«Une lutte pour la survie»: le conflit au Tigré face aux rivalités ethniques

Des soldats des forces de défense du Tigré (TDF) à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Éthiopie, le 30 juin 2021. Photo d'archives AFP/ Yasuyoshi Chiba
Des soldats des forces de défense du Tigré (TDF) à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Éthiopie, le 30 juin 2021. Photo d'archives AFP/ Yasuyoshi Chiba
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

«Une lutte pour la survie»: le conflit au Tigré face aux rivalités ethniques

  • Alors que les Amhara affluaient, les civils tigréens ont, eux, fui par dizaines de milliers, soit vers l'ouest, au Soudan, soit vers l'est, à l'intérieur du Tigré
  • Le Tigré est le théâtre depuis huit mois d'un conflit qui a fait des milliers de morts et conduit des centaines de milliers d'autres au bord de la famine 

HUMERA, ETHIOPIE : Il y a trente ans, Asfaw Abera fuyait à pied l'ouest du Tigré, où s'affrontaient, déjà, soldats éthiopiens et rebelles. En juin, un bus l'a ramené sur ces terres toujours férocement disputées, désormais au centre du conflit qui secoue la région.

Les larmes sont montées aux yeux de cet Amhara de 47 ans quand il a revu les champs de sésame et de sorgho de sa jeunesse. Il en avait rêvé nuit et jour durant son exil au Soudan, où il a gagné sa vie en nettoyant les toilettes dans des bureaux de Khartoum. Son retour, et celui de milliers d'autres, a été organisé par les autorités de la région de l'Amhara, qui borde le Sud du Tigré, pour modifier l'équilibre démographique dans cette extrémité occidentale de la région.

Le Tigré est le théâtre depuis huit mois d'un conflit qui a fait des milliers de morts et conduit des centaines de milliers d'autres au bord de la famine. 

Le Premier ministre Abiy Ahmed a lancé début novembre une opération militaire pour chasser et désarmer les autorités locales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Au début des combats, les forces des autorités régionales de l'Amhara, ont profité du retrait de combattants tigréens pour s'emparer de ces territoires qu'ils considèrent historiquement comme les leurs.

Ces derniers jours, les forces pro-TPLF ont repris l'ascendant. Après avoir reconquis la capitale régionale Mekele, elle visent désormais les "envahisseurs" amhara et ont lancé lundi une offensive pour reprendre "chaque centimètre carré" du Tigré.

«Nous resterons»

Amhara et Tigréens s'opposent depuis des décennies pour savoir à qui appartiennent les terres fertiles des plaines du Tigré occidental. Dans les deux camps, on se dit prêt à mourir pour les défendre. Asfaw, qui fait partie d'une première vague de 15.000 familles amhara que les autorités amhara prévoient d'acheminer du Soudan, est de ceux-là.

"Ils disent qu'ils sont prêts à nous détruire, mais nous resterons quoi qu'il arrive", affirmait-il cette semaine à l'AFP, assis dans la cour de sa maison de la ville d'Humera où il vit avec sa femme et ses sept enfants. "Avec la volonté de Dieu, notre temps est venu maintenant", ajoute-t-il.

Il a quitté la région en cachette au début des années 1990, lorsque le TPLF était sur le point de prendre le pouvoir en Ethiopie, dominant la politique nationale pendant 27 ans. Un de ses premières réformes a été le redécoupage du pays en neuf régions, rattachant des villes du nord-ouest, dont Humera, à la région du Tigré nouvellement constituée.

Les Amhara y ont vu un brutal accaparement de terres. Trop intimidés, ils n'ont toutefois pas réagi. Mais de nombreux Amhara du Tigré occidental se souviennent avec amertume de l'époque du TPLF, racontant notamment leur peur de parler la langue amharique en public. Les dirigeants amhara qui militaient pour le changement, particulièrement ceux qui réclamaient d'être administrés par l'Amhara, étaient souvent emprisonnés.

