Les démolitions des maisons bédouines par Israël, «cruelles et illégales»

Le rapporteur spécial de l'ONU, Michael Lynk, affirme que la communauté internationale doit «prendre des mesures de responsabilisation considérables pour s'assurer qu'Israël respecte ses obligations légales. (Photo, AFP/Archives)
Le rapporteur spécial de l'ONU, Michael Lynk, affirme que la communauté internationale doit «prendre des mesures de responsabilisation considérables pour s'assurer qu'Israël respecte ses obligations légales. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Mardi 13 juillet 2021

Les démolitions des maisons bédouines par Israël, «cruelles et illégales»

  • Le rapporteur spécial Michael Lynk a averti qu'un déplacement forcé des Bédouins palestiniens de leur localité serait un « crime de guerre »
  • Il a exhorté la communauté internationale « à prendre des mesures de responsabilité significatives pour s'assurer qu'Israël respecte ses obligations légales »

NEW YORK : Un spécialiste indépendant des droits de l'homme au sein de l'ONU a qualifié de «cruelles et illégales» les démolitions répétées effectuées par les autorités israéliennes des maisons de la communauté bédouine palestinienne de Humsa Al-Baqaïa, en Cisjordanie occupée.

Michael Lynk, rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, a appelé l'État hébreu à «cesser immédiatement les démolitions de propriétés». Il exhorte de plus Tel Aviv à respecter de nouveau ses obligations internationales humanitaires et humaines, et à «assurer la protection des peuples protégés plutôt que causer leur déplacement».

Lynk ajoute que la communauté internationale doit «prendre des mesures de responsabilisation considérables pour s'assurer qu'Israël respecte ses obligations légales».

Le spécialiste rappelle que «les critiques sans conséquences ont rarement inversé la conduite israélienne illégale dans le passé». Selon lui, «la responsabilité doit figurer en tête des objectifs établis par la communauté internationale. Ce n'est qu'en imposant un coût croissant à l'occupation illégale d'Israël que ces injustices pourront cesser».

Les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants qui siègent à titre individuel et volontaire au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Ils ne sont pas membres du personnel de l'ONU, et ne sont pas rémunérés.

Les forces israéliennes ont démoli des propriétés dans la communauté bédouine palestinienne de Humsa Al- Baqaïa, dans la vallée du Jourdain, le 7 juillet dernier. Parmi elles, des maisons de fortune et des installations agricoles fournies par la communauté internationale, dont l'UE, qui a aidé les résidents à reconstruire après les démolitions précédentes.

C'est la septième fois que l'armée israélienne détruit le village depuis novembre 2020. La dernière série de démolitions a rasé plus de 70 abris et structures agricoles, eux-mêmes reconstruits par la communauté internationale après la première démolition, et visé onze familles. Près de 70 résidents, dont 35 enfants, ont été abandonnés dans une chaleur infernale, sans abri. Leurs biens, leur nourriture, leur eau et leurs vêtements, ont tous été confisqués.

En vertu des accords d'Oslo, la vallée du Jourdain, soit près de 60% de la Cisjordanie occupée, est classée «zone C», ce qui la place entièrement sous contrôle militaire et civil israélien. Humsa Al-Baqaïa se trouve dans une «zone de tir» d’entraînement militaire israélien, et par conséquent, interdite d’accès aux Palestiniens.

Lynk met en garde contre le risque élevé de relocalisation forcée de la communauté bédouine autochtone, ce qui, selon lui, serait «une infraction grave et un potentiel crime de guerre».

«Ces communautés (d'éleveurs) sont extrêmement vulnérables en raison de leur accès limité à l'eau, aux services d’assainissement, à l'éducation et à l'électricité, mais aussi parce que l'armée israélienne a saisi de vastes étendues de leurs terres ancestrales et les a converties en zones de tir militaires», poursuit-il.

Il a comparé le sort de cette communauté palestinienne avec celle des «colonies israéliennes illégales dans la vallée du Jourdain (qui) elles ne sont pas dérangées par l'armée».

«Cette saisie progressive des terres palestiniennes, avec la protection des colonies, constitue une nouvelle (étape dans la) consolidation de l'annexion de facto de la Cisjordanie», insiste Lynk.

Depuis le début de l’année en cours, Israël aurait détruit, selon les chiffres de l'ONU, au moins 421 propriétés palestiniennes en Cisjordanie et déplacé 592 personnes, dont 320 enfants.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.