Le Caire maintient la pression diplomatique à l’ONU au sujet du barrage

Une vue générale du Nil Bleu alors qu’il traverse le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, près de Guba, en Éthiopie. (Photo, AFP/Archives)
Une vue générale du Nil Bleu alors qu’il traverse le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, près de Guba, en Éthiopie. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 08 juillet 2021

Le Caire maintient la pression diplomatique à l’ONU au sujet du barrage

  • Le ministre égyptien des AE a poursuivi ses rencontres intensives à New York avec plusieurs de ses homologues ministériels
  • Choukri rappelle que les négociations avec l'Éthiopie ne peuvent se poursuivre indéfiniment

LE CAIRE: Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri va participer jeudi à une session spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD).

Choukri a poursuivi ses réunions intensives à New York avec plusieurs de ses homologues ministériels, des délégués permanents des États membres du Conseil de sécurité et des responsables de l'ONU, pour réitérer la position ferme de l'Égypte sur la question du barrage.

Il a souligné le désir de l'Égypte de parvenir à un accord juridique contraignant sur le remplissage et l'exploitation du barrage qui tienne compte des intérêts des trois pays concernés, l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie, tout en préservant les droits sur l'eau de l'Égypte.

Choukri a également tenu une réunion avec le groupe de l'Union africaine, qui comprend la République démocratique du Congo, l'Afrique du Sud et le Sénégal, dans le but d’expliquer la position égyptienne.

Il a aussi tenu des réunions similaires avec les représentants permanents de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité en soulignant la nécessité pour le Conseil d'assumer ses responsabilités sur cette question.

Dans une série de déclarations télévisées, le haut responsable rappelle que les négociations avec l'Éthiopie ne peuvent se poursuivre indéfiniment, et que l'Égypte et le Soudan doivent défendre leurs intérêts liés à l'eau dans le Nil.

Choukri affirme que l'Égypte cherche une solution pacifique au problème à travers les pourparlers avec l'Éthiopie.

Selon lui, l’objectif de l'Égypte est de désamorcer toute tension ou escalade, et qu'il est de la responsabilité du Conseil de sécurité de maintenir une diplomatie préventive.

Le ministre a confirmé que la question du barrage, qu’il qualifie de «question existentielle», est de la plus haute importance à cause de son lien direct avec la sécurité nationale égyptienne.

Choukri a de plus réitéré l’objection de l'Égypte et du Soudan aux mesures unilatérales prises par l'Éthiopie, qui a débuté cette semaine la deuxième phase de remplissage .

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.