«Nouvelle vie»

Avec l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018, Les responsables du TPLF ont été marginalisés. La profonde rancœur entre le nouveau et l'ancien pouvoir a dégénéré en confrontation armée début novembre, avec de premiers combats à Humera et dans ses environs.

Dans les secteurs où les forces amhara ont pris position après le retrait de celles soutenant le TPLF, elles ont détruit leurs monuments et occupé leurs camps militaires. Les autorités y ont ouvert des antennes locales pour collecter les impôts et gérer des écoles où les enfants peuvent étudier en amharique. Elles ont également attribué des terres et des maisons à des milliers d'Amhara arrivant d'autres parties de l'Éthiopie ou, comme Asfaw, de plus loin encore.

Carte de la région éthiopienne du Tigré. AFP

 

Seyoum Berihun fait partie de ces nouveaux arrivants, ravis de ce revirement de situation. "Je commence à vivre maintenant. Même si j'ai 58 ans, je considère mon ancienne vie comme un gâchis. Maintenant, j'ai commencé une nouvelle vie. Je n'exagère pas", assure cet agriculteur.

Accusations de nettoyage ethnique 

Alors que les Amhara affluaient, les civils tigréens ont, eux, fui par dizaines de milliers, soit vers l'ouest, au Soudan, soit vers l'est, à l'intérieur du Tigré. L'exode a été si massif que le secrétaire d'État américain Antony Blinken a évoqué des "actes de nettoyage ethnique".

Les dirigeants de l'Amhara démentent catégoriquement. Mais ils affirment que la région ne fait pas partie du Tigré et qu'elle sera à l'avenir gouvernée par l'Amhara. Lors d'une récente visite de journalistes de l'AFP, des responsables locaux ont dépêché des civils tigréens restés sur place pour confirmer que personne n'a été contraint de partir.

Tesfaye Weldegebriel, 67 ans, explique ainsi avoir craint pour sa vie au début des combats en novembre. Mais il affirme que les responsables amhara lui ont assuré qu'il pouvait rester et laisse entendre que ceux qui sont partis avaient des liens avec le TPLF. "Quand un gouvernement part et qu'un autre arrive, vous devez l'accueillir avec joie", déclare-t-il.

Cette version des événements va à l'encontre de nombreux récits d'expulsions violentes, souvent mortelles, dans cette partie du Tigré. Les dirigeants tigréens l'ont clairement réfutée. "Ceux qui ont pillé les propriétés du gouvernement du Tigré, des particuliers et des entrepreneurs doivent les restituer rapidement. Sinon, nous le ferons", a récemment déclaré le chef du gouvernement tigréen d'avant-guerre, Debretsion Gebremichael.

Enhardis par l'arrivée de soldats fédéraux dans l'ouest du Tigré, les dirigeants amhara se préparent à une confrontation. Le président du gouvernement régional de l'Amhara, Agegnehu Teshager, a diffusé cette semaine sur Twitter des coordonnées bancaires à destination de ceux qui voudraient financer les prochaines hostilités contre le TPLF. La bataille, a-t-il affirmé, ne sera rien de moins qu'une "lutte pour la survie".

par Robbie COREY-BOULET


Guerre au Moyen-Orient: Trump subit un camouflet au Congrès, Khamenei doit s'exprimer jeudi

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  • Sans attendre un éventuel accord, la résolution votée par la Chambre des représentants ordonne un retrait des troupes américaines engagées depuis fin février contre la République islamique
  • Elle n'a qu'une portée symbolique en raison du droit du veto du président américain

KOWEIT: Donald Trump a jugé mercredi possible que les discussions avec l'Iran aboutissent ce week-end, malgré la reprise des attaques dans le Golfe et le camouflet infligé par les députés américains qui ont voté en faveur de la fin de guerre.

Une déclaration du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est attendue jeudi, au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent en dépit de la confiance affichée par le président américain.

