«Il faut accélérer le déploiement du plan de relance», selon Jean Castex

Le Premier ministre Jean Castex (Photo, AFP).
Le Premier ministre Jean Castex (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 juillet 2021

«Il faut accélérer le déploiement du plan de relance», selon Jean Castex

  • En septembre dernier, le gouvernement a lancé un plan de relance de cent milliards d'euros
  • Samedi, Jean Castex a appelé à «accélérer le déploiement du plan de relance», en l'adaptant aux «réalités économiques qui évoluent»

CORBEIL-ESSONES: A Corbeil-Essonnes (Essonne), où il a visité samedi deux entreprises ayant bénéficié d'aide financière en pleine pandémie, le Premier ministre Jean Castex a appelé à « accélérer le déploiement du plan de relance » pour assurer une croissance « vigoureuse » lors de la reprise.

Jean Castex a en particulier choisi de revenir sur le site de X-Fab, entreprise qu'il avait visitée il y a un an « jour pour jour » lors de sa première sortie officielle en tant que Premier ministre. « C'est pour illustrer (...) l'une de nos volontés premières : assurer le suivi de l'exécution de ce qu'on fait », a-t-il expliqué.

« Dans l'accompagnement de la reprise, nous devons être aussi performants que nous l'avons été dans l'accompagnement de la crise », a-t-il encore affirmé, aux côtés d'Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation.

En septembre dernier, le gouvernement a lancé un plan de relance de cent milliards d'euros. L'usine X-Fab, qui se présente comme l'un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, a bénéficié de cinq millions.

Samedi, Jean Castex a appelé à « accélérer le déploiement du plan de relance », en l'adaptant aux « réalités économiques qui évoluent ».

Depuis un an, « la situation a complètement changé, on n'est plus dans une crise sociale mais industrielle », a abondé Jocelyne Wasselin, directrice générale de X-Fab.

« On n'a pas assez de capacité aujourd'hui pour faire face à une demande tirée (notamment) par l'électrification des voitures qui va plus vite que prévu », a-t-elle expliqué, relevant notamment la difficulté d' « embaucher des métiers techniques ».

« Si l'évolution des métiers ne s'accompagne pas d'un fort effort de formation, on n’atteindra pas la cible », a relevé Jean Castex, assurant que l'une des priorités du gouvernement est de « veiller à ce que la croissance économique soit la plus vigoureuse possible ».

Objectif : « la souveraineté économique », notamment en mettant « le paquet pour inciter à la relocalisation ». Aujourd'hui, « il faut éviter de perdre » des entreprises des secteurs « très impactés par la crise », comme l'industrie, et « très représentés » dans l'Essonne, selon Jean Castex.

« Sans l'aide de France Relance, il aurait été très difficile de réaliser les choses », a reconnu Jean-Pierre Leboeuf, PDG de Micronique, entreprise spécialisée dans la fabrication et l'intégration de cartes électroniques, qui a bénéficié d'une aide de 1,51 million d'euros.

Fondée en 1975, son ambition est de bâtir en 2023 une nouvelle usine « Industrie du futur ». « Si tout va bien on va multiplier le personnel par quatre et le chiffre d'affaires par 8 », a prédit Jean-Pierre Leboeuf, tablant sur 80 salariés et un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros à l'horizon 2026-2027.


Affrontements jeudi soir dans le centre de Rennes, 4 interpellations

Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
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  • La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir
  • «Il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée»

RENNES: Des affrontements ont éclaté jeudi soir dans le centre de Rennes lors d'une manifestation non déclarée de l'ultra gauche, aboutissant à quatre arrestations, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, du parquet et de la mairie.

Jeudi soir, "200 manifestants environ étaient présents dans le centre de Rennes, il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée. Le préfet condamne ces violences", a indiqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine vendredi matin à l'AFP.

Philippe Astruc, procureur de la République à Rennes, a précisé que les quatre jeunes hommes, nés en 2002, 2003, 2004 et 2007, avaient été placés en garde à vue "pour des faits notamment de violences avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique et participation à un attroupement armé".

"Trois policiers ont été légèrement blessés dans les affrontements qui font suite à la volonté des policiers de mettre fin à un tapage au square Ligot (dans le centre, ndlr) à Rennes après avoir été sollicités vers 22H30 par des riverains", a indiqué M. Astruc à l'AFP.

Vendredi soir, le procureur a précisé les suites judiciaire pour les quatre interpellés, parmi lesquels figure "un  mineur, sans antécédent".

Ce dernier s’est vu délivrer une convocation devant le tribunal pour enfants le 10 novembre "pour des faits d’outrages à personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion, port d’arme de catégorie D et participation à un groupement armé".

"Il a reconnu les faits reprochés", a ajouté le magistrat.

"Un majeur SDF de nationalité roumaine, a reconnu avoir jeté des cannettes sur les fonctionnaires de police et avoir ramassé des poubelles pour que les autres manifestants y mettent le feu", a expliqué M. Astruc.

"Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel le 10 août 2023 pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, de participation à un attroupement armé et de complicité de destruction par moyen dangereux", a ajouté le procureur.

"Il était en train de s’alcooliser lorsque les violences ont débuté et a décidé d’y prendre part", a poursuivi M. Astruc précisant que "deux autres gardes à vue de deux étudiants ont été levées pour poursuite d’enquête, des vérifications étant nécessaires".

Cette manifestation non déclarée s'est déroulée le jour de rassemblements, à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires et d'organisations de jeunesse, pour réclamer des hausses de salaires et donner un coup de semonce sur les retraites, au moment où l'exécutif précise sa méthode pour réformer.

La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir.

"Je condamne les violences insupportables et les dégradations commises par un groupe de casseurs cette nuit dans le centre-ville de Rennes", a indiqué la maire dans un communiqué transmis à l'AFP, adressant son "soutien aux trois agents de police qui ont été blessés".

De source policière, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant des grenades lacrymogènes. Une dizaine de fusées de feu d'artifice en tirs tendus de mortiers ont visé les policiers. La situation est retournée au calme vers 01H00 du matin dans la capitale bretonne.

Vendredi matin, des traces de brasier étaient encore visibles sur cette place tout comme sur la place de la mairie, a constaté un journaliste de l'AFP, ainsi que des tags hostiles à la police ou appelant à la violence.


Ukraine: Macron «condamne fermement l’annexion illégale» de quatre régions par la Russie

Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
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  • «Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson»
  • «La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire», réagit l'Elysée

PARIS : Emmanuel Macron a condamné vendredi "fermement l'annexion illégale" par la Russie de quatre régions d'Ukraine, qui représente "une violation grave du droit international", a indiqué la présidence française.

"Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Il s’agit là d’une grave violation du droit international comme de la souveraineté ukrainienne. La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire", réagit l'Elysée après la signature par le président Vladimir Poutine de cette annexion.


L'imam Iquioussen, recherché par la France, arrêté en Belgique

"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne. (Photo d'illustration/AFP).
"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne. (Photo d'illustration/AFP).
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  • «Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police», a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne
  • La procédure de remise à la France de l'imam pourrait prendre plusieurs semaines si l'intéressé s'y oppose

BRUXELLES : L'imam marocain Hassan Iquioussen, mis en cause en France pour des propos jugés "contraires aux valeurs de la République" et visé par un mandat d'arrêt européen, a été arrêté vendredi près de Mons, en Belgique.

"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré à l'AFP le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne.

Selon une source policière française, il a été interpellé par la police belge "sans incident".

Introuvable depuis le feu vert du Conseil d'Etat à son expulsion, fin août, le prédicateur a ensuite fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen délivré par un juge d'instruction de Valenciennes (nord), pour "soustraction à l'exécution d'une décision d'éloignement".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé fin juillet l'expulsion de ce prédicateur du Nord, fiché S (pour sûreté de l'Etat) par la DGSI "depuis dix-huit mois", selon lui.

L'arrêté d'expulsion lui reprochait "un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d'une vision de l'islam contraires aux valeurs de la République".

L'imam est depuis au cœur d'un imbroglio juridique.

Son avocate, Me Lucie Simon, conteste en particulier la validité du mandat d'arrêt le visant, estimant qu'il se fonde "sur une infraction" qui n'est, selon elle, "pas constituée". "Pourquoi le rechercher ? Pourquoi vouloir le faire revenir ?", s'était-elle interrogée début septembre.

Querelles juridiques

Selon le ministère français de l'Intérieur, il revient désormais à la justice belge de remettre l'intéressé aux autorités françaises en exécution du mandat d’arrêt.

La procédure de remise à la France de l'imam pourrait prendre plusieurs semaines si l'intéressé s'y oppose.

Entre querelles juridiques et batailles médiatiques, les débats autour de l'imam ont nourri l'actualité française du mois d'août, à partir de l'annonce de son expulsion vers le Maroc, suspendue ensuite par le tribunal administratif de Paris qui a jugé qu'elle porterait "une atteinte disproportionnée" à sa "vie privée et familiale".

Il avait été éclaboussé par une première polémique en 2004, épinglé pour des propos jugés antisémites dans un discours sur la Palestine. L'intéressé avait reconnu par la suite "des propos déplacés" et présenté ses excuses.

Son nom est réapparu ensuite régulièrement dans la presse et le débat public.

Sa chaîne YouTube, où il délivre cours et sermons sur l'islam dans la vie quotidienne (pauvreté, violence, épanouissement dans le couple...), compte 178 000 abonnés.

Né en France, il avait décidé à sa majorité de ne pas opter pour la nationalité française. Lui affirme y avoir renoncé à 17 ans sous l'influence de son père, et avoir ensuite tenté en vain de la recouvrer. Ses cinq enfants et ses 15 petits-enfants sont eux Français et implantés dans le Nord de la France : un fils est imam à Raismes, un autre ex-élu PS à Lourches.