Irak: manifestations dans plusieurs villes contre les pénuries d'électricité

Un technicien contrôle un tableau électrique reliant des maisons à des générateurs d'électricité privés dans une banlieue de la capitale irakienne Bagdad le 30 juin 2021 alors que le réseau électrique national subit des pannes au milieu d'une grave vague de chaleur. (Photo, AFP)
Un technicien contrôle un tableau électrique reliant des maisons à des générateurs d'électricité privés dans une banlieue de la capitale irakienne Bagdad le 30 juin 2021 alors que le réseau électrique national subit des pannes au milieu d'une grave vague de chaleur. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

Irak: manifestations dans plusieurs villes contre les pénuries d'électricité

  • La vitre arrière de la voiture d'un officiel a été brisée par les manifestants et des forces de sécurité ont été déployées, mais sans heurts
  • Les coupures de courant sont dues à la vétusté des installations, à la corruption et à plusieurs attaques non élucidées contre des lignes à haute tension

KERBALA: Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs villes du sud de l'Irak pour protester contre les pénuries d'électricité dans un pays où les températures frôlent, voire dépassent les 50 degrés depuis plusieurs jours.

Dans la ville sainte de Kerbala, où s'est déroulée la manifestation la plus importante, des centaines de personnes dont les quartiers sont privés de courant ont manifesté leur colère devant la centrale électrique al-Khairat.

"Nous exigeons que l'électricité revienne et nous ne partirons pas d'ici tant que ce ne sera pas le cas", a déclaré un des manifestants, Dia Wadi, au milieu des protestataires, essentiellement des hommes, chantant et dansant devant les portes de la centrale. 

La vitre arrière de la voiture d'un officiel a été brisée par les manifestants et des forces de sécurité ont été déployées, mais sans heurts.

"Nous sommes des manifestants pacifiques, nous réclamons notre droit d'avoir de l'électricité", a lancé un autre homme, Sajjad al Ghreti.

Bien qu'habitués aux chaleurs extrêmes, les Irakiens doivent supporter depuis une dizaine de jours des températures dépassant parfois les 50 degrés, couplées à une pénurie d'électricité les privant de climatiseurs, ventilateurs et réfrigérateurs.

Début juillet, le pays, deuxième plus grand producteur de pétrole de l'OPEP, a connu un blackout total pendant une journée.

Des dizaines de personnes ont également manifesté dans trois villes de la province de Missane (sud) pour réclamer du courant. Le gouverneur de la province, Mohamed al-Mayahi, a accusé les manifestants d'être "manipulés politiquement".

Une manifestation a également eu lieu à Kut, dans la province de Wassit, au sud de Bagdad, où les habitants n'ont pas plus de six heures d'électricité par jour, selon des témoins.

Des rassemblements de protestation avaient déjà eu lieu dans ces provinces début juillet et des heurts devant la centrale électrique provinciale de Wassit avaient fait une dizaine de blessés.

Les coupures de courant sont dues à la vétusté des installations, à la corruption et à plusieurs attaques non élucidées contre des lignes à haute tension. En outre, l'Iran, à qui l'Irak doit six milliards de dollars d'impayés de gaz et d'électricité, a interrompu fin juin ses livraisons.

De son côté, le gouvernement irakien souligne que très peu de foyers payent leurs factures tandis que les branchements sauvages se multiplient.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com