"On me dit que les négociations se passent très bien (...) Qui sait (...), cela (la fin des discussions) pourrait être ce week-end", a-t-il encore assuré mercredi dans le Bureau ovale, sans exclure qu'elles échouent.

Sans attendre un éventuel accord, la résolution votée par la Chambre des représentants ordonne un retrait des troupes américaines engagées depuis fin février contre la République islamique. Elle n'a qu'une portée symbolique en raison du droit du veto du président américain.

Mais son adoption, avec quatre voix d'élus républicains, confirme le mécontentement suscité aux Etats-Unis par un conflit qui a fait grimper les prix de l'énergie.

Pressé de trouver une porte de sortie, Donald Trump a déjà laissé entrevoir plusieurs fois ces derniers jours un accord proche, sans résultat tangible, tandis que sur le terrain de nouveaux affrontements entre l'Iran et les Etats-Unis dans le Golfe fragilisent le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Téhéran a en outre averti du risque de "reprise à grande échelle de la guerre" dans la région en cas d'attaque contre Beyrouth, menace brandie par Israël dans le cadre de son offensive au Liban contre le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.

"Des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l'agression contre Beyrouth mais aucun progrès tangible n'a été réalisé dans le processus de négociation", a dit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans une interview à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen rapportée par l'agence iranienne Tasnim.

Attaques contre le Koweït 

Alors que des frappes israéliennes ont fait au moins 10 morts mercredi dans le pays, le Liban et Israël se sont mis d'accord dans la soirée sur "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, jusqu'ici tenue à l'écart.

Mais cette trêve est conditionnée à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah, qui rejette ces pourparlers et a encore revendiqué des attaques contre des positions israéliennes dans le sud du Liban dans la nuit de mercredi à jeudi.

Donald Trump a déclaré vouloir "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Autre point d'achopement: le sort de l'uranium enrichi par l'Iran, que les Etats-Unis et Israël accusent de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran réfute.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a assuré devant une commission parlementaire que la question de l'uranium enrichi était "clairement abordée" avec l'Iran, concédant toutefois que Téhéran n'avait pas donné son feu vert.

Missiles et drones 

Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "aimerait rencontrer" Mojtaba Khamenei, dont une déclaration écrite attendue jeudi, 37e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini.

Cette commémoration, qui donne lieu à une grande cérémonie, coïncide cette année avec l'une des principales fêtes chiites célébrée en masse dans les rues.

Elle intervient alors que les hostilités ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Ces nouvelles attaques ont fait remonter les cours du pétrole à près de 100 dollars, après une détente la semaine dernière.

Le Koweït a accusé mercredi l'Iran d'une attaque meurtrière (un mort et 63 blessés) contre son aéroport, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont démenti avoir attaqué l'aéroport. Ils ont affirmé avoir ciblé une base aérienne au Koweït, et le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn en riposte à une attaque américaine sur l'île Qeshm, et à celle d'un pétrolier iranien.

Le Koweït a dit avoir été visé au total mercredi par 13 missiles balistiques et 17 drones iraniens.

"Les explosions se succédaient et étaient très proches des zones résidentielles. Pour la première fois, les enfants ont ressenti la gravité de la situation", a raconté à l'AFP Hassan Sheikh, un Pakistanais de 40 ans habitant non loin de l'aéroport.


Trump dit qu'il «aimerait rencontrer» le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei

 Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "aimerait rencontrer" Mojtaba Khamenei, considérant dans une interview au site du New York Post que le guide suprême iranien était réellement "impliqué" dans les décisions de Téhéran. (AFP)
Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "aimerait rencontrer" Mojtaba Khamenei, considérant dans une interview au site du New York Post que le guide suprême iranien était réellement "impliqué" dans les décisions de Téhéran. (AFP)
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  • "J'aimerais le rencontrer. J'adorerais rencontrer tout le monde et nous allons probablement nous rencontrer, selon ce qui va se passer", a-t-il ajouté alors que les Etats-Unis et l'Iran s'accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu fragile
  • Les Iraniens "ont beaucoup de respect pour lui", a ajouté le président.

