Plus de 100 grands investisseurs appellent les banques à faire plus sur le climat

Les investisseurs veulent que les banques s'engagent à identifier et à publier leur impact, et a se fixer à des objectifs en la matière d'ici 2024. (Photo, AFP)
Les investisseurs veulent que les banques s'engagent à identifier et à publier leur impact, et a se fixer à des objectifs en la matière d'ici 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Plus de 100 grands investisseurs appellent les banques à faire plus sur le climat

  • Au total, 115 investisseurs, pesant 4 200 milliards de dollars, comme les gérants d'actifs Aviva Investors, Fidelity ou M&G, ont adressé une lettre à 63 banques
  • La lettre appelle les banques à s'aligner sur le scénario visant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré

LONDRES: Plus d'une centaine de sociétés d'investissement ont lancé mercredi un appel à plusieurs grandes banques dans le monde comme JPMorgan et Deutsche Bank afin qu'elles en fassent davantage sur le climat, notamment en renonçant à financer le charbon.

Ces gérants d'actifs suggèrent qu'ils pourraient soutenir des résolutions poussant les banques à aller plus loin, ou alors à voter contre la réélection des dirigeants par exemple.

Au total, 115 investisseurs, pesant 4 200 milliards de dollars, comme les gérants d'actifs Aviva Investors, Fidelity ou M&G, ont adressé une lettre à 63 banques, dont Standard Chartered, selon un communiqué de l'ONG ShareAction.

Les investisseurs leur demandent de renforcer leurs mesures sur le climat et la biodiversité, compte tenu du rôle central qu'elles jouent avec l'attribution de financements, et en particulier à l'approche de la prochaine COP26 qui se tient en novembre à Glasgow en Écosse.

La mesure phase serait d'arrêter le financement du charbon d'ici 2030 dans les pays de l'OCDE et d'ici 2040 pour les autres. Les investisseurs espèrent même que les banques puissent annoncer avant la COP26 ne plus financer des entreprises qui ont des nouveaux projets de charbon.

Au-delà, la lettre appelle les banques à s'aligner sur le scénario visant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré, ce qui a poussé déjà l'Agence internationale de l'énergie à recommander au secteur pétrolier l'arrêt de tout projet d'exploration.

Sur le volet biodiversité, les investisseurs veulent que les banques s'engagent à identifier et à publier leur impact, et a se fixer à des objectifs en la matière d'ici 2024.

Sur tous les sujets, les sociétés d'investissement attendent une réponse d'ici le 15 août, y compris les étapes prévues à court terme pour répondre aux différents défis.

Toute absence de progrès "pourra être prise en considération au moment des assemblées générales d'actionnaires en 2022 dans le vote de résolutions", prévient la lettre.

"Les investisseurs veulent des mesures concrètes maintenant et les banques qui échoueront à répondre peuvent s'attendre à faire face à de sérieux défis lors des prochaines assemblées générales", prévient Jeanne Martin de l'ONG ShareAction.

C'est ce qui s'est passé déjà en mai quand les actionnaires d'ExxonMobil et de Chevron ont voté pour les forcer à lutter plus énergiquement contre le changement climatique. Un fonds activiste sur le sujet a même réussi à être représenté au conseil d'administration d'Exxon.


Erdogan remplace son ministre des Finances

À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux. (Photo, AFP)
À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux. (Photo, AFP)
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  • L'économie turque fait face à la dégringolade de la monnaie et à une inflation galopante
  • La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a nommé mercredi soir un nouveau ministre des Finances sur fond de turbulences traversées par l'économie turque depuis quelques semaines avec la dégringolade de la monnaie et une inflation galopante.

Dans un décret présidentiel paru mercredi à minuit, le chef de l'Etat a remplacé son ministre de Finances, Lutfi Elvan, par Nureddin Nebati, l'adjoint de M. Elvan.

D'après le décret présidentiel, M. Erdogan a accepté la démission de M. Elvan et a nommé M. Nebati à sa place.

En poste depuis novembre 2020, M. Elvan avait pris ses fonctions après la démission du gendre du chef de l'Etat turc, Berat Albayrak, du ministère.

Sa nomination avait été saluée par l'organisation patronale turque et des analystes.

Mais son mandat a été marqué par des crises.

Mercredi dans la matinée, la Banque centrale turque est intervenue pour stopper la chute de la livre turque qui a perdu quelque 30% de sa valeur face au dollar en un mois.

Conformément au souhait du président, cette institution – officiellement indépendante – a abaissé son taux directeur en novembre (de 16 à 15%) pour la troisième fois en moins de deux mois, à un moment où l'inflation frôle les 20% sur un an, un taux quatre fois supérieur à l'objectif initial du gouvernement.

