L'ONU demande des comptes sur les disparitions massives en Syrie

Une femme syrienne porte un bidon d'eau fourni par l'Unicef à Hassaké, après une rupture d'approvisionnement. (AFP)
Une femme syrienne porte un bidon d'eau fourni par l'Unicef à Hassaké, après une rupture d'approvisionnement. (AFP)
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

L'ONU demande des comptes sur les disparitions massives en Syrie

  • Damas a augmenté à plusieurs reprises les prix du carburant au cours des dernières années pour faire face à une crise financière déclenchée par la guerre civile dans le pays
  • Les enquêteurs de l’ONU ont signalé des dizaines de milliers d'hommes, de femmes, de garçons et de filles détenus par les autorités syriennes sont portés disparus

GENÈVE: Mardi, le Conseil des droits humains de l'ONU a appelé ceux qui sont à l'origine des disparitions forcées «à grande échelle» en Syrie, au cours de la dernière décennie de conflit, à rendre des comptes.

La résolution, présentée par la Grande-Bretagne et un certain nombre de pays européens, ainsi que les États-Unis, la Turquie et le Qatar, a dénoncé l’entrée de la crise syrienne dans une deuxième décennie, «marquée par de constantes et flagrantes violations».

La guerre en Syrie a fait près de 500 000 morts depuis son déclenchement en 2011, toutes les parties dans ce conflit de plus en plus complexe étant accusées de crimes de guerre.

La résolution de mardi, adoptée par 26 des 47 membres du Conseil, avec six voix contre et 15 abstentions, témoigne d’une inquiétude particulière quant au sort des dizaines de milliers de personnes qui ont disparu.

Le texte «condamne fermement le recours continu aux disparitions involontaires ou forcées en République arabe syrienne, ainsi que les violations et abus en droits humains qui y sont liés, perpétrés répétitivement, en particulier par le régime syrien».

Il a également critiqué les disparitions forcées commises par d'autres parties au conflit, dont le groupe Daech, tout en déclarant que le régime syrien en était le principal auteur.

La résolution s’est alarmée des récentes remarques de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur la situation des droits humains en Syrie, indiquant que «des disparitions forcées généralisées ont été délibérément perpétrées à grande échelle par les forces de sécurité syriennes au cours de la dernière décennie».

Les enquêteurs avaient signalé le fait que de telles disparitions avaient été utilisées «pour semer la peur et étouffer la dissidence, ainsi qu’à titre de punition», et que des dizaines de milliers d'hommes, de femmes, de garçons et de filles détenus par les autorités syriennes «sont ainsi portés disparus».

Présentant la résolution au Conseil, l'ambassadeur britannique, Simon Manley, a critiqué le rôle du régime dans un si grand nombre de disparitions, comme étant «tout simplement inexcusable.»

Ce régime, a-t-il dit, «a les moyens bureaucratiques de fournir des informations sur ces personnes disparues, et les moyens de mettre fin aux souffrances des familles et des proches de ces personnes, mais il choisit de ne pas employer ces moyens. C’est un acte délibéré d’une indicible cruauté».

Il a fait écho à une accusation dans la résolution, qui incrimine les forces de Damas, leur reprochant de «prolonger intentionnellement les souffrances de centaines de milliers de membres de leurs familles».

Il a souligné «la nécessité que des comptes soient rendus, notamment pour les crimes commis en relation avec les disparitions forcées», insistant sur le fait que «les responsabilités sont vitales dans les négociations de paix et les processus de consolidation de la paix».

Hausse des Prix ​​

De fortes hausses des prix du pain et du diesel sont entrées en vigueur dans les régions de la Syrie contrôlées par le gouvernement, apportant davantage encore de souffrances aux civils, englués dans une crise économique persistante.

Damas a augmenté à plusieurs reprises les prix du carburant ces dernières années, pour faire face à une crise financière déclenchée par la guerre civile longue d’une décennie, et aggravée par une série de sanctions occidentales.

Le prix du combustible diesel a presque triplé, et celui du pain a doublé, selon l'agence de presse officielle Sana, quelques jours seulement après que Damas a annoncé une augmentation de 25% du prix de l'essence.

«Tout cela était prévisible, et nous craignons maintenant de nouvelles augmentations du prix de la nourriture et des médicaments», confie Wael Hammoud, 41 ans, habitant de Damas, qui attend depuis plus de 30 minutes pour trouver un taxi qui l'emmène à son travail.

La hausse des prix a coïncidé avec un décret du président Bachar al-Assad, qui augmente les salaires du secteur public de 50 %, et fixe le salaire minimum à 71 515 livres syriennes par mois (23,5 euros au taux officiel), alors qu’il était auparavant de 47 000 livres (15 euros).

