Aux assises, la famille d'Adama Traoré fait bloc autour de son frère Bagui

Assa Traoré à l’issue de l’audience au tribunal de Pontoise, le 21 juin (Photo, AFP).
Assa Traoré à l’issue de l’audience au tribunal de Pontoise, le 21 juin (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Aux assises, la famille d'Adama Traoré fait bloc autour de son frère Bagui

  • Cinq personnes comparaissent aux assises du Val-d'Oise pour des tirs d'armes à feu au cours des affrontements de rue il y a cinq ans à une trentaine de kilomètres au nord de Paris
  • Bangui Traoré, 29 ans est suspecté d'avoir organisé des attaques contre les forces de l'ordre dans les heures et jours suivant la mort d'Adama, son «jumeau» de cœur

PONTOISE: Au deuxième jour du procès des émeutes qui ont suivi la mort d'Adama Traoré en 2016, la famille de la victime a fait bloc mardi à la barre autour de son frère Bagui, donneur d'ordres présumé des violences urbaines, en dénonçant un « acharnement » contre lui.

Cinq personnes comparaissent aux assises du Val-d'Oise pour des tirs d'armes à feu au cours des affrontements de rue il y a cinq ans dans les communes mitoyennes de Persan et Beaumont-sur-Oise, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris.

La cour d'assises présidée par l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic a vu défiler à la barre mardi après-midi à Pontoise une partie du clan Traoré, qui a clamé l'innocence de Bagui. 

L'homme de 29 ans est suspecté d'avoir organisé des attaques contre les forces de l'ordre dans les heures et jours suivant la mort d'Adama, son « jumeau » de cœur.

Les émeutes, « ça a pété à Beaumont, à Persan, à Champagne, à Bruyères (des villes voisines, ndlr). Mon frère ne pouvait pas être partout, il était à la maison avec moi », a affirmé Lassana Traoré, un des grands frères de la famille, en décrivant une atmosphère de « guerre » sur place.

En apprenant la mort de son petit frère le 19 juillet 2016, ce responsable de ressources humaines à Bordeaux a sauté dans sa voiture et s'est précipité à Beaumont-sur-Oise, où est basée la fratrie Traoré, pour assumer les responsabilités de chef de famille.

Écoutes téléphoniques

Avec Bagui incarcéré depuis 2016, notamment pour d'autres condamnations, « ça fait maintenant cinq ans qu'on vit un drame familial, qu'on vit un peu un acharnement », dénonce ce grand quadragénaire longiligne, appelant le jury à se détacher du casier judiciaire chargé de son frère.

« Je ne comprends pas pourquoi une telle accusation », s'étonne également Maïmouna, la concubine de Bagui, rencontrée dans l'avion qui le ramenait du Mali après les funérailles d'Adama. Même ligne inflexible du côté de sa mère Hatouma : « Bagui n'a rien fait ». 

Face à ces dénégations en bloc, une avocate des parties civiles exhibe face à la mère Hatouma la retranscription d'une conversation téléphonique en soninké, une langue malienne, entre elle et sa fille Assa à l'automne 2016.

« Il ne faut pas que les enfants aillent au commissariat, ils sont capables de mettre des armes dans la voiture », y déclare notamment la mère de Bagui, dans cette discussion où il est également question d' « affaires à déplacer » se trouvant « dans une marmite derrière le lavabo ».

« C'est faux, je n'ai jamais dit ça ! », rétorque Hatouma, qui blâme une mauvaise traduction en français et des propos sortis de leur contexte.

L'audition de la sœur Assa Traoré, devenue depuis la mort de son petite frère une célèbre militante antiraciste, était initialement prévue en fin de journée mardi. Mais en raison de l'heure tardive, son passage à la barre a été reporté à mercredi matin.

Plus de 70 membres des forces de l'ordre sont parties civiles dans ce procès prévu pour durer trois semaines. Poursuivis principalement pour tentatives de meurtre en bande organisée, les accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Le verdict est attendu autour du 8 juillet.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".