Les Houthis profitent de l'accord de Stockholm pour se livrer à des actes terroristes, selon le ministre de l’Information yéménite

L'accord de Stockholm devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen, et soutenir la stabilité dans le pays (Photo, AFP)
L'accord de Stockholm devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen, et soutenir la stabilité dans le pays (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 05 juillet 2021

Les Houthis profitent de l'accord de Stockholm pour se livrer à des actes terroristes, selon le ministre de l’Information yéménite

L'accord de Stockholm devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen, et soutenir la stabilité dans le pays (Photo, AFP) L'accord de Stockholm devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen, et soutenir la stabilité dans le pays (Photo, AFP)
  • L'accord de Stockholm devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen
  • Le ministre de l’information yéménite a signalé l’échec d’une tentative d’attaque terroriste des Houthis à Hodeidah, perpétrée au moyen de deux bateaux chargés d'explosifs

DUBAÏ: Les militants houthis ont profité de l'accord de Stockholm de 2018 avec le gouvernement yéménite pour poursuivre leurs activités terroristes dans ce pays en proie à des conflits, a déclaré le ministre de l'Information du Yémen, Mouammar al-Eryani. 

Samedi, Al-Eryani a fait état de l’échec d’une tentative d’attaque terroriste du groupe soutenu par l'Iran à Hodeidah, perpétrée au moyen de deux bateaux chargés d'explosifs. «L'utilisation par la milice des ports [de la mer Rouge] de Hodeidah, Al-Salif et Ras Issa pour équiper des bateaux chargés de bombes et télécommandées confirme que les Houthis ont utilisé l'accord de Stockholm pour servir leurs activités terroristes», a précisé Al-Eryani, selon un rapport de l’agence de presse officielle Saba 

Ces attaques qui ont échoué «montrent à nouveau le grave danger que le contrôle continu des Houthis sur certaines parties des côtes de Hodeidah fait peser sur la sécurité des navires commerciaux, des pétroliers, et des voies maritimes internationales», a-t-il ajouté. 

L'accord de Stockholm, négocié par Martin Griffiths, l'envoyé spécial des Nations unies à cette période, devait donner une impulsion au processus de paix au Yémen, et soutenir la stabilité dans le pays. 

L'accord comportait des clauses comprenant trois éléments clés – l'échange de prisonniers, les villes d’Hodeidah et Taëz – qui n'ont en grande partie pas été respectées. 

Par ailleurs, le Comité national d'aide humanitaire d'urgence du Yémen a accusé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) de fournir une assistance aux Houthis. 

Abdallah al-Hashidi, président du bureau du comité à Al-Jawf, et vice-gouverneur de la province du nord, a affirmé que le bureau de l'ONU versait une aide en espèces à des combattants militants, selon un registre houthi des personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI). 

«Bien qu’il soit connu que les Houthis [en 2020] ont forcé les habitants d'Al-Jawf à fuir vers Marib, où ils se sont installés comme déplacés internes, «le Comité a été surpris de constater que l'Ocha consultait un registre [houthi] sur les prétendus 1, 255 millions de déplacés internes venus à Al-Jawf, depuis les provinces de Saadah, Amran et Marib», a affirmé Al-Hashidi. 

En se basant sur ce rapport, l'Ocha «a versé une aide en espèces aux militants houthis soutenus par l'Iran», a-t-il indiqué. 

Ce responsable yéménite a appelé à une enquête internationale pour mettre fin au détournement de l'aide de l'ONU en faveur des combattants des milices, et au retour de l'aide aux déplacés vivant dans des camps depuis l'invasion par les Houthis de la capitale provinciale d'Al-Jawf, en mars 2020. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.


Le Conseil des ministres saoudien condamne les attaques iraniennes et affirme le droit du Royaume à se défendre

La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
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  • Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles

RIYAD : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles et des drones ayant tenté de viser des sites et des installations dans le pays.

Le prince héritier a informé le Conseil des récents entretiens téléphoniques qu’il a eus avec les dirigeants de plusieurs pays dans le cadre de consultations en cours sur les évolutions régionales et leurs répercussions sur la stabilité régionale et internationale.