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


EDF, partenaire stratégique des pays du Moyen-Orient pour la décarbonisation de l’énergie

 EDF a récemment décroché un marché concernant un projet de 3,6 milliards de dollars pour développer et exploiter un système de transmission aux côtés d'ADNOC et de TAQA. (Dossier/AFP)
EDF a récemment décroché un marché concernant un projet de 3,6 milliards de dollars pour développer et exploiter un système de transmission aux côtés d'ADNOC et de TAQA. (Dossier/AFP)
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  • Le Moyen-Orient s’engage dans la voie de la décarbonisation de l’énergie, un avenir qui devient réalité
  • Des initiatives à grande échelle accélèrent la transition vers les énergies renouvelables et les ressources à faible émission de carbone, tout en respectant les objectifs de croissance et de développement

DUBAI: Alors que sur la planète, les pays s’efforcent d’atteindre leurs objectifs de croissance et de développement, nombre d’entre eux se penchent également sur le changement climatique et ses conséquences, et se tournent vers les énergies propres et renouvelables.

Comment les économies d’aujourd’hui peuvent-elles assurer la décarbonisation mondiale dans les secteurs privé, industriel et de la consommation? Pour atteindre la neutralité carbone, il faut améliorer l’efficacité énergétique de tout ce qui peut être électrifié ou se tourner vers l’hydroélectricité neutre en carbone.

La fourniture de solutions énergétiques propres joue déjà un rôle important dans la révolution de l’énergie durable.

L’entreprise française de production et de fourniture d’électricité, EDF, qui fait partie des principaux acteurs de l’industrie, étudie les synergies possibles entre le nucléaire, les énergies renouvelables et la production d’hydrogène, y compris l’hybridation de la production d’électricité.

La France s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à développer ses installations nucléaires au cours des prochaines décennies afin d’atteindre la neutralité carbone. Le pavillon français à l’Expo 2020 a réuni des experts dans le secteur de l’énergie pour partager connaissances et meilleures pratiques.

La stratégie d’EDF

«Cap 2030» est la principale stratégie d’EDF pour doubler la capacité renouvelable nette du groupe de 28 gigawatts ( GW), y compris l’hydroélectricité, à 60 GW entre 2015 et 2030. Les 30 GW restants que le groupe vise à produire d’ici à 2030 seront essentiellement constitués d’énergies renouvelables, comme les éoliennes onshore et offshore, ainsi que les panneaux solaires photovoltaïques.

Pour accélérer leur transition énergétique, les pays du Moyen-Orient développent des projets de grande envergure, conformément à la stratégie du groupe.

«Le Moyen-Orient est une région stratégique pour EDF Renouvelables et, à terme, pour le groupe EDF. Nous avons actuellement décroché 4 GW de projets au Moyen-Orient et en Afrique, et la région prévoit 5 GW supplémentaires à l’avenir», indique Olivier Bordes, PDG d’EDF Renouvelables Moyen-Orient.

Le portefeuille d’EDF Renouvelables est constitué d’environ 14 GW d’actifs opérationnels renouvelables (installations éoliennes et solaires) dans le monde. Cette stratégie est mise en œuvre dans plus de 20 pays où le groupe est présent.

Cette stratégie, qui se détourne du marché historique de l’Europe et de l’Amérique du Nord, suit deux tendances: la réorientation de l’activité vers des régions comme l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient, qui devraient contribuer de manière importante à l’activité au cours des années à venir et le rééquilibrage entre production solaire et éolienne, le portefeuille de l’entreprise étant historiquement concentré dans l’énergie éolienne.

Projets dans la région

Le projet Doumat al-Jandal, en Arabie saoudite, est le plus grand parc éolien de la région, avec une puissance installée de 400 MW (mégawatts). Le parc a commencé à produire de l’énergie propre pendant l’été 2021 et les 99 turbines sont toutes connectées au réseau électrique depuis la fin de l’année dernière.

Le parc photovoltaïque Dewa 3, situé à Dubaï, est en service depuis 2020. Avec une puissance installée de 800 MW, la centrale contribue aux objectifs d’atténuation du changement climatique en compensant 1,4 million de tonnes d’émissions de CO2 par an.

La centrale solaire PV2 d’Al Dhafrah, à Abu Dhabi, fait partie des projets en cours de construction. Avec une puissance de 2 GW, Al Dhafra rassemblera le plus grand nombre de panneaux solaires photovoltaïques sur un seul site au monde. En Arabie Saoudite, le parc photovoltaïque de 300 MW dans le sud de Djeddah est le premier projet de ce genre réalisé par EDF Renouvelables dans le Royaume.

Partenariats

«Un partenariat solide est une condition essentielle à la réussite. Nous avons des partenaires pour développer nos solutions à faible émission de carbone dans la région, notamment aux Émirats arabes unis (EAU) et en Arabie saoudite», précise M. Bordes.

