Syrie: Moscou échoue à faire réduire l'aide humanitaire transfrontalière

 Syrie: Moscou échoue à faire réduire l'aide humanitaire transfrontalière
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

Syrie: Moscou échoue à faire réduire l'aide humanitaire transfrontalière

  • L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Kelly Craft, a souligné l'importance de maintenir deux accès pour atteindre le maximum de Syriens
  • Le dispositif transfrontalier de l'ONU permet de s'affranchir de tout aval de Damas pour acheminer de l'aide humanitaire aux Syriens

NEW-YORK : La Russie a échoué mercredi à faire adopter par le Conseil de sécurité de l'ONU une réduction de l'aide humanitaire transfrontalière pour les Syriens, qui arrive à expiration vendredi, ne recueillant pas lors d'un vote un nombre suffisant de voix.

Il fallait neuf voix sur quinze à la Russie et aucun veto d'un membre permanent pour faire adopter le texte.

Moscou n'a recueilli que quatre voix en faveur du texte, sept pays se sont prononcés contre et quatre se sont abstenus, a annoncé le président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur allemand Christoph Heusgen, sans autre détail. "Le projet de résolution n'a pas été adopté, n'ayant pas réussi à obtenir le nombre de voix requises", a-t-il dit.

Selon des diplomates, la Russie, la Chine, le Vietnam et l'Afrique du Sud ont voté pour le texte, tandis que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Estonie et la République dominicaine Ont voté contre. La Tunisie, le Niger, l'Indonésie et Saint Vincent et les Grenadines se sont pour leur part abstenus.

Moscou avait utilisé son veto mardi contre un projet de résolution de l'Allemagne et de la Belgique, chargées du dossier humanitaire syrien à l'ONU, prévoyant une extension d'un an de l'autorisation transfrontalière et le maintien des deux points de passage actuellement utilisés à la frontière turque.

Ces deux entrées se situent à Bab al-Salam, qui mène à la région d'Alep, et à Bab al-Hawa, qui dessert la région d'Idleb. Moscou veut supprimer le premier point de passage et ne prévoir que six mois d'autorisation pour le deuxième.

Le dispositif transfrontalier de l'ONU, qui existe depuis 2014, permet de s'affranchir de tout aval de Damas pour acheminer de l'aide humanitaire aux Syriens. Selon des diplomates, l'Allemagne et la Belgique devraient proposer un nouveau texte prochainement au Conseil de sécurité pour un vote d'ici à vendredi.

« Ligne rouge » 
L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Kelly Craft, a pour sa part souligné l'importance de maintenir deux accès en Syrie."Nous savons que la bonne chose à faire est que ces points de passage dans le nord-ouest restent ouverts pour atteindre le maximum de Syriens qui ont besoin d'aide humanitaire", a-t-elle dit. Interrogée pour savoir s'il s'agissait d'une "ligne rouge", elle a répondu: "oui, absolument". 

Selon Kelly Craft, garder seulement Bab al-Hawa coupera 1,3 million de personnes vivant dans le nord d'Alep de toute aide humanitaire.

En janvier, la Russie avait déjà fait plier le Conseil de sécurité pour réduire drastiquement le dispositif, de quatre points d'entrée à deux, et pour uniquement six mois alors qu'elle était jusqu'alors annuelle.

Moscou considère que l'autorisation transfrontalière viole la souveraineté de la Syrie et estime que l'aide internationale peut être contrôlée par Damas avec un même résultat. C'est faux, rétorquent les Occidentaux, qui jugent qu'il n'y a pas d'alternative et soulignent les obstacles posés par la bureaucratie syrienne à l'aide acheminée avec l'accord du régime syrien.


 


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.