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "aimerait rencontrer" Mojtaba Khamenei, considérant dans une interview au site du New York Post que le guide suprême iranien était réellement "impliqué" dans les décisions de Téhéran.

"J'aimerais le rencontrer. J'adorerais rencontrer tout le monde et nous allons probablement nous rencontrer, selon ce qui va se passer", a-t-il ajouté alors que les Etats-Unis et l'Iran s'accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile.

Les Iraniens "ont beaucoup de respect pour lui", a ajouté le président. Le nouveau guide n'est toujours pas apparu publiquement en Iran depuis sa nomination consécutive à la mort de son père, dans des bombardements américano-israéliens fin février.

Mardi, le chef de la diplomatie américaine avait déclaré que les Etats-Unis considéraient Mojtaba Khamenei comme "vivant" et "de plus en plus impliqué" dans la direction de la République islamique.

"Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers", avait affirmé Marco Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.

Dans son interview Donald Trump a aussi confirmé avoir évoqué avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu les attaques israéliennes sur le Liban, qui mettent en danger le cessez-le-feu en cours au Proche-Orient.

"J'étais un peu perturbé par le fait qu'il se batte sans arrêt avec le Liban. A un moment, j'ai dit : "Bibi, il faut qu'on arrête ça", a-t-il expliqué.

 


Washington pense que Khamenei est «de plus en plus impliqué», dit Rubio

"Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers", a affirmé M. Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien. (AFP)
"Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers", a affirmé M. Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien. (AFP)
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  • "Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers"
  • Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n'est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s'exprime uniquement via des messages écrits

WASHINGTON: Les Etats-Unis pensent que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, est "vivant" et "de plus en plus impliqué" dans la direction du pays, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, exprimant l'espoir que les négociations pour mettre fin à la guerre puissent aboutir.

"Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers", a affirmé M. Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.

Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n'est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s'exprime uniquement via des messages écrits.

L'audition mardi de M. Rubio au Sénat est sa première intervention parlementaire depuis le début de la guerre le 28 février, au grand dam des élus démocrates qui réclament à cors et à cri des explications.

"Cette guerre et la décision du gouvernement américain d'imposer un blocus ont désormais pris en otage l'économie mondiale tout entière", a ainsi dénoncé le sénateur démocrate Chris Murphy.

Interrogé sur l'état des négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, qui sont au point mort, le secrétaire d'Etat américain a dit toujours "espérer" un accord pour mettre fin à la guerre sans toutefois s'avancer sur un calendrier.

"Il y a une perspective qui se profile devant nous, et qui pourrait se concrétiser aujourd'hui, demain ou la semaine prochaine", a-t-il déclaré.

"Ils ont accepté de négocier certains aspects de leur programme nucléaire dont, il y a à peine un mois, voire un an, ils refusaient ne serait-ce que de parler", a fait valoir le secrétaire d'Etat, pressé de questions pour savoir comment le président Donald Trump comptait amener l'Iran à conclure un accord.

Il a cependant laissé entendre que cela "ne garantissait pas que cela aboutirait finalement à un accord acceptable".

"S'ils rouvrent le détroit d'Ormuz, nous lèverons notre blocus" des ports iraniens, a encore dit Marco Rubio soulignant que cela n'était pas lié à un allègement des sanctions qui dépend, lui, d'un accord sur le nucléaire.

Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que Washington n'allègerait pas les sanctions contre Téhéran en échange de la réouverture de ce passage stratégique, effectivement bloqué par l'Iran.

"L'opération +Epic Fury+ a largement atteint ses objectifs militaires, à savoir réduire considérablement la base industrielle de défense de l'Iran et affaiblir son bouclier conventionnel", a relevé M. Rubio assurant même en réponse à un sénateur que la guerre était "terminée".

Mais il a convenu que l'Iran "disposait encore de beaucoup de drones".

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

L'Iran a accusé lundi les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.