Les États-Unis « horrifiés» par les atrocités des Houthis

Le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, prend la parole au département d'État à Washington, DC. (Photo, AFP/Archives)
Le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, prend la parole au département d'État à Washington, DC. (Photo, AFP/Archives)
Short Url
Publié le Vendredi 02 juillet 2021

Les États-Unis « horrifiés» par les atrocités des Houthis

  • Les miliciens houthis ont lancé mardi deux missiles lors de la dernière attaque sur Marib, toujours sous le contrôle du gouvernement. Trois personnes ont été tuées, dont un enfant
  • La plus haute diplomate US au Yémen a sommé les Houthis à «accepter un cessez-le-feu et à entreprendre des négociations» pour un règlement pacifique du conflit

WASHINGTON : Le département d'État américain «en a ras-le-bol» des attaques des Houthis au Yémen, a déclaré jeudi le porte-parole Ned Price lors d'un point de presse, ajoutant que les agressions compliquent de plus en plus la crise humanitaire dans le pays.

Un responsable du gouvernement yéménite a affirmé mardi que les miliciens houthis ont lancé mardi deux missiles lors de la dernière attaque sur Marib, toujours sous le contrôle du gouvernement. Trois personnes ont été tuées, dont un enfant.

Les missiles ont atterri dans le quartier de Rawdha de la ville surpeuplée, selon Ali Al-Ghulisi, l’attaché de presse du gouverneur de la province.

Au moins dix autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées dans l'attaque, ajoute Al-Ghulisi.

Les Houthis affirment avoir touché des camps militaires dans la ville, sans pour autant fournir de preuves.

Le Yémen est plongé dans une guerre civile depuis 2014, lorsque les Houthis soutenus par l'Iran se sont propagés à travers une grande partie du nord et se sont emparés de la capitale, Sanaa, forçant le gouvernement internationalement reconnu à l'exil. L'année suivante, une coalition arabe est entrée alors en guerre aux côtés du gouvernement yéménite.

Les missiles de mardi ont atterri dans le même quartier résidentiel où une attaque de missiles et de drones chargés d'explosifs a pulvérisé une station-service au début du mois. L’opération a tué au moins 21 personnes, dont un père et sa fille de 2 ans.

Les Houthis ont lancé une offensive brutale contre Marib, la ville riche en pétrole et en gaz, en février dans le but de prendre le contrôle de la vile et d’expulser le gouvernement yéménite, suscitant une condamnation générale au sein de la communauté internationale.

Toutefois, les miliciens Houthis n'ont pas fait de progrès considérable et ont subi de lourdes pertes au milieu d'une forte résistance des forces gouvernementales appuyées par la coalition arabe.

Les Houthis ont tiré des missiles balistiques et lancé des drones sur Marib, souvent vers des zones civiles et des camps de personnes déplacées. Au cours des six derniers mois, plus de 120 civils ont été tués à Marib, dont quinze enfants, et plus de 220 personnes blessées, selon le gouvernement.

La plus haute diplomate américaine au Yémen, Cathy Westley, a condamné l'attaque de mardi. Elle exige que les Houthis «acceptent un cessez-le-feu et entreprennent des négociations» pour parvenir à un règlement pacifique du conflit.

Les Houthis ont de plus intensifié leurs attaques transfrontalières contre la région sud de l'Arabie saoudite depuis le début de l'année, prenant pour cibles des zones peuplées et des installations vitales, civiles et pétrolières. 

 

(Avec Reuters et l’AP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.