Dans le secteur de l’énergie, la complémentarité et l’innovation sont fondamentales pour créer de la valeur, offrir au marché des propositions plus compétitives et participer à la transition énergétique. «Le programme pour le Moyen-Orient a des objectifs ambitieux. L’un des principaux défis est de continuer à accélérer le développement pour atteindre les objectifs de transmission d’énergie», ajoute-t-il.

EDF a récemment remporté une participation dans un projet de 3,6 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro) pour développer et exploiter un système de transmission en collaboration avec les entreprises Adnoc et Taqa. Ce réseau de transmission sous-marin, le premier du genre, permettra de décarboniser la production offshore d’Adnoc, soutenant ainsi l’objectif des EAU de parvenir à zéro émission nette d’ici à 2050.

Le groupe EDF couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, la production, le transport et la distribution d’énergie, ainsi que les services énergétiques, tels que le refroidissement urbain et l’efficacité énergétique. «Nous pensons que la meilleure énergie est celle qui n’est pas consommée», estime Laurent Clément, PDG d’EDF Moyen-Orient.

«Le bouquet énergétique dans la région du CCG évolue rapidement vers une production à faible émission de carbone, avec l’intégration massive d’énergies renouvelables. Par exemple avec l’objectif de 60 GW en Arabie saoudite en 2030 ou le lancement de la centrale nucléaire de Barakah aux EAU, ainsi que leurs projets ambitieux en matière d’énergies renouvelables en 2030», ajoute M. Clément.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trafic interrompu à l'aéroport d'Istanbul en raison de la neige

L'aéroport international Sabiha Gokcen lors d'une forte chute de neige à Istanbul, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
L'aéroport international Sabiha Gokcen lors d'une forte chute de neige à Istanbul, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
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  • L'aéroport international d'Istanbul, l'un des principaux d'Europe, a suspendu ses opérations lundi en raison d'abondantes chutes de neige
  • Le second aéroport, Sabiha Gokcen, sur la rive asiatique, fonctionnait normalement malgré quelques retards

ISTANBUL: L'aéroport international d'Istanbul, l'un des principaux d'Europe, a suspendu ses opérations lundi en raison d'abondantes chutes de neige, ont annoncé les autorités du transport aérien. 

Selon un message de la direction générale des aéroports civils sur Twitter, les opérations ont été provisoirement interrompues « en raison de conditions exceptionnelles » qui réduisent la visibilité sur les pistes et devraient reprendre à 18H00, heure locale (15H00 GMT), après évaluation de la situation. 

Cependant, plusieurs pistes devraient rester fermées jusqu'à 22H00 (19H00 GMT), a prévenu de son côté la Direction de l'Aviation civile, au risque de provoquer au minimum des retards. 

Le second aéroport, Sabiha Gokcen, sur la rive asiatique, fonctionnait normalement malgré quelques retards. 

La neige a commencé à tomber ce week-end sur la majeure partie de la Turquie, redoublant d'intensité dans la nuit de samedi à dimanche. 

Lundi, le gouvernorat (préfecture) d'Istanbul a mis en garde la population contre de nouvelles chutes de neige attendues en soirée, l'invitant à renoncer à prendre la route.   

Un millier d'avions se croisent chaque jour à l'aéroport « Istanbul Havilimani », situé sur la rive européenne à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest du centre-ville, près de la Mer Noire. 

Istanbul Havalimani a été inauguré en 2019 en remplacement de l'aéroport Ata Türk, devenu trop exigu.  

Sa construction avait suscité de nombreuses polémiques, notamment sur les atteintes portées à l’environnement - il est en pleine campagne - et le choix de sa situation, près de la Mer noire, où un épais brouillard sévit fréquemment en hiver. 

En 2021, Istanbul Havalimani a accueilli 37 millions de passagers, selon le ministère turc des Transports, ce qui en avait fait le premier aéroport d'Europe, connecté notamment à l'Asie centrale, au Moyen-Orient et à l'Afrique. 

C'est la première fois que le trafic y est suspendu depuis son ouverture, ont souligné les responsables de l'aviation civile. 

La neige est également tombée lundi sur une grande partie de la Grèce, jusque sur l'île méridionale de Crète et plusieurs îles de la mer Egée, à l'ouest de la Turquie, sans y affecter le trafic aérien. 

Selon Costas Lagouvardos, directeur de recherche à l'Observatoire national d'Athènes, la capitale grecque n'a pas connu de telles conditions météorologiques depuis 1968. 

Les chutes de neige devraient se poursuivre mardi, d'après les services météorologiques. 


