Frankly Speaking: Riyad et Washington «travaillent en étroite collaboration sur plusieurs fronts»

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Publié le Jeudi 31 mars 2022

Frankly Speaking: Riyad et Washington «travaillent en étroite collaboration sur plusieurs fronts»

Fahad Nazer, porte-parole en chef de l'ambassade saoudienne à Washington.
  • Le porte-parole de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington, DC, souligne que les relations américano-saoudiennes continuent de se renforcer, de s'approfondir et de se développer
  • Dans Frankly Speaking, il expose le point de vue du Royaume sur de nombreux aspects de la politique américaine vis-à-vis du Moyen-Orient.

DUBAI: Les relations entre l'Arabie saoudite et les États-Unis sont solides et durables, malgré des divergences d'opinion sur certaines questions entre le Royaume et l'administration du président Biden, déclare à Arab News Fahad Nazer, le porte-parole en chef de l'ambassade saoudienne à Washington.

« Les relations entre l'Arabie saoudite et les États-Unis sont de longue date ; elles datent des 75 dernières années. Non seulement elles perdurent, mais elles continuent de s'approfondir, de se renforcer et de s'élargir sous les administrations républicaine et démocrate », dit-il.

Mais il avertit que le Royaume est préoccupé par certains aspects de la politique de l'administration Biden au Moyen-Orient, notamment par rapport à la question iranienne.

«Nous avons toujours eu des inquiétudes concernant les “clauses de suppression“ de l'accord qui le rendent en fait temporaire. Nous voulons quelque chose de plus permanent. Et nous avons également des inquiétudes concernant le programme de missiles en Iran, et peut-être plus important encore, nous avons toujours des inquiétudes quant au fait de ne pas agir face au soutien de l'Iran aux acteurs militants et non étatiques dans la région », souligne-t-il.

Nazer, qui est le porte-parole de l'ambassadeur la princesse Reema bent Bandar depuis 2019, était sur Frankly Speaking, la série d'entretiens vidéo avec les principaux décideurs politiques.

Dans une conversation de haut niveau, il a également exposé le point de vue du Royaume sur de nombreux aspects de la politique américaine dans la région, notamment le conflit au Yémen, le retrait récent de certains systèmes de défense aérienne Patriot d'Arabie saoudite et la possibilité de normaliser les relations avec Israël.

Nazer, un ancien journaliste d'Arab News aux États-Unis, évoque également la nécessité d'avoir des « canaux de communication ouverts » avec les médias américains, qui ont parfois critiqué l'Arabie saoudite.

Il a discuté de la relation « multidimensionnelle » entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.

« Il y a une composante politique, militaire et sécuritaire, économique et aussi très importante – quelque peu sous-estimée – de personne à personne, ce qui explique pourquoi elle résiste à l'épreuve du temps depuis si longtemps », dit-il.

Par rapport au Yémen, Nazer déclare que les deux pays coopèrent aux efforts visant à mettre fin au conflit, malgré la décision précoce de l'administration Biden de retirer les milices Houthis de la liste du terrorisme international.

« L'Arabie saoudite et les États-Unis travaillent en fait très étroitement sur plusieurs fronts pour résoudre un certain nombre de conflits dans la région, et le conflit et la crise en cours au Yémen figurent certainement en tête de nos priorités.

« Je pense que nos politiques s'alignent dans une large mesure ; nous soutenons tous les deux les efforts de l'ONU pour résoudre ce conflit. Nous essayons tous les deux de faire avancer une résolution politique du conflit. Nous sommes également tous deux fournisseurs d'aide humanitaire. En fait, l'Arabie saoudite est le principal fournisseur d'aide humanitaire au Yémen », indique-t-il.

Le prince Khalid ben Salman, vice-ministre saoudien de la Défense, a rencontré de hauts responsables américains lors d'une récente visite à Washington. Selon Nazer, "il ressort très clairement de nos engagements avec l'administration et des déclarations, en particulier de l'envoyé au Yémen Tim Lenderking, que les États-Unis comprennent la menace que représentent les Houthis".

Il déclare que le récent retrait de certains systèmes de défense aérienne Patriot du Royaume ne signifie pas que les États-Unis « tournent le dos » à l'Arabie saoudite.

« La coopération sur le front sécuritaire et militaire reste un pilier de cette relation. Je pense que les États-Unis apprécient et comprennent la véritable menace à laquelle l'Arabie saoudite est confrontée à sa frontière sud par la milice houthie », déclare Nazer.

« Nous travaillons également en étroite collaboration pour contrer la menace à laquelle la communauté internationale et la région sont confrontées de la part d'acteurs non étatiques et de groupes terroristes comme Al-Qaïda et Daech.

