Le Salon mondial du mobile revient à Barcelone, en format réduit et bardé de mesures sanitaires

Le président du conseil d'administration de la Fira de Barcelona Pau Relat, le PDG de la GSMA John Hoffman, le roi d'Espagne Felipe VI et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez arrivent au salon Mobile World Congress (MWC) à Barcelone le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
Le président du conseil d'administration de la Fira de Barcelona Pau Relat, le PDG de la GSMA John Hoffman, le roi d'Espagne Felipe VI et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez arrivent au salon Mobile World Congress (MWC) à Barcelone le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Le Salon mondial du mobile revient à Barcelone, en format réduit et bardé de mesures sanitaires

  • Ce congrès est l'un des premiers grands événements professionnels mondiaux à reprendre physiquement
  • Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le roi d'Espagne Felipe VI ont inauguré le salon dans la matinée

BARCELONE: Le Salon mondial du mobile (MWC), événement phare du secteur technologique, a débuté lundi à Barcelone dans un format drastiquement allégé et accompagné de multiples précautions sanitaires pour son grand retour physique depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Ce congrès est l'un des premiers grands événements professionnels mondiaux à reprendre physiquement. Le salon technologique CES de Las Vegas avait eu lieu entièrement en ligne en janvier, tandis que le congrès IFA de Berlin, prévu en septembre, a été annulé.

"C'est absolument incroyable d'être de retour ici sur cette scène, à Barcelone", a déclaré dans un discours Mats Granryd, directeur de l'association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), qui organise l'événement.

"Merci d'être venus", a-t-il dit aux spectateurs assis sur des chaises espacées de deux mètres, soulignant qu'il y avait "beaucoup d'autres personnes se joignant à nous en ligne".

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le roi d'Espagne Felipe VI ont inauguré le salon dans la matinée.

L'un des principaux intervenants sera le milliardaire de la tech Elon Musk, qui s'exprimera à distance mardi depuis la Californie.

Le MWC, prévu habituellement en février et annulé en 2020 quelques semaines avant le début des grands confinements mondiaux, a été décalé du 28 juin au 1er juillet cette année en raison de la pandémie.

Conçu sur un mode hybride, il comprendra des conférences virtuelles et physiques, ainsi que des stands d'entreprises installés dans le palais des congrès de Barcelone.

Test Covid obligatoire

Les congressistes faisaient la queue par dizaines lundi matin devant le centre de tests du Covid-19, obligatoire pour pénétrer dans les lieux équipés d'un système d'aération permettant de doubler, voire tripler le flux d'air en circulation.

Les participants devront porter en permanence un masque FFP2 à sécurité renforcée, remplir chaque matin une attestation sur l'honneur certifiant qu'ils n'ont aucun symptôme de la maladie et circuler dans les allées selon un sens prédéfini, une consigne qui semblait cependant peu respectée lundi.

Mais les allées, habituellement bondées, restaient assez clairsemées dans la matinée. L'événement, normalement réparti sur huit pavillons, n'en occupe que trois cette année.

"C'est une belle réussite de la part des organisateurs d'avoir réussi à mettre en place cet événement. Mais vu le nombre de participants par rapport aux précédentes éditions, on sent un peu de frilosité", a expliqué à l'AFP Samuel Norca, consultant mobiles pour l'éditeur de logiciels américain Amplitude.

Le nombre de visiteurs a été plafonné à 50 000 par mesure de précaution, mais ne devrait pas dépasser 30 à 35 000 personnes, contre plus de 100 000 en temps normal, selon les organisateurs.

L'ampleur de l'édition 2021 sera également très allégée par l'absence physique de nombreux grands fabricants.

Le coréen Samsung, le finlandais Nokia, le suédois Ericsson, les américains Google et Facebook ont renoncé à se déplacer pour ne pas exposer leurs salariés à un risque de contagion, mais certains interviendront par écrans interposés.

Samsung présentera lundi soir en ligne un produit en lien avec ses montres connectées.

Huawei présent

Le chinois Huawei, cible de sanctions américaines qui plombent ses ventes, est le plus grand groupe présent physiquement, aux côtés des opérateurs télécoms comme Orange ou Telefonica.

Contrairement aux années précédentes, aucun fabricant majeur n'a annoncé la présentation d'un nouveau téléphone à Barcelone, alors que les ventes mondiales de smartphones sont en phase de rebond, après avoir chuté de 5,9% sur un an en 2020, selon le cabinet IDC.

Elles devraient progresser de 7,7% cette année, selon IDC.

Les conférences se pencheront sur le déploiement mondial des réseaux d'internet ultra-rapides 5G, sur la hausse de la demande pour les objets connectés et la télémédecine provoquée par la pandémie, mais aussi sur certaines questions éthiques.

"Comment empêche-t-on les fake news et la manipulation des médias? Comment s'assurer que l'intelligence artificielle n'exclut pas les plus vulnérables? Que cela nous plaise ou non, nous sommes au coeur de ces problèmes", a prévenu le PDG d'Orange, Stéphane Richard, présent en chair et en os, tandis que ses homologues Timotheus Hottges de Deutsche Telekom et Yang Jie de China Mobile se sont exprimés en ligne.

 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.