Dans une déclaration à l'agence de presse saoudienne, le ministre de l’Information Salmane bin Yousef Al-Dossari a indiqué que le Conseil avait également examiné les efforts de l’Arabie saoudite pour renforcer la coordination et la coopération avec ses partenaires du Golfe et du monde arabe afin de faire face aux défis régionaux actuels.

Le Conseil a salué les déclarations issues des récentes réunions entre le Conseil de coopération du Golfe et l’Union européenne, ainsi que celles de la Ligue arabe, qui ont condamné les attaques iraniennes. 

Le Conseil a également évoqué la prochaine Journée du drapeau saoudien, célébrée le 11 mars, la décrivant comme un symbole de l’histoire du Royaume, de son identité nationale et de ses principes fondateurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth et sa banlieue

La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, visant des infrastructures du Hezbollah Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuées et environ 760.000 déplacées au Liban. Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuée
  • Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé

BEYROUTH: Israël a mené mercredi de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien, alors que son offensive a fait quelque 760.000 déplacés au Liban.

Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé, a indiqué l'agence officielle Ani.

Cet organe a par ailleurs fait état d'un "raid violent" sur la banlieue sud de la capitale, régulièrement visé depuis dix jours. Des images en direct d'AFPTV ont montré des colonnes de fumée s'élevant des sites touchés.

L'armée israélienne avait annoncé plus tôt une vague de frappes sur Beyrouth, disant cibler "des infrastructures du Hezbollah".

Près de 500 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars, selon des chiffres officiels.

Et au moins 759.300 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée début mars en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

La représentante du HCR au Liban, Karolina Lindholm Billing, a averti mardi à Genève que "le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter".

"La plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Békaa", a-t-elle expliqué.

Dans l'immense Cité sportive à Beyrouth, un camp de toile a été installé pour accueillir les déplacés fuyant les bombes.

"Nous avons fui à pied à deux heures du matin et avons passé la première nuit dehors", sur le front de mer, a raconté mardi à l'AFP Fatima Chehadé, une habitante de la banlieue sud âgée 35 ans, mère de quatre enfants dont un bébé.

Mardi après-midi, de violentes frappes avaient déjà visé le sud de la capitale, pilonné depuis neuf jours.

Des images de l'AFPTV ont montré un nuage de fumée se dégager de ce quartier, qui abrite en temps normal entre 600.000 et 800.000 habitants.

Dans le sud du Liban, l'armée israélienne a également frappé mardi le secteur de Tyr, après avoir exhorté la population à évacuer.

Selon Ani, le maire et un conseiller municipal de la ville de Jwaya, près de Tyr, ont été tués.

Des raids "successifs" sur la ville de Qana, également près de Tyr, ont fait cinq morts et cinq blessés, selon le ministère de la Santé mercredi.

Près de la frontière avec Israël, des combattants du Hezbollah ont attaqué à plusieurs reprises des troupes israéliennes près des villes frontalières de Khiam et d’Odaisseh, a déclaré la formation libanaise dans un communiqué.

L’Ani a également fait état d'"affrontements entre le Hezbollah (...) et une force ennemie en périphérie de la localité d'Aitaroun", dans ce secteur.

Israël a enjoint à plusieurs reprises les habitants d'évacuer une vaste zone du sud, s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord.

Les derniers habitants d'un village chrétien frontalier avec Israël, Alma Al-Chaab, qui avaient résisté aux avertissements israéliens, ont été évacués mardi par les Casques bleus, selon une source de l'ONU et un correspondant de l'AFP.

"83 personnes sont parties, personne n'est resté parce qu'ils se sentaient en danger", a indiqué à l'AFP le maire du village, Chadi Sayah.

La plaine orientale de la Békaa, un bastion du Hezbollah frontalier de la Syrie, est également pilonnée par l'armée israélienne.

Mardi, les présidents libanais, Joseph Aoun, et syrien, Ahmad al-Chareh, sont convenus de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident frontalier, a annoncé la présidence à Beyrouth.

La Syrie avait dénoncé dans la nuit des tirs d'artillerie du Hezbollah pro-iranien vers son territoire.