîtrait l'offre de prêts aux pays à faible revenu, a relevé le FMI.

L'ONG Oxfam s'est félicitée de l'adoption de cette initiative. 

"Les nouveaux DTS vont apporter aux pays en développement en difficulté des liquidités dont ils ont vraiment besoin sans alourdir le fardeau de leur dette", a réagi Nadia Daar, responsable de l'organisation à Washington, dans un communiqué. 

Il est "inconcevable" que les pays riches ne réallouent pas d'une façon ou d'une autre une part de leurs DTS, "au moins 100 milliards de dollars comme le G7 l'a décidé" lors d'un sommet mi-juin, a noté la représentante d'Oxfam.

Il est aussi nécessaire que les gouvernements "travaillent en toute transparence et en collaboration avec la société civile" pour que les DTS soient utilisés à bon escient, a-t-elle aussi estimé.

Créés en 1969, les DTS (SDR en anglais) ne sont pas une monnaie et n'ont pas d'existence matérielle.

Leur valeur repose sur un panier de cinq grandes monnaies internationales, le dollar, l'euro, la livre, le renminbi ou yuan, et le yen.

Une fois émis, les DTS peuvent être utilisés soit en monnaie de réserve qui permet de stabiliser la valeur de la monnaie intérieure, soit convertis dans des monnaies plus fortes afin de financer des investissements. 

Pour les pays pauvres, l'intérêt est aussi de se procurer des devises fortes sans avoir à verser des taux d'intérêt substantiels.


Les stocks de semi-conducteurs à un «plus bas historique, selon le patron d'Infineon

Les composants de puissance jouent un rôle essentiel dans l’efficacité énergétique des équipements électriques. (Photo, AFP)
Les composants de puissance jouent un rôle essentiel dans l’efficacité énergétique des équipements électriques. (Photo, AFP)
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  • Dans le secteur automobile, premier débouché d'Infineon, la demande de composants est très forte pour alimenter le boom des véhicules électriques
  • D'avril à juin, le chiffre d'affaires d'Infineon a grappillé 1% de croissance sur le précédent trimestre, à 2,72 milliards d'euros

FRANCFORT: Le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon a fait état mardi de stocks à leur "plus bas historique", estimant que la pénurie de puces devrait se prolonger jusqu'en 2022.

"Les stocks sont au plus bas, nos puces passent directement de la production aux utilisateurs finaux", a déclaré Reinhard Ploss, président du directoire d'Infineon dans un communiqué.

Le groupe allemand figure parmi les plus grands fabricants mondiaux de puces électroniques, un secteur touché par un déséquilibre inédit entre une demande au plus haut et une offre insuffisante, notamment en raison de perturbations liées à la crise du Covid-19.

Dans son usine en Malaisie employant 8.000 personnes, dans l’État de Malacca, Infineon a dû interrompre la production pendant vingt jours en juin à cause de mesures de confinement locales.

Le manque à produire s'est par conséquent élevé entre "400 et 500 millions" de semi-conducteurs dans ce centre qui les teste et les emballe, a indiqué M. Ploss lors d'une conférence téléphonique. 

La production sur ce site sera à nouveau rétablie "d'ici fin août", a-t-il ajouté.

A Austin, au Texas, un site de production a été touché par une tempête cet hiver mais la production, qui en a souffert, a désormais retrouvé son niveau habituel.

Les récentes crues dévastatrices dans plusieurs régions de l'ouest de Allemagne ont aussi eu un impact sur la chaîne de production, a expliqué M. Ploss.

Les capacités de production du Munichois sont freinées au moment où les carnets de commandes sont pleins au point de représenter deux années de ventes, alimentés par l'appétit des consommateurs pour les produits électroniques.

Cela prendra "jusqu'en 2022" pour "retrouver un équilibre offre-demande", a estimé M. Ploss lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Près des deux tiers des entreprises industrielles en Allemagne signalent à ce jour des problèmes de livraisons de produits semi-finis qui vont entraver la production, selon une enquête trimestrielle de l'institut munichois IFO publiée lundi. 

D'avril à juillet, la proportion d'entreprises concernées est passée de 45,0 à 63,8%. La pénurie affecte particulièrement les équipementiers électriques (84,4%) ainsi que les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs (83,4%), ajoute l'IFO.

Dans le secteur automobile, premier débouché d'Infineon, la demande de composants est très forte pour alimenter le boom des véhicules électriques.

Mais les constructeurs se trouvent en concurrence avec d'autres industries gourmandes en puces - ordinateurs, smartphones, objets connectés - qui captent une bonne part de l'offre.

D'avril à juin, le chiffre d'affaires d'Infineon a grappillé 1% de croissance sur le précédent trimestre, à 2,72 milliards d'euros.  

Le groupe a par ailleurs annoncé que son nouveau site de Villach, en Autriche, est prêt à commencer la production de composants de puissance sur tranches de 300 mm, qui peuvent accueillir un plus grand nombre de puces. 

La capacité installée du site, de 25% au départ, passera "à 100% d'ici 4 à 5 ans", a expliqué Jochen Hanebeck, directeur des opérations d'Infineon. 

Les composants de puissance jouent un rôle essentiel dans l’efficacité énergétique des équipements électriques.