Le Royaume et les États-Unis ont eu « un dialogue continu et sérieux » sur les négociations avec l'Iran concernant le renouvellement du Plan d'action global commun (JCPOA) en matière de politique nucléaire. « Nous avons fait connaître nos inquiétudes au sujet du JCPOA dès sa signature, même si nous l'avons finalement soutenu », précise-t-il.

« Nous soutiendrons tout ce qui garantit que l'Iran ne possède pas le savoir-faire ou la technologie pour produire des armes nucléaires. »

Il ajoute que l'Arabie saoudite entretient de bonnes relations avec les démocrates et les républicains au Congrès au sujet de l'Iran. « Il est devenu clair pour nous au cours des derniers mois que les dirigeants du Congrès comprennent les très graves problèmes de sécurité auxquels l'Arabie saoudite est confrontée en Iran », déclare-t-il.

La normalisation des relations entre davantage de pays arabes et Israël, à la suite des accords d'Abraham de l'année dernière, reste une possibilité, dit-il, mais dépendra des progrès de l’initiative de paix arabe de 2002— une solution à deux États et la reconnaissance des frontières de 1967.

« Cet accord est toujours sur la table. Nous pensons qu'une fois que ce différend fondamental sera résolu et la paix conclue entre Israéliens et Palestiniens, cela ouvrira certainement la voie non seulement à la paix avec l'Arabie saoudite mais avec le reste des membres de la Ligue arabe », signale Nazer.

Une récente visite de John Kerry, l'envoyé spécial des États-Unis sur le climat, a abouti à une déclaration conjointe des États-Unis et du Royaume sur la nécessité d'une coopération internationale pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris.

« L'Arabie saoudite est pleinement engagée dans le développement durable. Nous l'avons adopté. Nous prenons très au sérieux la menace qui pèse sur notre climat. Nous pensons également qu'exploiter le pouvoir de la science et de la technologie nous permettra de relever certains de ces défis, y compris ceux de notre climat », dit Nazer.

Il souligne que le Royaume a des "avantages compétitifs" dans des technologies comme l'énergie éolienne et solaire, ainsi que des programmes avancés pour développer la capture de carbone et d'autres techniques pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre.

Nazer met également en avant la coopération entre le Royaume et les États-Unis pour stabiliser les marchés internationaux de l'énergie après les fluctuations dramatiques du prix du pétrole depuis le début de la pandémie.

Ces dernières années, la politique étrangère saoudienne s'est efforcée de tendre la main à des pays autres que les alliés traditionnels de l'Occident, comme la Chine, la Russie et l'Inde. Cependant, Nazer pense que cela ne se fera pas au détriment des alliances plus anciennes. « Nous ne voyons pas notre politique étrangère à travers un prisme à somme nulle », dit-il.

Outre son travail politique à Washington, Nazer a participé à un programme de diplomatie publique en dehors de la capitale, rencontrant des chefs d'entreprise et des dirigeants municipaux à travers les États-Unis avec une série d'entretiens avec les médias à travers le pays.

« Nous avons toujours su évidemment que les États-Unis sont un grand pays et il est devenu très clair pour nous qu'il existe d'autres groupes en dehors de Washington qui sont très intéressés par les développements du Royaume », indique-t-il.

« Ils s'intéressent à la Vision 2030. Il s'agit d'institutions universitaires, de groupes de la société civile et certainement de la communauté des affaires. Nous avons mis un point d'honneur à nous engager avec toutes ces communautés, car il est clair que beaucoup d'entre elles souhaitent entretenir des relations de longue date. »

Mais la majorité de son temps il le passe à s’entretenir avec les médias américains, ce qui n'a pas toujours été chose facile pour le Royaume, en particulier sur les questions de droits de l'homme.

« Évidemment, la presse américaine est une très grande institution et – puisque votre émission s'appelle Frankly Speaking – je dirai, franchement, que certains médias sont peut-être plus équilibrés que d'autres. Mais nous sommes vraiment ouverts à discuter avec tout média qui s'intéresse à ce qui concerne l'Arabie saoudite », déclare Nazer.

Il a eu la chance d’être directement témoin du style diplomatique de la princesse Reema, la première femme ambassadrice du Royaume et fille du légendaire diplomate saoudien, le prince Bandar ben Sultan, qui a été ambassadeur à Washington pendant plus de deux décennies.

« Cela a certainement été un privilège et un honneur de travailler sous la direction de la princesse Reema. Elle entretient d'excellentes relations avec les responsables ici à Washington, mais comme vous l'avez dit, elle a également eu des entretiens avec toutes sortes d'Américains en dehors de la capitale au cours des deux dernières années.

« Je pense qu'elle aime les États-Unis et que cette relation la passionne », déclare Nazer, ajoutant: « Je pense que cela transparaît dans tous ses engagements. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.