Incendie meurtrier en Irak: le leader chiite Moqtada Sadr exige des sanctions

Des partisans du religieux chiite irakien Muqtada al-Sadr se rassemblent en solidarité avec les Palestiniens, dans la ville de Bassora, dans le sud de l'Irak, le 15 mai 2021. (AFP)
Des partisans du religieux chiite irakien Muqtada al-Sadr se rassemblent en solidarité avec les Palestiniens, dans la ville de Bassora, dans le sud de l'Irak, le 15 mai 2021. (AFP)
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

Incendie meurtrier en Irak: le leader chiite Moqtada Sadr exige des sanctions

  • A Nassiriya comme à Bagdad, les mêmes raisons ont été pointées du doigt: négligences, manquements aux règles basiques de sécurité, matériel vétuste et inadapté
  • «Le gouvernement doit sanctionner fermement les négligences à l'origine des incendies dans les hôpitaux, que ce soit à Nassiriya ou ailleurs en Irak»

BAGDAD: Le puissant leader chiite Moqtada Sadr a exhorté les autorités irakiennes à prendre des "sanctions fermes" après l'incendie meurtrier de l'hôpital de Nassiriya (sud), faute de quoi le gouvernement serait considéré responsable dans son ensemble de la tragédie.


"Le gouvernement doit sanctionner fermement les négligences à l'origine des incendies dans les hôpitaux, que ce soit à Nassiriya ou ailleurs en Irak, et quelle que soit l'affiliation politique des responsables", a tweeté mardi soir Moqtada Sadr, qui espère remporter les élections législatives prévues en octobre.


"Autrement le gouvernement sera tenu pour responsable à tous les niveaux", a-t-il ajouté.


L'Irak est toujours sous le choc du terrible incendie ayant ravagé lundi soir un hangar dédié aux malades du Covid-19 à l'hôpital Al-Hussein de Nassiriya, faisant au moins 60 morts, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé publié mercredi.


Le drame est survenu deux mois et demi après une tragédie similaire à Bagdad, où l'incendie d'un hôpital dédié au Covid-19 avait fait plus de 80 morts. A l'époque, le ministre de la Santé Hassan al-Tamimi appartenait au courant sadriste. Il a démissionné après l'incendie.


A Nassiriya comme à Bagdad, les mêmes raisons ont été pointées du doigt: négligences, manquements aux règles basiques de sécurité, matériel vétuste et inadapté. Dans les deux cas, les incendies ont été provoqués par l'explosion de bouteilles d'oxygène.


Après le drame de Nassiriya, trois personnes, dont le directeur de l'hôpital et le responsable régional des autorités sanitaires, ont été écartées sur ordre du gouvernement, et dix autres mandats d'arrêts ont été émis par les autorités judiciaires provinciales. Une commission d'enquête a été mise en place.


"Les résultats doivent être annoncés rapidement. Sinon nous aurons d'autres moyens pour assurer la sécurité et la dignité de la population", a poursuivi Moqtada Sadr dans son tweet.


Mardi, une veillée funèbre a été organisée à Nassiriya et des bougies allumées devant l'hôpital pour saluer la mémoire des victimes.


Plusieurs rassemblements pour dénoncer la corruption et l'incurie des autorités se sont aussi déroulés dans cette ville traditionnellement frondeuse, et une nouvelle manifestation est prévue mercredi, a appris l'AFP auprès des protestataires.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com