Syrie: rejet des accusations d'Ankara sur un charnier imputé aux Kurdes

Voisine de la Syrie, la Turquie a mené depuis 2016 trois offensives militaires dans le nord de la Syrie qui lui ont permis de contrôler un territoire de plus de 2 000 km2, notamment la région d'Afrine. (Photo, AFP)
Voisine de la Syrie, la Turquie a mené depuis 2016 trois offensives militaires dans le nord de la Syrie qui lui ont permis de contrôler un territoire de plus de 2 000 km2, notamment la région d'Afrine. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 17 juillet 2021

Syrie: rejet des accusations d'Ankara sur un charnier imputé aux Kurdes

  • Les autorités locales dans la région d'Afrine ont précisé à des journalistes locaux, qu'il s'agissait d'un cimetière informel et non d'un charnier, contestant ainsi les accusations turques
  • Le porte-parole d'un groupe de défense des droits des Kurdes qui surveille les violations à Afrine, Ibrahim Shaykho, a indiqué que le cimetière avait été créé quelques jours avant l'offensive turque en 2018 contre la ville

BEYROUTH  : Les autorités syriennes locales dans une région de Syrie sous contrôle turc ont rejeté les déclarations d'Ankara qui a affirmé avoir découvert un charnier et a accusé une milice kurde syrienne.

Mercredi, le ministère turc de la Défense a déclaré que 35 corps enfermés dans des sacs en toile de jute avaient été découverts dans la région d'Afrine (nord-ouest), contrôlée par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) jusqu'à ce qu'Ankara l'en chasse en 2018 lors d'une opération militaire. Le ministère a imputé ce "crime de guerre" aux YPG.

Jeudi, le gouverneur de la province turque de Hatay, Rahmi Dogan, a déclaré que le nombre de corps retrouvés s'élevait désormais à 61.

Les autorités locales dans la région d'Afrine ont toutefois précisé à des journalistes locaux, qu'il s'agissait d'un cimetière informel et non d'un charnier, contestant ainsi les accusations turques.

Le cimetière a été créé par les Forces démocratiques syriennes, dominées par les combattants kurdes, selon elles. 

Le porte-parole d'un groupe de défense des droits des Kurdes qui surveille les violations à Afrine, Ibrahim Shaykho, a indiqué que le cimetière avait été créé quelques jours avant l'offensive turque en 2018 contre la ville.  

Il contient les dépouilles de combattants et de civils qui ont péri durant l'opération turque et n'ont pu être transportées hors d'Afrine en raison d'un siège imposé par Ankara et ses supplétifs syriens, selon lui.

Voisine de la Syrie, la Turquie a mené depuis 2016 trois offensives militaires dans le nord de la Syrie qui lui ont permis de contrôler un territoire de plus de 2 000 km2, notamment la région d'Afrine, l'un des cantons de la région "fédérale" kurde autoproclamée.

Plusieurs charniers ont été découverts ces dernières années en Syrie, pays déchiré par la guerre depuis 2011.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.