Afghanistan: les militantes féministes dénoncent la visite des talibans en Norvège

Mahbouba Seraj du Réseau des femmes afghanes s'entretient avec des journalistes alors qu'elle arrive pour assister à une réunion avec des représentants spéciaux internationaux et des représentants d'Afghans issus de la société civile le 24 janvier 2022 à Oslo, en Norvège. (AFP)
Mahbouba Seraj du Réseau des femmes afghanes s'entretient avec des journalistes alors qu'elle arrive pour assister à une réunion avec des représentants spéciaux internationaux et des représentants d'Afghans issus de la société civile le 24 janvier 2022 à Oslo, en Norvège. (AFP)
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  • La délégation afghane, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a rencontré lundi à Oslo des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie, de l'Union européenne et de Norvège
  • De nombreuses femmes, trop apeurées pour sortir dans les rues, ont manifesté contre ce sommet depuis chez elles à Kaboul, Bamiyan (centre) ou encore Mazar-i-Sharif (nord), selon des images postées sur les réseaux sociaux

KABOUL : Déception, trahison, effarement: les militantes des droits des femmes en Afghanistan ont vertement critiqué lundi les discussions actuellement en cours entre les talibans et les puissances occidentales en Norvège, premier pays européen à recevoir les fondamentalistes islamistes.

La délégation afghane, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a rencontré lundi à Oslo des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie, de l'Union européenne et de Norvège. 

Les discussions portent sur l'urgence humanitaire, plus de la moitié des Afghans étant menacés par la famine depuis l'arrêt de l'aide internationale qui portait le pays à bout de bras, après le retour au pouvoir des talibans en août, et sur les droits humains.

Mais pour les militantes afghanes, qui manifestent depuis des mois pour la défense de leurs droits et dénoncent la répression croissante des talibans, ces pourparlers ont un goût amer.

"Cela me désole qu'un pays comme la Norvège organise ce sommet et passe des accords avec des terroristes autour de la table", a dénoncé auprès de l'AFP Wahida Amiri, une militante féministe qui a manifesté régulièrement à Kaboul depuis août.

"Le monde devrait avoir honte d'accepter cela et d'ouvrir sa porte aux talibans", a-t-elle ajouté.

De nombreuses femmes, trop apeurées pour sortir dans les rues, ont manifesté contre ce sommet depuis chez elles à Kaboul, Bamiyan (centre) ou encore Mazar-i-Sharif (nord), selon des images postées sur les réseaux sociaux.

"La Norvège a invité des criminels et des terroristes qui n'ont aucun respect pour les droits des femmes et les droits humains", a affirmé à l'AFP une manifestante de Bamiyan, qui a demandé à ne pas être identifiée.

Les talibans assurent être plus modérés que lors de leur précédent passage au pouvoir, entre 1996 et 2001, quand les femmes n'avaient pas le droit de quitter leur foyer sans être accompagnée d'un chaperon mâle et étaient contraintes de porter la burqa, un voile intégral.

« Que fait la communauté internationale? »

Mais malgré leurs promesses, les femmes sont largement exclues des emplois dans le secteur public et les écoles secondaires pour filles restent pour la plupart fermées. Elles doivent également être accompagnées d'un homme de leur famille proche lors des longs trajets.

La semaine dernière, deux militantes féministes, Tamana Zaryabi Paryani et Parwana Ibrahimkhel, ont été enlevées à leur domicile de Kaboul après avoir participé à une manifestation, selon plusieurs de leurs camarades. Les talibans ont nié être impliqués.

Invitée à Oslo par le gouvernement norvégien, la poétesse Hoda Khamosh a demandé à M. Muttaqi d'"appeler Kaboul et libérer immédiatement" les deux militantes.

"Pourquoi les talibans qui nous emprisonnent à Kaboul sont-ils assis à la table des négociations avec nous à Oslo? Que fait la communauté internationale face à cette torture et cette répression?", s'est-elle indignée, en accusant ceux qui "restent silencieux ou tolèrent les talibans" d'être "partiellement responsables de ces crimes".

Aucun Etat n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans et la Norvège a souligné que ces discussions "ne constituent pas une légitimation ni une reconnaissance" des nouveaux maîtres de l'Afghanistan.

Ces échanges restent nécessaires, selon certaines observatrices afghanes.

La présidente en exil de la Commission afghane indépendante des droits de l'Homme (AIHRC), Shaharzad Akbar, a ainsi qualifié les discussions de "pas important", notamment car elles ont permis des rencontres directes entre les talibans et des figures de la société civile afghane.

Une autre militante présente à Oslo, Mahbouba Seraj, a dit avoir "espoir" après ces rencontres, estimant que les talibans "nous ont reconnues et nous ont écoutées". 

Mais cet avis est loin d'être partagé par les activistes afghanes restées dans leur pays. Ces femmes "ne peuvent pas nous représenter au sommet d'Oslo", a estimé dans un clip vidéo posté sur les réseaux sociaux une femme, qui se présente comme une "manifestante pour la défense des droits des femmes en Afghanistan, devant se battre avec les talibans dans les rues de Kaboul".