Automobile: Stellantis affiche une rentabilité record et accélère son électrification

Stellantis vise désormais une marge opérationnelle autour de 10% sur l'année 2021, alors qu'il visait entre 5,5 et 7,5% au début de l'année. (Photo, AFP)
Stellantis vise désormais une marge opérationnelle autour de 10% sur l'année 2021, alors qu'il visait entre 5,5 et 7,5% au début de l'année. (Photo, AFP)
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  • Le chiffre d'affaires, de 75,3 milliards d'euros, est en hausse de 46% par rapport au premier semestre 2020, quand le marché était paralysé par la crise
  • Les marques premium de Stellantis seront parmi les premières à prendre le virage 100% électrique, face à Jaguar qui prévoit la grande bascule en 2025 et Volvo en 2030

PARIS: Le groupe automobile Stellantis, né début 2021 de la fusion du français PSA et de l'italo-américain Fiat-Chrysler (FCA), a fortement rebondi au premier semestre, affichant une rentabilité record malgré la pénurie de semi-conducteurs.

Alors que FCA était en retard dans le virage de l'électrique, son directeur général, Carlos Tavares, a décidé d'accélérer la transition. L'Europe veut bannir les véhicules à essence d'ici 2035.

Stellantis compte investir au total 30 milliards d'euros d'ici 2025 dans l'électrification de ses gammes, mais aussi dans les logiciels, pour lesquels il va présenter ses plans à l'automne.

Au total, 11 nouveaux véhicules électriques devraient être dévoilés au cours des deux prochaines années. Et les marques DS, Lancia, que le groupe souhaite relancer, et Alfa Romeo deviendront 100% électriques à partir de 2024, 2026 et 2027, respectivement.

Les marques premium de Stellantis seront parmi les premières à prendre le virage 100% électrique, face à Jaguar qui prévoit la grande bascule en 2025 et Volvo en 2030.

Le groupe a annoncé mardi un bénéfice net de 5,9 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, alors que FCA avait enregistré de très lourdes pertes début 2020, avant la fusion.

"Nous signons un excellent départ pour Stellantis, avec une performance éblouissante en Amérique du Nord mais aussi en Europe, nos deux moteurs", s'est félicité Carlos Tavares devant les analystes financiers. 

Le chiffre d'affaires, de 75,3 milliards d'euros, est en hausse de 46% par rapport au premier semestre 2020, quand le marché était paralysé par la crise. 

Sa marge opérationnelle de 11,4% du chiffre d'affaires est "une marge record pour les deux groupes originels", selon son directeur financier Richard Palmer. 

Carlos Tavares a adapté au nouveau géant la recette choc qu'il avait appliquée chez Peugeot-Citroën, revoyant la production, privilégiant les modèles les plus rentables et une politique de prix sévère. Pour ses premiers résultats, le groupe franco-italo-américain s'est placé devant ses concurrents: le numéro deux mondial Volkswagen a enregistré une marge de 8,8%, tandis que Nissan a atteint 4,5% au dernier trimestre, Hyundai 6,2% et Renault 2,8%. 

Seuls les constructeurs premium font mieux, avec Daimler à 12,2% et BMW à 13%. Toyota et General Motors doivent encore annoncer leurs résultats.

Objectifs relevés

Stellantis a présenté des chiffres solides sur le marché nord-américain, avec des bonnes ventes de ses pickups Ram et de ses Jeep hybrides. 

En Europe, le premier marché du groupe, les Peugeot 2008 et les nouvelles Citroën C4, les Opel Mokka et Fiat 500 électriques dopent les ventes.

Maserati revient dans le vert avec près de 11 000 véhicules vendus et un petit bénéfice de 29 millions d'euros.

Les actions du groupe ont brillé en Bourse mardi, prenant à 17H autour de 4% aux bourses de Paris, Milan et New York.

Les synergies entre FCA et PSA ont été "mises en place plus vite que prévu" pour un total d'1,3 milliard d'euros au premier semestre, selon le directeur financier, notamment sur les coûts de recherche et développement.

Stellantis vise désormais une marge opérationnelle autour de 10% sur l'année 2021, alors qu'il visait entre 5,5 et 7,5% au début de l'année.

Une telle hypothèse exclut d'éventuels nouveaux confinements, ou un renforcement de la crise des semi-conducteurs.

Le groupe franco-italo-américain est touché de plein fouet par cette pénurie de pièces électroniques: avec la mise à l'arrêt de plusieurs usines à travers le monde, elle l'a empêché de produire 700 000 véhicules, pour un total de 3,2 millions sortis de ses usines au premier semestre. 

Mais la crise ne devrait pas "empirer", selon Richard Palmer. Le troisième trimestre devrait être "semblable" au deuxième, soit une perte estimée de 500 000 véhicules, et la situation devrait ensuite s'améliorer.

L'industrie automobile compte sur l'ouverture de nouvelles capacités de production en Asie pour résoudre cette crise qui freine sa reprise depuis la fin de l'année 2020. 

D'autres problèmes d'approvisionnement vont continuer à représenter un "challenge" pour l'industrie, a souligné M. Palmer: les surcoûts sur le marché des matières premières comme l'acier, l'aluminium ou le cuivre ont représenté 750 millions d'euros au premier semestre et devraient se renforcer au second.