À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux.

Depuis 2019, M. Erdogan a limogé trois gouverneurs de la banque centrale qui s'opposaient à son souhait d'abaisser les taux d'intérêt.

La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année.

 


La menace d'une paralysie de l'Etat fédéral américain se rapproche

Fin septembre déjà, les élus du Congrès avaient signé une loi de refinancement du budget qui arrive à terme à la fin de cette semaine. (Photo, AFP)
Fin septembre déjà, les élus du Congrès avaient signé une loi de refinancement du budget qui arrive à terme à la fin de cette semaine. (Photo, AFP)
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  • Les parlementaires américains ont d'ici vendredi soir pour s'entendre sur une nouvelle loi de finances s'ils veulent éviter un «shutdown»
  • Une poignée d'élus républicains, la plupart très proches de Donald Trump, refusent pour l'instant de soutenir le budget présenté

La menace d'un assèchement des finances de l'Etat fédéral américain à la fin de la semaine grandissait aux Etats-Unis mercredi, les élus du Congrès n'ayant pas pour l'instant réussi à s'accorder sur un budget qui éviterait cette situation très impopulaire.

Les parlementaires américains ont d'ici vendredi soir pour s'entendre sur une nouvelle loi de finances s'ils veulent éviter la paralysie soudaine des services fédéraux, surnommée "shutdown", qui forcerait des centaines de milliers d'employés au chômage technique.

Ministères mais aussi parcs nationaux, certains musées et une multitude d'organismes seraient touchés. Le "shutdown" de l'hiver 2018, le plus long en date, avait notamment affecté le contrôle des bagages dans les aéroports.

Malgré les fortes divisions partisanes, la plupart des élus des deux camps ne veulent pas de cette situation qui risque de semer la pagaille avant les fêtes.

Mais une poignée d'élus républicains, la plupart très proches de Donald Trump, refusent pour l'instant de soutenir ce budget, arguant qu'il contribuerait à financer la mise en place des obligations vaccinales dans le pays, auxquelles ils s'opposent.

Dans un communiqué, ils ont exhorté mercredi leurs collègues au Sénat à utiliser "tous les outils à leur disposition" pour empêcher le passage de cette loi temporaire, et faire ainsi pression sur l'administration Biden.

Les démocrates, qui ont impérativement besoin du soutien des républicains pour approuver une nouvelle loi de finances d'ici vendredi, étaient nombreux à faire part de leur exaspération.

"Il serait irresponsable de paralyser notre gouvernement au moment où nous entrons dans l'hiver et nous nous préparons aux effets du variant Omicron - le tout au nom de la lutte contre une obligation vaccinale destinée à augmenter les taux de vaccination et sauver des vies", a fustigé le sénateur de Virginie Mark Warner.

Il est certes très courant que des accords de dernière minute soient trouvés sur des budgets temporaires. Mais la situation était assez incertaine pour que plusieurs économistes commencent à chiffrer le prix de ce blocage.

Une semaine de "shutdown" coûterait 6 milliards de dollars à l'économie américaine, selon une note de l'institut Oxford Economics.


Qatar Air opte pour le Boeing cargo après un différend sur la peinture avec Airbus

(Shutterstock)
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  • Après un désaccord sur une question de peinture, Qatar Airways a passé une commande à Boeing pour près de 50 avions cargo
  • Qatar Airlines est classée comme le plus grand transporteur de fret parmi les compagnies aériennes de passagers

RIYAD: Qatar Airways a passé une commande à Boeing pour près de 50 avions cargo dans un contexte de différend avec Airbus, a rapporté Bloomberg. 
Le PDG de Qatar Airways, Akbar al-Baker, s’est dit préoccupé par des défauts de peinture et de finition de surface des avions cargo A350 d'Airbus, à la suite d’une proposition d'utiliser une feuille de cuivre comme paratonnerre sur le fuselage. Ce qui pourrait obliger la compagnie à demander de nouvelles approbations réglementaires. 
«Lorsque nous changeons même les accoudoirs de nos sièges, ils doivent être certifiés à nouveau», a rapporté Bloomberg citant Al-Baker. 
Les problèmes de finition de surface des avions cargo A350 d'Airbus surviennent alors que la compagnie aérospatiale cherche à réunir des acquéreurs pour la version cargo. 
Plus tôt cette semaine, le porte-parole d'Airbus avait déclaré que la société travaillait sur la question de la peinture avec l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne. 
Qatar Airlines est classée comme le plus grand transporteur de fret parmi les compagnies aériennes de passagers. 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com